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Les élus PS à la soupe Macron ? Le banquier de chez Rothschild, hébergé de l'Institut Montaigne, met ses conditions

BFM.

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Emmanuel Macron séduit dans les rangs socialistes. Si le député de l'Yonne Jean-Yves Caullet et le sénateur d'Indre-et-Loire Jean-Jacques Filleul demeurent les uniques élus PS à avoir rallié Emmanuel Macron, le candidat d'En Marche! pourrait bien engranger d'autres ralliements une fois la primaire de la gauche terminée.

Samedi, Emmanuel Macron a conclu un déplacement de deux jours dans les Hauts-de-France par un grand meeting à Lille où il a dit vouloir rassembler autant à droite qu'à gauche. Parmi les 5.000 personnes venues écouter le fondateur du mouvement "En marche" figurait notamment Jean-Paul Huchon, l'ancien président PS de la région Île-de-France.

D'autres ténors du PS pourraient prendre le virage Macron: la ministre de l'Environnement Ségolène Royal a fait allusion à un possible soutien au candidat d'En Marche! tout comme François Rebsamen, le maire de Dijon et ancien ministre du Travail. L'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, pourrait faire de même, selon Le Parisien.

"Tous les jours, des élus annoncent qu'ils rejoignent Macron"

Avant chaque déplacement, Emmanuel Macron convie systématiquement le député socialiste local, rapporte L'Opinion. Audrey Linkenheld, élue du Nord et conseillère municipale lilloise, proche de Martine Aubry, s'est ainsi retrouvée avec le candidat d'En Marche! dans une école maternelle d'Hellemmes, commune associée à Lille. De la même manière, le député Jean-David Ciot, proche de Manuel Valls et premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, a dîné avec lui à Marseille. Pareil pour le député PS du Maine-et-Loire, Marc Goua, qui a eu un rendez-vous privé avec l'ancien ministre de l'Économie.

"Tous les jours, des maires et des élus de toute la France annoncent qu'ils rejoignent Macron, a assuré au Journal du dimanche le député PS du Finistère et secrétaire général d'En Marche! Richard Ferrand. Je le dis aux parlementaires PS: c'est mieux de se déclarer avant le 29, par conviction, qu'après."

Parasiter le PS et la primaire

L'objectif d'Emmanuel Macron: obtenir un maximum de soutiens socialistes et parasiter le parti. Pari réussi: avec 16 à 24% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, le candidat d'En Marche! devance son concurrent socialiste, quel que soit celui désigné à l'issue de la primaire fin janvier. Un sondage l'a même qualifié au second tour, doublant Marine Le Pen.

Emmanuel Macron, dans La Voix du Norda eu un mot peu flatteur vis-à-vis de ses rivaux socialistes: "C'est rarement à celui qui est en tête au passage du col qu'il revient d'apporter les bidons à celui qui est resté au premier virage de la montée."

Si, comme l'assure L'Opinion, de nombreux parlementaires qui ne soutiennent aucun des candidats de la primaire ont pris contact avec l'équipe d'Emmanuel Macron, comme Elisabeth Guigou, il ne faudrait pas trop qu'ils tardent.

"On ne prendra pas des blocs. Il n'y aura pas d'accord d'appareil, ni de grande réconciliation post-primaire. À ceux qui m'appellent, je leur dis que c'est la même chose que les socialistes du 11 mai: il n'y aura pas de macronistes du 30 janvier. S'ils veulent nous rejoindre, c'est maintenant", a confié un proche du candidat au quotidien.

"On ne prendra pas les crevards"

Car le risque, pour Emmanuel Macron, c'est qu'un nombre trop important de ralliements PS n'écorne son image de candidat anti-système et anti-partis. Ainsi, aucun socialiste qui aura soutenu l'un des candidats de la primaire ne sera récupéré, comme aucun socialiste qui aura critiqué l'ancien banquier d'affaires ne sera admis ou intronisé pour les prochaines élections législatives.

"On considère comme un soutien implicite à Macron de n'avoir pas pris parti dans la primaire, a indiqué l'un de ses proches à L'Opinion. En revanche, ceux qui ont fait campagne, ont tenu des bureaux de vote pour un candidat, et qui viennent ensuite frapper à notre porte pour se faire investir aux élections, cela va poser un petit problème."

Certains vont même plus loin: "Il ne faut pas que cela devienne la succursale du PS", a témoigné pour Le Parisien un membre de son équipe. Un autre insiste: "On ne prendra pas les crevards".

Tag(s) : #Politique française

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