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© MaxPPP

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Alors que l'on déplore à ce jour onze décès et trente-trois malades à cause de l’amiante et reconnus comme tels, les salariés et anciens salariés du technicentre d’Oullins aimeraient ardemment que leur site soit officiellement reconnu site amianté par décret.
Les malades qui souffrent principalement de plaques pleurales et de cancers pour trois d’entre-eux seraient-ils les premiers sur la liste des agents frappés par l’amiante, abondamment utilisée dans les wagons et les locomotives jusqu’à très récemment ?

 

Le parcours des combattants des malades de l'amiante


Pour prouver qu’un employé est malade de l’amiante, il doit suivre une procédure assez complexe. Et d’abord obtenir un certificat médical attestant de l’affection. Le plus difficile est de prouver que le salarié a été au contact de l’amiante durant son activité professionnelle. Il doit faire l’objet d’une « fiche d’exposition ».

Plus difficile encore : « Elles sont basées sur ce que l’on sait, la plupart du temps, pas sur ce que l’on ne savait pas », déplore Jean-Claude Favret, délégué du personnel cgt du site oullinois.
Or, depuis la nuit des temps, l’amiante est employée pour protéger de la chaleur moteurs et matériels de chauffage, mais aussi les peintures et les colles. C’est le cas des plaques situées sous les banquettes dans les anciens autorails et destinées à éviter de brûler les sièges.

 

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Avec la fermeture annoncée du centre d’Oullins dans un an, les salariés redoutent la perte des informations. Qui entraînerait des difficultés supplémentaires pour réunir des preuves relatives à l’usage d’amiante dans leur vie professionnelle. Pour l’heure, les syndicats dénoncent le rejet de  reconnaissance par décret du technicentre par la SNCF. Michel Terrot, député (LR) de la circonscription, en avait pourtant formulé la demande il y a quelques mois. Sans succès.

Tag(s) : #Social