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Les grandes manoeuvres du PS :  "Il" s'y croit déjà...avec la bénédiction de l'Elysée ?

Les grandes manoeuvres du PS : "Il" s'y croit déjà...avec la bénédiction de l'Elysée ?

L'ALSACE.fr

 

Se tourner vers l’avenir pour éviter de trancher l’épineuse question du bilan. C’est la solution trouvée par Benoît Hamon et François Hollande lors de leur rencontre hier à l’Élysée.

Avec un objectif : ne pas hypothéquer les chances de la gauche à l’élection présidentielle de mai prochain, alors que la candidature inattendue de Benoît Hamon semble faire bouger les lignes dans son camp.

« Pas de passage de témoin »

Hier, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, le candidat du PS a préféré évoquer le futur que le passé. « On a évidemment parlé (du quinquennat), mais pour moi ce qui est important c’est de me tourner vers l’avenir. On connaît les désaccords que nous avons pu avoir », a déclaré le porte-drapeau des socialistes. Et d’ajouter : « Il n’y a pas eu de passage de témoin ».

François Hollande ne s’est pas exprimé à l’issue de la rencontre. Un silence plutôt positif après la parole de Bernard Cazeneuve, lundi, qui sonnait comme une mise en garde. Benoît Hamon « ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat », avait déclaré le Premier ministre. Avant de revenir, hier, à des propos plus doux, assurant Benoît Hamon de son « soutien total », tout en souhaitant « le rassemblement de la gauche et des progressistes ».

Hamon au second tour ?

C’est, qu’au château, les lignes bougent. L’entourage du président observe les sondages et les mouvements de l’opinion. La victoire surprise de l’ancien frondeur redessine le paysage à gauche. Jean-Luc Mélenchon, qui tape sur le gouvernement, est gêné aux entournures. Les écologistes saluent la ligne politique du vainqueur de la primaire même s’ils continuent de se méfier des rapprochements d’appareil. Et le candidat connaît une dynamique dans les sondages.

Avec l’affaire Fillon et les déboires de la droite, le PS reprend des couleurs. Jusqu’à s’autoriser à rêver, à nouveau, de second tour. « Hamon peut devenir président de la République », estime même un proche du chef de l’État.

Entre ses deux anciens ministres Emmanuel Macron et Benoît Hamon, François Hollande ne souhaite donc pas trancher dans l’immédiat. Trop tôt, au vu de l’imprévisibilité de cette campagne. L’Élysée, sans adouber le candidat du PS, semble donc ne pas vouloir lui mettre des bâtons dans les roues.

Ce qui laisse le champ libre à Benoît Hamon pour tendre la main aux écologistes, aux communistes et aux partisans de Jean-Luc Mélenchon.

« Je maintiens le cap. Ce n’est pas parce que la primaire s’est arrêtée que les transitions que j’ai évoquées sur le travail, l’écologie se sont arrêtées », a-t-il plaidé sur le perron de l’Élysée. Il présentera sa vision de l’avenir dimanche à Paris. Son investiture sera un premier test, sur sa capacité à rassembler le PS - plusieurs ténors boudent le rendez-vous - et au-delà toute la gauche.

Tag(s) : #Politique française