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Comment la presse étrangère  ( de l'oligarchie) présente la présidentielle :

"canempechepasnicolas" : chacun reconnaîtra les mêmes thèmes que dans la presse française : la peur des "extrêmes", comme ils disent, en ne cachant pas leurs doux penchants pour Macron, les mêmes accusations portées à l'encontre de certains candidats d'être à la solde de Moscou...C'est naturel : tous ces médias appartiennent aux mêmes groupes d'intérêt, aux puissances d'argent, à l'oligarchie financière...

Challenge's

Au-delà de son suspense insoutenable, jamais une élection présidentielle française n'a autant inspiré les médias étrangers. Après avoir raillé François Fillon englué dans le " Penelopegate " et glosé sur la percée du " novice " Emmanuel Macron, beaucoup s'effraient, à la veille du premier tour, d'un duel des extrêmes entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Mais, vu les incertitudes, pas question pour les politiques au pouvoir de soutenir ouvertement un candidat. Jean-Pierre de La Rocque (avec les correspondants de Challenges)

Les Allemands votent Emmanuel Macron

Emmanuel Macron est, sans aucun doute, le candidat préféré de la presse. Le magazine Der Spiegel le qualifie d'" homme au charme juvénile et aux réformes libérales " qui se sent investi d'une " mission ". L'hebdomadaire conservateur Die Zeit devrait, pour sa part, adhérer au mouvement En marche !. " S'il existe une raison pour se laisser à nouveau séduire par la politique française, comme en Mai-68 ou comme au temps du non à la guerre en Irak, souligne le journal, alors cette raison s'appelle Emmanuel Macron. " Dans l'arène politique, certains soutiennent ouvertement son mouvement. " Si j'étais français, je voterais probablement pour Macron ", a déclaré au Spiegel le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble pourtant plus proche politiquement de François Fillon. Tandis que dans le camp opposé, Martin Schulz, candidat du SPD aux législatives allemandes de septembre 2017, s'est, lui, prononcé en faveur de Benoît Hamon. En revanche, la chancelière Angela Merkel, qui a reçu François Fillon, Emmanuel Macron et Benoît Hamon, se garde bien de prendre parti, à la différence de 2012 où elle s'était prononcée en faveur de Nicolas Sarkozy. Frédéric Thérin (à Munich)

Les Britanniques s’inquiètent d’un duel Le Pen-Mélenchon

Emmanuel Macron : 2 contre 1, Marine Le Pen : 3,5 contre 1, François Fillon : 5,5 contre 1, Jean-Luc Mélenchon : 9 contre 1… ou Philippe Poutou : 500 contre 1. Bien sûr, l'élection présidentielle française est loin d'attirer autant de parieurs dans les officines des bookmakers britanniques que la dernière élection américaine ou le référendum sur le Brexit. En revanche, les médias suivent avec délectation les péripéties d'une campagne digne d'une série télé. Après avoir ironisé sur le " Penelopeeee… gate ", les tabloïds britanniques jouent maintenant à se faire peur à l'idée d'un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, surnommé le " Chavez français " par le Times. Reçu le 21 février par la Première ministre Theresa May, Emmanuel Macron a marqué des points dans la presse conservatrice au détriment de François Fillon, auparavant considéré comme le " Thatcher français ". Début janvier 2017, le Financial Times voyait même l'ex-associé-gérant de la banque Rothschild comme l'un des candidats capables d'ouvrir la voie à " une alternative radicale "J.-P. L.R.

L’Italie attend le score de Marine Le Pen

Peur ou… fascination, le score de Marine Le Pen sera examiné à la loupe par la classe politique de la péninsule. Le résultat de la présidentielle française pourrait annoncer, en effet, ce qui pourrait arriver lors des législatives italiennes de 2018. Déçue par la défaite de l'extrême droite néerlandaise aux dernières élections, la Ligue du Nord rêve d'une percée du Front national. Tandis que le centre gauche démocrate - dont la sensibilité libérale est vantée dans le Corriere della Sera et La Repubblica -, a, lui, clairement choisi Emmanuel Macron. Officiellement, le Premier ministre Paolo Gentiloni et le Parti démocrate (PD), dont il est issu, ne soutiennent aucun candidat. Jeunesse, discours 2.0, entourage d'entrepreneurs, et capacité à mettre les vieux politiciens au rancart, beaucoup d'observateurs voient en Emmanuel Macron une sorte de Matteo Renzi à la française. Pierre Sled (à Rome)

