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LOIR-ET-CHER (La Chaussée-Saint-Victor) : GRÈVE VICTORIEUSE à « La Blanchisserie blésoise »

La Nouvelle République

Loir-et-Cher - Social

La Blanchisserie blésoise

bloquée par les salariés

Une soixantaine de salariés selon FO, 7 selon la direction,

ont bloqué la Blanchisserie blésoise hier aux aurores.

Et ont obtenu des avancées.

On aurait pu se mettre autour de la table sans en arriver là ! C'est le constat que font les représentants du syndicat FO de la Blanchisserie blésoise, à La Chaussée-Saint-Victor, alors qu'hier matin ils ont employé la force « à la demande des salariés » pour se faire entendre. En bloquant l'entrée et la sortie du site à tous les véhicules de 5 h à 8 heures, faisant brûler des pneus et appelant à la grève. Leurs revendications ? Retrouver un climat social serein. « Nous dénonçons les propos racistes, les menaces, les primes retirées à la tête du client, explique Michaël Ringuet, délégué FO. L'entreprise compte beaucoup de salariés au Smic, d'origine étrangère, qui ne restent pas forcément longtemps, facilement impressionnables. »

Après 2 h 30 de négociations, FO annonce avoir obtenu gain de cause. Notamment une prime de salissure pour les laveurs de 30 € nets mensuels, la régularisation des heures supplémentaires pour les chauffeurs avec rétroactivité d'un an, la régularisation des primes « arbitraires » avec rétroactivité d'un an. Quant au climat social délétère, le syndicat annonce que les « insultes racistes et homophobes » dénoncées n'auront plus cours, la direction l'aurait entendu. Sur ce point, le directeur Rodolphe Boulay dément. « Il y a eu des faits mais ils remontent à plus de deux ans. Depuis il n'y a plus de problème. » 
La direction évoque une revendication qui n'a pas été accordée, l'abandon de la procédure de licenciement pour un salarié protégé FO qui aurait porté des coups au cogérant de l'entreprise. De là à supposer que la grève ait été orchestrée pour appuyer ce point précis… Le climat de l'entreprise, entre insultes et coups invoqués, semble pour le moins conflictuel. De la même manière que les avancées salariales auraient pu être obtenues dans le cadre d'un dialogue social classique. « Mais nous ne sommes pas le syndicat majoritaire », explique FO. Et sous-entend que la CFTC signe les accords sans écouter ses salariés. A 8 h, le travail reprenait pour les 180 salariés, qui ont obtenu des avancées concrètes. Le retard pris dans le lavage du linge hospitalier sera rattrapé ce samedi matin, sur la base du volontariat.

 

Tag(s) : #Lutte de Classe