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L’épopée austéritaire de la « gauche radicale » continue en Grèce

Selon des informations obtenues auprès de sources proches du dossier par Reuters (voir l’article – en anglais – publié par l’agence de presse le 29 mars), la Grèce et ses créanciers internationaux sont sur le point de converger vers une position commune quant à nouveau plan d’austérité. Celui-ci porte sur une vaste « réforme du marché du travail », des coupes budgétaires (avec les retraites en ligne de mire) et une privatisation accrue dans le secteur de l’énergie.

L’objectif des négociations actuelles entre Athènes, l’UE et le FMI est de parvenir à un accord officiel avant la réunion au sein de l’Eurogroupe des ministres des Finances le 7 avril prochain à Malte. La Commission européenne n’a pour l’instant pas confirmé l’existence d’un accord préliminaire.

Les tractations avançaient péniblement depuis plusieurs mois, laissant craindre une nouvelle crise. Pour obtenir la participation du FMI au « plan de sauvetage » (celui qui est à l’œuvre actuellement expire en 2018), le gouvernement Syriza a accepté le mois dernier des mesures d’austérité supplémentaires d’un montant évalué à 2 % du PIB. Pièce de résistance : un programme de réduction des pensions de retraite, qui fournirait jusqu’à la moitié des économies souhaitées en 2019. L’abaissement du plafond donnant droit à une exemption d’impôts devrait également dégager autour de 1 % du PIB.

Athènes aurait par ailleurs accepté de réduire (encore) l’implication de l’État dans une importante entreprise publique : la DEI, principal et historique fournisseur d’électricité. La part du capital public était déjà passée de 51 % à 34 % en 2012. Il est anticipé que la vente de certains actifs de la DEI va déclencher des protestations, notamment du côté des syndicats ; ceux-ci ont en effet déjà annoncé leur intention de s’opposer à de telles mesures. Le ministre de l’Énergie George Stathakis doit faire une visite le 31 mars dans le nord de la Grèce, où l’entreprise publique est un employeur majeur.

Le gouvernement Syriza espère qu’une issue favorable des négociations ouvrira la voie à un allègement de la dette. Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos a déclaré qu’une restructuration de celle-ci permettrait au pays d’emprunter de nouveau sur les marchés avant l’expiration du plan de renflouement actuel.

« Nous avons besoin d’un nouveau modèle politique et économique pour sauver l’UE de la dissolution. » – Dimitrios Papadimoulis, président du groupe Syriza au Parlement européen

Le 30 mars, Dimitrios Papadimoulis, vice-précident du Parlement européen et chef de file du groupe Syriza, a publié ...
 

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https://ruptures-presse.fr/actu/lepopee-austeritaire-de-la-gauche-radicale-continue-en-grece/

 

Tag(s) : #Europe Grèce

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