Jean-Luc Mélenchon fait le buzz en Espagne

Pour qui vote Mariano Rajoy ? Le Premier ministre est bien trop pragmatique pour se prononcer ! A priori, tout le rapprocherait de François Fillon. L'un et l'autre apparaissent comme des survivants qui ont tenu bon dans la tempête. Tous deux doivent apprendre que " l'opinion publique ne tolère plus les scandales de corruption ", avertit le quotidien de droite El Mundo. Mais Fillon " sent le cadavre politique ", selon les termes d'El Periodico. Du coup, Rajoy pencherait plutôt pour Emmanuel Macron, suffisamment modéré pour lui convenir. Le candidat d'En marche ! séduit l'ensemble de la presse espagnole. " Les planètes se sont alignées en sa faveur ", note El Pais (centre gauche). Les partisans de Podemos votent, eux, pour Jean-Luc Mélenchon sans hésitation. Le leader de la France insoumise était venu flairer ce qui se passait en Espagne dès les premiers succès de Podemos. La réussite de cette gauche de la gauche, raconte El Pais, l'a inspiré pour jouer sur le registre de la gauche latino-amé ricaine et " parler directement au peuple ". Cécile Thibaud (à Madrid)

Donald vote Marine… sans le dire

C'est une danse discrète. Côté France, Marine Le Pen ne peut se prononcer trop ouvertement en faveur d'un Donald Trump impopulaire aux yeux de 80 % des Français. Côté Etats-Unis, Donald Trump n'a aucun intérêt à crier trop fort sa sympathie pour les mouvements nationalistes ultra-européens. Mais l'attrait mutuel est bien réel. " C'est une amie, cela fait une vingtaine d'années que je la connais ", confie à Challenges Guido Lombardi, un homme d'affaires italo-américain proche du président américain qui a eu l'idée d'organiser à Paris une party célébrant l'investiture de Donald Trump fin janvier 2018. A Paris, l'un des invités américains était le général Paul Vallely, un " dur " ayant l'oreille de l'hôte de la Maison-Blanche, qui a ensuite retrouvé la leader du Front national pour un dîner privé. " Il était prématuré pour Donald Trump de recevoir Marine Le Pen quand elle s'est rendue à New York, en janvier 2017, mais je pense qu'ils se rencontreront ", indique le général.

Pour le reste, les médias américains s'intéressent de très loin à notre présidentielle. Le Washington Post estime que " le sort de l'Union européenne est entre les mains des Français " tandis que le New York Times relève qu'Emmanuel Macron " tente d'offrir une vue positive du futur, redonnant au mot “libéralisme” son sens originel ". Philippe Boulet-Gercourt (à New York)

Le Kremlin partagé entre Le Pen et Fillon

Marine Le Pen est la candidate du cœur, François Fillon celui de la raison, dit-on à Moscou. Mais la réalité est plus complexe. " Le Pen n'a pas peur d'afficher sa proximité envers les intérêts russes sur la Crimée, l'Ukraine et la Syrie. Le Kremlin apprécie, mais n'oublie pas que ses chances de remporter l'élection restent minces ", note le politologue Sergey Fedorov. " Les valeurs conservatrices sur lesquelles se base François Fillon ainsi que ses affinités pour la Russie plaisent à Vladimir Poutine ", conclut l'expert. Dans les médias, le rôle du russophobe de service revient sans conteste à Emmanuel Macron. Même si le Kremlin se soucie peu de l'étiquette " atlantiste " accolée au candidat d'En marche !. " Souvenez-vous de Sarkozy l'atlantiste qui ne voulait pas serrer la main de Poutine. Une fois devenu président, il en est devenu l'ami ", ironise le politologue. Emmanuel Grynszpan (Moscou)

Pékin en faveur de François Fillon

Ni le président Xi Jinping ni les journaux officiels n'ont ouvertement commenté l'élection présidentielle française. Mais dans une Chine au parti unique, la prime va encore au plus capé et au plus âgé. En tant qu'ancien Premier ministre, François Fillon apparaît par conséquent comme le plus expérimenté. Certains caciques du régime se souviennent encore de sa visite en 2009 à Pékin. Avec à la clé plus de 6 milliards d'euros de contrats signés.

Certes, le " Penelopegate " a soulevé de nombreux commentaires acides des internautes chinois contre François Fillon. Mais le député de Paris, qui souhaite intensifier ses relations avec la Chine, est toujours perçu comme " réaliste " et crédible. Jugé particulièrement compétent en matière d'économie, le trop jeune Emmanuel Macron suscite lui aussi un intérêt certain. Dernier paradoxe et pas des moindres : dans une Chine toujours communiste, les programmes des candidats marqués à gauche trou vent peu d'écho. Pierre Tiessen (à Pékin)

Article d'El Pais. Le quotidien espagnol voit dans la " poussée " de Jean-Luc Mélenchon et de sa France insoumise un remake de la montée en puissance de Podemos.

 

 

 

Couverture

Dessin du New York TimesPour ce quotidien, Macron redonne au libéralisme son sens positif. Mais, en général, les médias ne s'intéressent que de loin aux élections françaises.

Tag(s) : #international

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