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" Je te tiens, tu me tiens par la barbichette..." Benoît Hamon, le candidat de "la gauche" du Parti socialiste, adoubé par les ministres PS qui ont imposé les lois antisociales, tels le CICE, la loi Khomery  par Jean LEVY
par Jean LEVY
 
Benoît Hamon est le candidat du Parti socialiste.
Le Parti socialiste a soutenu et soutient toujours le gouvernement PS désigné par François Hollande.
Les gouvernements PS ont imposé des lois régissant le travail, lois votées par les députés PS
Ces ministres et ces députés soutiennent Benoît Hamon.
Et Benoît Hamon se présente comme l'opposant à cette politique !
 
Mais, au fait, quels sont les effets principaux de cette même politique sur les salariés ?

Smic

Le gouvernement ayant décidé de n'accorder aucun « coup de pouce », le taux horaire du "salaire minimum interprofessionnel de croissance" (Smic) n'est revalorisé qu'en fonction des critères automatiques.

Renforcement du CICE

Dans le cadre du pacte de responsabilité et conformément à ce qui a été voté via la loi de finances 2017, le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) est renforcé le 1er janvier 2017 : son taux passe en effet de 6 à 7%, soit un allègement supplémentaire pour les entreprises de 3,3 milliards d'euros

La loi Travail entre en application

Temps de travail : les accords d'entreprise primeront, dans la plupart des cas, sur les conventions de branche. Ainsi, en matière d'heures supplémentaires, un accord d'entreprise pourra fixer un taux de majoration inférieur à celui prévu au niveau de la branche, dans la limite d'un taux de bonification minimum de 10%.

De même, les modalités de dérogation à la durée maximale de travail (44 ou 48 heures) sont assouplies par accord d'entreprise. 

Les accords dits "offensifs" 

Un accord d'entreprise signé en vue « de préserver ou de développer l'emploi » et remettant en cause certains éléments substantiels pour le salarié primera sur le contrat de travail. 

Médecine du travail. 

La visite médicale d'embauche obligatoire est supprimée. Elle est remplacée par une "visite d'information et de prévention", reconduite "dans un délai de cinq ans ». 

 

Cette "loi travail" a été initiée par Myriam El Khomri , la ministre du Travail (et du 'dialogue social'), qui, aujourd'hui, soutient Benoît Hamon. Or, celui-ci se présente comme un adversaire de cette loi...dont le décret d'application a été publié jeudi 29 décembre au Journal officiel et entré en vigueur le 30 décembre dernier. Un mois après le second tour des primaires du PS qui ont désigné Benoît Hamon comme candidat du PS...

Plus fort que "Mon ennemi, c'est la Finance !" de François Hollande dans l'art de rouler le bon peuple à quelques mois des élections...Qui peut croire encore à la coloration rose foncée du candidat du PS à l'élection présidentielle ?

Au printemps dernier, des millions de salariés, dans les rues de nos cités, ont crié leur colère contre le gouvernement PS qui, à coup de 49/3 et de mobilisation policière, a fait voter la loi la plus antisociale depuis Pétain.

Dans trois mois à peine, les citoyens, victimes de cette loi, vont-ils donner quitus au PS et à son candidat ?

Celui-ci, Benoît Hamon, a beau se présenter aujourd'hui comme l'opposant à la loi Hollande-Valls-Khomery, il n'a pas, à l'époque, osé rompre ouvertement avec le gouvernement et le PS.

 
A deux voix près, les "frondeurs" PS, dont Benoît Hamon,  n'auront pas réussi, opportunément, à réunir, par deux fois, le nombre d'élus socialistes nécessaires pour déposer une motion de censure contre leur gouvernement...
Dans le contraire, la loi El Khomery ne serait pas passée, le gouvernement Valls-Macron aurait été renversé, les salariés en lutte auraient gagné...
Mais, aujourd'hui, Benoît Hamon ne serait pas le candidat du PS à l'Elysée...
 
Qui oserait voir un lien de cause à effet ?
 
 
Tag(s) : #Politique française