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"Irak: les forces armées essuient de lourdes pertes à Mossoul" ...Et à Alep ? par Jean LEVY

"canempechepasnicolas" : 

De source occidentale, on insiste sur les lourdes pertes subies par les forces de la coalition mise en place par les Etat-Unis (dont la France), pour reprendre Mossoul, la seconde ville irakiene. Et d'insister " les tactiques les plus perverses" utilisées par Daech, "enlevant ou déplaçant de force des civils dont il se sert comme boucliers humains", l'info AFP  reconnaissant que "le nombre de victimes est stupéfiant et compte une proportion significative de civils",selon l'envoyé spécial de l'ONU en Irak Jan Kubis.  Washington a même reconnu jeudi 54 nouvelles victimes civiles dans des bombardements en Syrie et en Irak.

Par contre, lorsque les forces de la République syrienne mènent l'offensive pour libérer Alep, la seconde ville de Syrie, ce sont celles-ci qui sont dénoncées par les gouvernements et les médias occidentaux, comme responsables des civils tués par le bombardement des bandes affiliées à Al-Qaida et à Daech, et de l'afflue de civils fuyant les combats...

"Le Monde" se singularise même par la hargne toute particulière dont il fait preuve à l'égard du Président Assad, présenté comme le responsable de toutes ces horreurs. au point de démentir ses propres informations. Ainsi, Laure Stéphan, dans le quotidien du soir daté du 30 novembre,  relate que les combattants anti-Assad "se sont opposés aux différentes initiatives : celle de Staffan de Mistura(l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie), pour obtenir le départ des djihadistes du Front Fatah Al-Cham ('l'ex-Front Al-Nostra), celle de Damas et de Moscou, qui avaient proposé des couloirs de sortie (pour les civils assiégés), les djihadistes ont imposé une ligne jusqu'au-boutiste".

Or, Le Monde rend quotidiennement responsable les autorités de Damas du sort des civils assiégés pris au piège de l'enfermement...

Pourquoi tant de mensonges démentis par les faits, si ce n'est que Le Monde, comme tous les autres médias, ne sont que les hauts-parleurs de leurs patrons, ceux de l'oligarchie financière, qui ont tout intérêt aux guerres périphériques, le commerce des armes étant des plus juteux.

Dépêche AFP

Au moins 2.000 membres des forces armées irakiennes ont été tués en novembre, un lourd bilan qui reflète la férocité des combats menés depuis six semaines à Mossoul contre le groupe Etat islamique (EI).

Selon la Mission des Nations unies en Irak, 1.959 membres des forces irakiennes ont été tués en novembre et au moins 450 autres blessés.

L'ONU ne fournit pas de bilan détaillé par région mais le nombre de tués parmi les forces armées irakiennes est monté en flèche depuis le début, le 17 octobre, de l'offensive lancée contre le dernier grand bastion irakien des jihadistes de l'EI.

Le chiffre de novembre est trois fois plus élevé que le mois précédent (672 tués en octobre).

Ces chiffres incluent les policiers au combat, les combattants kurdes (peshmergas), les forces du ministère de l'Intérieur et les milices paramilitaires progouvernementales, précise l'ONU.

A Mossoul, leur dernier fief en Irak, les jihadistes offrent une résistance acharnée: attaques suicide, camions piégés, tireurs embusqués, dissimulation d'explosifs dans les maisons et immeubles.

Quelque 926 civils ont également été tués en Irak en novembre, portant à 2.885 le nombre total d'Irakiens morts dans des attentats, violences et conflits armés le mois dernier, d'après l'ONU.

Parmi ces civils, 332 ont été tués dans la province de Ninive (nord), dont Mossoul est la capitale.

"Le nombre de victimes est stupéfiant et compte une proportion significative de civils", a commenté l'envoyé spécial de l'ONU en Irak Jan Kubis.

Depuis le lancement de l'offensive à Mossoul, 74.000 civils ont fui les combats, mais plus d'un million de personnes habitent toujours la grande métropole du nord de l'Irak, au péril de leur vie.

"Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) a recours aux tactiques les plus perverses, en tirant depuis des maisons et en enlevant ou déplaçant de force des civils dont il se sert comme boucliers humains", a dénoncé M. Kubis.

De son côté, la coalition internationale anti-EI menée par Washington a reconnu jeudi 54 nouvelles victimes civiles dans des bombardements en Syrie et en Irak entre mars et octobre.

Tag(s) : #Impérialisme

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