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L’Union départementale CGT a présenté ce lundi après-midi au Creusot les grandes lignes et étapes de cette année 2017 qui la mènera avec les syndicats CGT du territoire au congrès en novembre. Avec aussi un grand meeting début avril.

"Creusot Infos"

SAÔNE-ET-LOIRE :

l’UD CGT «en route pour l’industrie»

L’UD CGT a fait sa rentrée à la Maison des associations Guynemer au Creusot. Pour marquer le coup, le comité exécutif s’est ouvert plus largement, en conviant les représentants des syndicats CGT du territoire. «C’est une manière de dire que nous voulons d’ores et déjà être offensifs et le dire clairement en 2017», a introduit Christophe Bride, secrétaire général de l’Union départementale.
 

Dans une année d’élections à la tête de l’État ou bien à l'Assemblée Nationale, l’organisation syndicale n’a pas de candidat et affiche toujours un certain scepticisme quant aux promesses des uns et des autres, mais l’Union départementale réitère ses exigences sociales, convaincue que les candidats auront à les écouter pour le progrès. «Cela fait trois voire quatre décennies qu’il y a un recul social... Nos exigences sont à satisfaire, ce sont celles des salariés», a-t-on affirmé ce lundi.

La réunion visait ainsi à identifier et engager auprès des salariés les premiers débats et les premières revendications à accentuer sur les mois prochains (voir les différentes étapes et rencontres listées par la CGT ci-dessous). Et Christophe Bride le dit bien : «Nous pouvons même paraitre à contre-courant des idées reçues et des tendances que l’on voudrait nous imposer aujourd’hui, mais nos revendications comme les 32 heures de travail par semaine ou bien le nouveau statut du travail salarié et la sécurité sociale professionnelle sont fondées».
 

En 2017, l’UD CGT se dit «en route pour l’industrie», avec plusieurs étapes et une position renforcée contre les grands groupes industriels ainsi que le capitalisme et le libéralisme. Les militants CGT dénoncent notamment : «Les aides de l’État vont le plus souvent, très très souvent, dans la poche des actionnaires… En 2015 en Bourgogne, 1,2 milliard d’aides publiques ont été enregistrées, sauf que dans le même temps il y a eu une augmentation de 6 500 chômeurs.

Le calcul est simple pourtant.

En tablant sur 25 000 euros comme salaire annuel, on aurait pu créer 48 000 emplois. Quels contrôles a-t-on sur ces versements d’aides publiques et leurs utilisations ? De même que sur les évasions ou la fraude fiscales ? Et on ne se donne pas les moyens de surveiller ces aspects car on préfère supprimer des postes à la gestion des finances publiques». La puissance donnée et entretenue des grands donneurs d’ordre est fustigée, sans oublier les plus petites entreprises qui ne peuvent que s’adapter tant bien que mal : «Compte tenu des appels d’offres octroyés au niveau européen sur les marchés publics, on en arrive à une situation où tout ce qu’il y a autour des grands groupes se résume à une sous-traitance contrainte, avec des contrats non assurés sur la durée et de l’intérim pour les salariés. C’est à se dire que dans certains cas même le chef d’une petite ou moyenne entreprise n’est plus en capacité de décider et est un faire valoir des grands groupes».
 

En parallèle et sur cette route thématique, la CGT met en avant le lien entre les services publics et l’industrie. C’est, parmi les injustices et incohérences soulevées, que l’organisation syndicale entend le démontrer cette année, en rappelant des pertes d’outils de productions aux répercussions larges, en accusant des politiques poursuivant en fait la désindustrialisation, et en s’organisant pour donner une allure revendicative ciblée à cette «route pour l’industrie».
 

L’appel au collectif est relancé. « Nous devons apprendre davantage aux salariés à dire non. Les rassemblements contre la loi El Khomri par exemple ont pesé, jusque dans la décision de François Hollande de renoncer disons-le bien, et ce serait exagéré d’avancer que les manifestations syndicales n’intéressent plus grand monde », ont conclu avec conviction les militants, qui entendent aussi combattre les idées d’extrême-droite.

Alix BERTHIER

Les trois étapes de l’année avant le congrès

pour l’UD CGT

- 1ère étape, 22 février : les Assises nationales de l’industrie à Paris. Réunion d’un millier de militants afin de faire connaitre les projets industriels défendus par la CGT et construits dans les territoires. Cinq camarades CGT en Saône-et-Loire s’y déplaceront pour présenter les projets se rapportant au territoire.
- 2ème étape, 21 mars : le Printemps de l’industrie, moment fort de mobilisations sur tout le territoire avec des initiatives à construire pour appuyer les projets revendicatifs.
- 3ème étape, 3 avril : le grand meeting de la CGT en Saône-et-Loire, à la salle Marcel Sembat de Chalon-sur-Saône. 1 000 personnes y sont attendues par l’UD CGT pour réaffirmer ensemble des exigences sociales. Dans l’après-midi, rencontre avec Bernard Thibault qui présentera son ouvrage « La troisième guerre mondiale et sociale ».

 

Tag(s) : #Economie

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