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L'Humanité  : un responsable départemental du PCF était convoqué hier chez le juge à la suite d’un tract dénonçant les propos xénophobes de candidats de droite lors des municipales de 2014 à La Madeleine. Des candidats Front de gauche (FDG) convoqués par la police et à qui on demande des listes d’adhérents communistes, un animateur de cellule du PCF mis en examen et hier, un responsable départemental communiste du Nord convoqué devant le tribunal de grande instance de Lille. À l’origine de cette salve de convocations ? Un simple tract.

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La droite s’acharne sur le PCF

 

Le PCF demande à être entendu sur le fond de l’affaire

Tout commence en mars 2014, quand le PCF de La Madeleine (Nord), une commune proche de Lille, sort un matériel de campagne dénonçant les propos haineux et xénophobes de responsables locaux et nationaux de l’UMP (devenue « Les Républicains » en mai 2015) sur les réseaux sociaux. Parmi ceux qui s’épanchent sur le Net, « des candidats de la liste conduite par Sébastien Leprêtre pour l’élection municipale de 2014 et plusieurs de ses soutiens », selon la fédération PCF du Nord.

Insupportable pour le futur maire, qui porte alors plainte contre le parti pour injure publique et lance son ami et avocat Frank Berton sur l’affaire. Sûr de son bon droit et qualifiant le tract de « torchon », l’édile de La Madeleine a pourtant pris soin de ne pas porter plainte pour diffamation, « ce qui l’aurait obligé à répondre sur le fond », témoigne Éric Boucher, responsable départemental du PCF, mis en examen hier au motif qu’il était « responsable départemental de la communication du PCF » au moment des faits.

 

La comparution d’Éric Boucher intervient après celle d’Alain Demmanget, animateur de cellule, et l’audition en août dernier des candidats PCF-FDG à l’élection municipale au commissariat, alors qu’au même moment le juge d’instruction avait souhaité clore l’affaire.

 

C’était sans compter les multiples recours en appel de l’avocat de Sébastien Leprêtre. Rien d’étonnant pour le PCF, qui dénonce une droite (depuis aux affaires) proche de la Manif pour tous : une des élues est responsable régionale de Sens commun, microparti qui sert de passerelle entre ce mouvement et la droite traditionnelle. « Le maire a même pris un arrêté mendicité et un autre pour évacuer les Roms. Un vrai petit Ménard », dit-on au PCF.

D’ailleurs, le FN n’a même pas présenté de liste à l’élection municipale, remarque-t-on localement. Et pour être sûr que la procédure ne lui coûte rien, « le maire a fait voter par sa majorité la prise en charge des frais de justice concernant ce dossier ». « Il veut nous toucher au porte-monnaie », considère la direction départementale du PCF, qui conteste l’accusation et demande à être entendue sur le fond de l’affaire. Ce que refuse toujours la défense de Sébastien Leprêtre.

 

Tag(s) : #Libertés

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