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Malheureusement, c'était hier

Malheureusement, c'était hier

L'info du "Monde" :

L’échec des discussions a été acté, mardi, par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui en a rejeté la faute sur le Parti communiste.

"canempechepasnicolas" :

Ce divorce entre les deux formations est certes préjudiciable à l'objectif d'une opposition populaire à vocation majoritaire face à la politique que veut mettre en oeuvre Emmanuel Macron. L'unité de candidature était une des clefs du succès. Le premier tour de la présidentielle avait permis, autour de la France Insoumise et ses 7 millions de voix, de voir émerger un rassemblement de masse, non seulement dans les urnes, mais dans nos villes, autour de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Un grand espoir se développait ainsi parmi la population  : par le réveil d'une espérance, le changement paraissait possible pour un peuple qui n'y croyait plus.

Et la perspective des élections législatives ouvrait la voie à la constitution d'une opposition ferme et résolue à l'Assemblée Nationale, servant de point d'appui à la résistance populaire, qui ne manquera pas de se manifester dans les entreprises et dans la rue.

Malheureusement, le PCF a appelé à voter Macron dès le soir du second tour des Présidentielles, créant ainsi le trouble et la division parmi notre peuple, facilitait  ainsi l'élection du candidat de la banque Rothschild à la présidence de la République.

Le PCF - dont l'objectif prioritaire est d'obtenir essentiellement des sièges d'élus - a exigé au-delà de tout bon sens,  sans souci de la réalité des rapports de force, la parité des candidatures entre le PCF et La France Insoumise, se réservant en priorité l'essentiel des circonscriptions gagnables.

C'était pour le moins déraisonnable. 

D'autre part, on est en droit de penser que le PCF vise parallèlement à conclure des accords "à la carte", avec le PS, tout au moins avec les candidats dits "frondeurs" de celui-ci. Quand on se souvient de la politique revendiquée par ceux-ci - un "européanisme" affiché, un bellicisme déclaré envers les Etats qui défendent leur souveraineté face à l'impérialisme américain et européen, tels la Syrie, la Russie, on peut légitimement s'interroger sur  la politique que le PCF entend défendre...

Or, la clarté dans les choix politiques est indispensable.

Nous ne voulons pas croire encore que le PCF reste sur ses positions de division, et que la perspective d'un accord véritablement équilibré pourra être trouvé avec La France Insoumise, sur la base d'un programme clair de lutte et de résistance aux tenants de tous bords de l'Europe  oligarchique et de leur politique de contre-révolution sociale et de confrontation militaire.

L'info du "Monde" :

 

L’échec des discussions a été acté, mardi, par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui en a rejeté la faute sur le Parti communiste.

Il n’y aura pas d’accord entre le Parti communiste français (PCF) et La France insoumise pour les législatives. L’échec des discussions a été acté, mardi 9 mai, par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon qui a rejeté la faute sur le PCF et son secrétaire national.

« Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions sur les candidatures aux élections législativesa dénoncé Manuel Bompard, ex-directeur de campagne du candidat de La France insoumise, dans un communiqué. La direction du PCF a donc lancé la campagne de tous ses candidats sous le sigle du PCF, membre d’un Front de Gauche pourtant aujourd’hui inexistant. J’en prends acte. Je le déplore. »

 

En cause, une conférence de presse convoquée quelques heures plus tôt par Pierre Laurent pour renouveler« avec un peu de colère », son appel au rassemblement. « Sans accord national, nous diviserons les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui nous demandent l’unité et une seule candidature, la plus à même de gagner, dans un maximum de circonscriptions », avait prévenu le sénateur de Paris. Une situation « incompréhensible » à ses yeux après les 7 millions de voix qui se sont portées sur M. Mélenchon à la présidentielle. « J’alerte sur le gâchis qui se prépare », avait-il ajouté.

 

Accords départementaux du PCF avec le PS et EELV

 

Ces dernières semaines, les négociations patinaient et l’impasse guettait. Les deux formations, pourtant alliées lors de la présidentielle, ne parvenaient pas à s’entendre. La France insoumise souhaitait un accord national au travers d’une charte qui imposait un cadre commun (visuel et programmatique), une association de financement unique et la discipline de vote.

Ce que le PCF refusait.

 

Après le premier tour de la présidentielle, M. Laurent avait proposé à son tour un accord national que le mouvement de M. Mélenchon avait jugé comme un simple partage du territoire sans « cohérence politique ».

La discussion s’orientait désormais vers un accord limité comprenant une quinzaine de désistements réciproques. Mais les difficultés restaient nombreuses. La menace, la semaine dernière, de La France insoumise de poursuivre en justice les candidats communistes qui utilisaient l’image de M. Mélenchon sans son soutien n’avait pas été de nature à apaiser les tensions.

 

Lundi soir, au terme d’une ultime réunion, les deux parties s’étaient quittées sur un constat de désaccord sans que le dialogue ne soit cependant totalement rompu. « Tour à tour, la direction du PCF a rejeté tout accord national, puis a demandé 50 % des circonscriptions (ainsi que le renouvellement de ses députés sortants), puis un échange de vingt circonscriptions, puis de treize, puis elle a rompu, accuse M. Bompard. Dans le même temps, elle a conclu des accords départementaux avec le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts comme dans la Somme et le Jura. » Ce dernier se dit « excédé par des combinaisons sans principe, illisibles pour nous qui voulons faire naître une nouvelle majorité ».

 

« Le PCF nous mène en bateau »

 

M. Bompard précise également au Monde avoir peu goûté les déclarations de M. Laurent concernant Alexis Corbière, porte-parole de M. Mélenchon, et candidat dans la septième circonscription de Seine-Saint-Denis (Montreuil et Bagnolet). Une circonscription perdue en 2012 par les communistes et qu’ils n’entendent pas lâcher comme l’a rappelé mardi leur secrétaire national. « Nous sommes d’accord pour contribuer à l’élection d’Alexis Corbière mais pas forcément dans cette circonscription où nous sommes légitimes pour conduire ce combat », a-t-il souligné.

 

Selon M. Bompard, le raisonnement vaut aussi pour Charlotte Girard, responsable du programme présidentiel et candidate et dans la dixième circonscription de l’Essonne (autour de Sainte-Geneviève-des-Bois et de Grigny). « Le PCF les invite à se déplacer vers d’autres circonscriptions et nous avons l’impression de nous faire mener en bateau, souligne M. Bompard. On avait fixé la date limite à aujourd’hui. Maintenant, il faut rentrer en campagne. » 

 

Des candidats de La France insoumise affronteront donc des représentants du PCF, une concurrence qui pourrait s’avérer désastreuse pour les deux formations.

Dans un premier temps, le PCF n’a pas semblé se formaliser de la réaction de La France insoumise et l’entourage de Pierre Laurent a fait savoir dans la soirée qu’il restait « favorable au rassemblement ». 

 

Mais, mercredi matin, Olivier Dartigolles a haussé le ton. Le porte-parole de la formation communiste a dénoncé des « mensonges et des approximations » dans le communiqué de M. Bompard, assurant que le PCF « n’a cessé de vouloir élargir le nombre de départements où un accord était possible sans que La France insoumise n’accepte cet élargissement ».

« Jean-Luc Mélenchon est passé d’une insoumission à une démarche de destruction et de démolition, ajoute-t-il. Ce qui intéresse La France insoumise, c’est l’élection de Mélenchon, d’un ou deux de ses proches et d’aller chercher du financement public. Ce qui ressemble à une feuille de route pour des intérêts d’appareil. »