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RESISTANCE

Par Jean LEVY

Macron et son pouvoir, au nom de l'oligarchie financière européenne, tend, dans un premier temps, juste avant le premier tour des élections législatives, de limiter l'impact de sa prochaine loi travail auprès des organisations syndicales et de réduire ainsi leur volonté de riposte. Dans cette perspective, le gouvernement LREM- PS-LR insiste sur la "négociation" qu'il prétend organiser dans un premier temps( 48 réunions prévues en juillet avec les OS...!).

En fait, il s'agit d'associer les syndicats à sa démarche de démantèlement de toute la législation sociale acquise au prix d'un siècle de luttes ouvrières.

En clair, Macron et Philippe, au nom du Medef et de Bruxelles, demandent aux organisations ouvrières de donner leur caution au saccage du Code du travail en y prêtant la main.  

La CGT doit refuser de participer à cette sinistre comédie.
On ne négocie pas le poids des chaînes dont le patronat veut entraver les salariés.

Au lieu d'entrer dans le jeu du simulacre de "négociations", les centrales syndicales doivent dès maintenant organiser la riposte et répliquer à la guerre de classe que le pouvoir des banquiers entend imposer au monde du travail en mobilisant dans la rue et dans les entreprises les répliques nécessaires. 

Il y va de la crédibilité des syndicats, de la CGT en particulier.

Entrons en résistance ouverte contre le pouvoir de l'argent, et sans attendre, dimanche 11 juin donnons notre bulletin de vote aux candidats qui clairement s'engagent contre ceux qui peuvent contrer  la contre-révolution sociale contre le peuple travailleur, La République En Marche, le PS et les LR,  ralliés ou prêts à le faire.

Et préparons surtout les lendemains de lutte populaire contre la caste des riches et des puissants qui ont mis la main sur la France.

L'article des Echos sur le projet Macron, ainsi que le texte gouvernemental officiel..

 

DOCUMENT - Le « programme de travail pour rénover notre modèle social » adressé ce mardi aux partenaires sociaux prend soin de ne pas braquer les syndicats.

Eviter toute montée de tension sociale tout en montrant, à quelques jours du premier tour des élections législatives , que l'exécutif est déjà "en marche"... Le « programme de travail pour rénover notre modèle social » qui vient d'être adressé ce mardi aux partenaires sociaux est pour cela concis : 5 pages (voir document ci-dessous).

Il est à la fois précis sur le déroulé du processus de construction de la réforme du code du travail et suffisamment flou pour ne pas cristalliser d'opposition. Stigmatisant ceux qui sont passés de la « lutte des classes à la guerre sociale », Edouard Philippe, le Premier ministre, a affirmé que « la seule guerre sociale qui compte, c'est celle contre le chômage ».

Dans son introduction, le document gouvernemental souligne les enjeux de « la transformation sociale dont notre pays a besoin » tout en excluant « d'appliquer aveuglément des recettes venues d'ailleurs ». Il rappelle aussi les six « grandes réformes complémentaires » que l'exécutif va mener d'ici à la fin de 2018 en matière sociale : faire « évoluer dès cet été notre droit du travail », transférer les cotisations maladie et chômage sur la CSG au 1er janvier prochain ; « renforcer » la formation professionnelle avec de premières mesures dès la rentrée et un plan « opérationnel dès début 2018 » ; l'élargissement progressif de l'assurance-chômage aux démissionnaires et aux indépendants à partir de mi-2018 ; une « refond[ation] » de l'apprentissage ainsi que du système de retraite.

Le document annonce également qu'une mission va être confiée à « des personnalités reconnues pour formuler des recommandations opérationnelles » afin de simplifier le compte pénibilité. Les obligations déclaratives seront décalées du 1er septembre au 31 décembre prochain.

Le décor ainsi planté, l' « agenda » se concentre sur le premier et très sensible sujet de la réforme du code du travail. Les mots ont tous été pesés pour ne braquer personne. Il avait été annoncé une division du dossier en trois thématiques. C'est confirmé. Leurs intitulés témoignent de la prudence de l'exécutif : « articulation de l'accord d'entreprise et de l'accord de branche et élargissement sécurisé du champ de la négociation collective » ; « simplifier et renforcer le dialogue économique et social et ses acteurs » ; « sécuriser les relations de travail, tant pour les employeurs que pour les salariés ».

Une prudence qui s'exprime aussi dans les silences du texte. Ainsi, nulle part il n'est question de « contrat de travail » ou de « hiérarchie des normes ». Les mots qui fâchent ont été bannis.

Mieux, sur le premier chapitre, là où on s'attendait à lire un panégyrique des accords d'entreprise, le document commence par réaffirmer que « la branche conserve un rôle essentiel pour réguler les conditions de concurrence et définir des garanties économiques et sociales ». « Ce n'est pas un projet anti-branche », a insisté ce mardi la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. « Pour autant », l'entreprise est le lieu pour répondre « de manière pertinente aux besoins spécifiques des salariés et des entreprises », ajoute le texte.

Comment articuler les deux ? Là où le précédent gouvernement avait choisi de sacrifier les branches, son successeur affirme sa volonté de renvoyer à la concertation le soin de le « définir ».

Sur le deuxième volet de la réforme, le document souligne que seule la France a quatre instances représentatives du personnel ce qui « ne favorise ni la qualité du dialogue social [...]

ni la capacité d'influence des représentants des salariés ». Doit-on donc les fusionner ? Là encore, le gouvernement se garde de donner une direction. Si ce n'est que Muriel Pénicaud a parlé de « fusionner au moins les trois institutions consultatives », soit comité d'entreprise, délégués du personnel et Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), laissant donc de côté les délégués syndicaux, en charge des négociations dans les entreprises.

Pour ce qui est des très petites entreprises et des PME, où le patronat demande d'élargir les possibilités de négocier sans syndicat, le texte gouvernemental se contente d'évoque le fait que « le dialogue social devra [y] être facilité ».

Le troisième volet de la réforme portera sur la « sécuris[ation] des relations de travail ». C'est là que sera traité le plafonnement des indemnités prud'homales. « La barémisation », dit le document, signal qu'il y aura non seulement un plafond mais aussi un plancher. Et pour rassurer, il signale ce qui a toujours été dit, c'est-à-dire que ne seront pas concernées les indemnités de licenciement, mais les « dommages et intérêts ». S'y ajoutera l'examen du « formalisme » de certaines règles de licenciement notamment.

Côté calendrier, l'organisation de cette concertation est précisée. Elle démarre vendredi et, comme annoncé aux partenaires sociaux, donnera lieu à 48 réunions (2 par thème et par organisation patronale ou syndicale). Du 9 juin au 23 juin il sera question de négociation collective. Puis sera ouvert le dossier du dialogue social jusqu'au 7 juillet et enfin viendra le temps de la « sécurisation des relations de travail », jusqu'au 21 juillet. « Les concertations reprendront ensuite en août pour se clore début septembre », précise le document gouvernemental.

Le projet de loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance sera, lui, présenté au Conseil des ministres du 28 juin puis examiné et voté au parlement « durant l'été », « en juillet », a précisé mardi le Premier ministre, Edouard Philippe. Quant aux ordonnances elles-même, elles seront comme déjà précisé, « publiées d'ici à la fin de l'été », qui est « cette année », comme les autres années, le 21 septembre.

 

Tag(s) : #Lutte de Classe, #Politique française

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