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Loi Travail : Bruxelles et le Médef espèrent des "mesures fortes de la France"...Macron, qui compte bien s'y employer, a convoqué les dirigeants syndicaux pour leur confirmer. Pourquoi diable ceux-ci ont-ils répondu présent ? par Jean LEVY
Loi Travail : Bruxelles et le Médef espèrent des "mesures fortes de la France"...Macron, qui compte bien s'y employer, a convoqué les dirigeants syndicaux pour leur confirmer. Pourquoi diable ceux-ci ont-ils répondu présent ? par Jean LEVY

 Le supplément du "Monde" ECO&ENTREPRISE, daté du 26 maii titre  :

"Loi travail : Bruxelles  espère des mesures fortes de la France"

et poursuit:

La Commission européenne a confirmé lundi 22 mai, avec ses "recommandations pays par pays (un exercice annuel destiné à lister les réformes souhaitées par Bruxelles pour les Etats de l'Union), qu'elle attendait avec impatience la future réforme du code du travail du président Macron"

Quand on connaît l'ardeur des autorités françaises - sentiment confirmé par le nouveau Président de la République - à répondre vite aux directives de Bruxelles (qui ne sont que le reflet des exigences de Berlin), le monde du travail ne peut être qu'inquiet des mesures que compte prendre le gouvernement dans l'urgence.

On peut s'étonner pour le moins que les centrales syndicales - la CGT en premier - aient répondu positivement à leur convocation à l'Elysée par Emmanuel Macron.
Qu'allaient-ils faire dans cette galère ?

Point d'entrevue nécessaire pour connaître les objectifs du pouvoir. celui-ci n'ayant cessé de les répéter, jusqu'à prétendre que, par son vote présidentiel, le peuple français avait entériné les choix de Bruxelles et du Medef !

Celui-ci piaffe d'impatience : Pierre Gattaz a appelé le nouvel exécutif à "aller vite" sur la réforme du marché du travail. Il exige "trois mesures rapides" pour réformer le code du travail : le plafonnement des indemnités patronales, la création d'une instance unique de représentation du personnel, qui se substituerait aux Délégués du Personnel, aux Comités d'Entreprise et aux CHSCT, et l'inversion de la hiérarchie des normes qui donne la primauté aux accords d'entreprise sur les accords de branche. En clair, Gattaz veut que le patron règne en maître dans son entreprise.

C'est le but des ordonnances annoncées.

Nul besoin pour les syndicats d'en savoir plus. Il n'y a rien à négocier !

C'est de l'urgence d'une riposte qu'il faut discuter.

 

 

Tag(s) : #Politique française, #Lutte de classe

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