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Auchan et Dacca - Pendant que cela s'excite  autour des candidatures,  coup d'oeil sur ce monde réel de l'exploitation.    Qui en parle  dans le débat de la présidentielle ?
Auchan et Dacca - Pendant que cela s'excite  autour des candidatures,  coup d'oeil sur ce monde réel de l'exploitation.    Qui en parle  dans le débat de la présidentielle ?

Les syndicats ont été interdits au Bangladesh en 2007 dans le cadre d'une déclaration d'état d'urgence par les militaires pour contenir une agitation politique. Mais il y a eu un regain de syndicalisation avec la nouvelle loi du travail votée en 2013.

Canaille le rouge vous propose cet article qui lui et parvenu il y a peu .

DEPUIS DES SEMAINES, LES OUVRIÈRES BANGLADAISES DU TEXTILE LUTTENT POUR DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL. ET ELLES ONT BESOIN DE VOTRE SOUTIEN.

Depuis plus d’un mois, au Bangladesh, des milliers de personnes se battent(link is external)pour des conditions de travail dignes. Vous n’en avez peut-être pas entendu parler car peu de médias occidentaux ont repris l’info.

Pourtant, cette lutte sociale qui a lieu à des milliers de kilomètres vous concerne. Et vous avez un rôle à jouer en tant que consommateur-citoyen.

Le 12 décembre dernier, plusieurs milliers d’ouvrières et d’ouvriers du textile de la province d’Aschulia, grande région industrielle du Bengladesh s’arrêtent de travailler. Ces femmes (85% des travailleurs du textile dans le monde et dans ce pays sont des femmes) se battent pour un salaire décent, en l’occurrence le triple de leur salaire actuel, de 5300 takas.


« Au Bengladesh, revendiquer de meilleures conditions de travail est dangereux. Le pouvoir est l’ami des industriels du secteur. »

Nayla Ajaltouni, coordinatrice d’Ethique sur l’étiquette

Ce dernier les oblige à travailler des dizaines d’heures supplémentaires pour simplement survivre. Ces grèves ont lieu car leur salaire ne leur permet pas de vivre décemment! Car au Bengladesh, l’Etat de droit est pas garanti, et revendiquer de meilleures conditions de travail est dangereux. Là-bas, le pouvoir est l’ami des industriels du secteur, et la corruption est très répandue.

La répression ne s’est d’ailleurs pas fait attendre. 60 usines ont été fermées par leurs propriétaires, 1500 à 2000 travailleurs en grève ont été immédiatement licenciés, avec des plaintes portées contre 1000 d’entre eux. A ce jour, 14 leaders syndicaux sont toujours emprisonnés, sans motif valable. Nous craignons pour leur sécurité, la répression est violente et les maltraitance fréquentes dans les prisons.

Nos grandes enseignes sont présentes sur place

Ici, en France et en Europe en général, on est tous liés à ces ouvrières. D’abord, parce que ce sont elles qui fabriquent les vêtements que l’on achète et que l’on porte tous les jours. Des marques comme Benetton, H&M, Primark ou Auchan, et des dizaines d’autres sous-traitent la fabrication de leurs vêtements sur place.

C’est d’autant plus important que si on ne se montre pas solidaire, leur combat n’avancera pas. Parce que ces travailleurs sont loin d’être passifs, ils luttent tous les jours pour défendre leurs droits, depuis 2010, de nombreuses manifestations ont lieu pour réclamer des conditions de travail dignes, mais au Bangladesh, qui ne reconnaît pas le droit de s’organiser en syndicat, défendre ses droits est dangereux.

La répression contre les ONG et les mouvements sociaux est forte, elle s’accompagne de menaces, de mauvais traitements, d’emprisonnements sans motif voire de tortures. Un militant, Aminul Islam, a été retrouvé assassiné en 2012, probablement avec la complicité de la police, sans que des poursuites n’aient été engagées. Ces ouvrières ont donc besoin de nous pour les appuyer dans leur combat.

En tant qu’ONG, on peut faire pression sur le gouvernement, mais ce lobbying doit s’accompagner d’une pression des grandes marques. Car les multinationales qui fabriquent au Bangladesh ont un tel pouvoir économique qu’il leur donne aussi un poids politique sur l’Etat! (on peut le regretter, mais c’est ainsi).

Si elles exigent du gouvernement bangladais l’arrêt de la répression...
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