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Les pressions pour la destitution de Trump, un coup d'Etat en douceur ?    par Robert Parry

Les Crises - Des images pour comprendre

Source : Consortium News, Robert Parry, 15-05-2017

Exclusif : des voix de l’Establishment multiplient les appels à la destitution du président Trump, même sans aucune preuve publique de collusion de sa campagne avec la Russie, rapporte Robert Parry.

L’affaire du Russia-gate a pris une étrange tournure depuis que les partisans de la destitution du président Trump disent que son renvoi devrait précéder l’achèvement de l’enquête et en fait, précéder d’avoir vu ce qu’il y a à voir – bien qu’un des objectifs de l’enquête au moins est que le gouvernement américain joue cartes sur table.

 

Carter Page, ancien conseiller en politique étrangère de la campagne de Trump, dont on dit qu’il serait sous le coup d’une enquête de contre-espionnage du FBI pour ses contacts avec les Russes, a appelé le procureur général adjoint Rod Rosenstein, qui supervise l’enquête, à publier immédiatement « tous les documents liés aux éventuelles écoutes téléphoniques pratiquées sur moi [par l’administration Obama] ».

De l’avis de Page, c’est bien le fait que l’administration Obama ait propagé des allégations sur les liens de la campagne de Trump avec la Russie qui représente « l’ingérence d’un gouvernement dans l’élection de 2016 », et non les prétendus piratages russes des e-mails des Démocrates et leur publication par WikiLeaks, ce qu’affirment les responsables des services de renseignement du président Obama mais que réfutent WikiLeaks et la Russie.

Pourtant, ce qui est peut-être le plus remarquable sur toute l’affaire du Russie-gate, c’est qu’elle est menée pratiquement sans partager aucune preuve avec le peuple américain. Ainsi, nous voici devant la perspective que l’Establishment politico-médiatique vise la destitution d’un président des États-Unis dûment élu, sans que les citoyens soient informés exactement des éléments de preuve existants et de leur importance.

Le point de mire de la destitution s’est déjà déplacé, depuis la question sous-jacente de savoir si la campagne de Trump a eu des collusions avec les Russes, au limogeage inepte du Directeur du FBI, James Comey par le président Trump. Celui-ci avait joué un rôle clé dans le naufrage de la campagne d’Hillary Clinton en ré-ouvrant l’enquête sur les éventuelles violations de sécurité provoquées par son utilisation d’un serveur de messagerie privé quand elle était secrétaire d’État; avant que Comey ne prenne une nouvelle fois la vedette en enquêtant sur les liens possibles de la campagne Trump avec la Russie.

Trump, dont l’aptitude à la présidence reste une préoccupation profonde pour de nombreux électeurs américains, a de nouveau montré son incompétence en virant Comey. On aurait pu penser que Trump – dont la marque de fabrique en tant qu’ancienne star de la télé-réalité – était « vous êtes viré ! » – aurait pu la mettre en veilleuse, mais apparemment pas.

Trump n’a même pas viré Comey en face à face, mais plutôt maladroitement, à longue distance. Ensuite, il a forcé ses subordonnés à justifier l’élimination abrupte de Comey par sa violation des protocoles du Département de la Justice,constituée en dévoilant l’enquête politiquement sensible sur Clinton d’une manière qui pouvait influencer une élection nationale. Mais Trump a démoli lui-même cette explication en lâchant des commentaires qui semblaient lier le limogeage de Comey à son manque de fidélité et à l’enquête russe.

Ce dernier mouvement bâclé montre à nouveau que Trump ne peut pas suivre l’une des règles les plus élémentaires en politique : respecter ses propres éléments de langage. Quand on voit ce que les Républicains ont fait avec la confusion initiale de l’administration Obama sur les causes de l’attaque du consulat américain de Benghazi, en Libye, en 2012, on pourrait penser que Trump aurait appris la leçon de peaufiner une histoire avant de la raconter, mais apparemment pas.

Quelle que soit la justification du limogeage de Comey, ce que Trump a fait a été de détourner le « scandale » du Russie-gate, des faits réels de l’affaire vers le processus de l’enquête. L’une des slogans officiels préférés de Washington est que « la dissimulation est pire que le crime » – bien qu’il s’agisse habituellement d’une bonne excuse pour les journalistes et les membres du Congrès qui n’ont pas les compétences nécessaires pour enquêter sur le crime sous-jacent ou déterminer si même il existe.

Un coup d’État en douceur

Tandis que l’indignation de l’Establishment à propos du limogeage de Comey se répandait, on aurait pu penser qu’il y aurait une préoccupation équivalente à l’encontre du FBI et des autres organismes de renseignement américains, quant à leur intervention pour influer sur les résultats électoraux, que ce soit pour torpiller Clinton et maintenant pour couler Trump.

Le directeur du FBI James Comey

La CIA, la NSA et le FBI ont joué un curieux rôle de fers de lance dans l’enquête sur le Russie-gate, notamment en sélectionnant au sein des trois organismes des « analystes confirmés », qui ont produit le 6 janvier un rapport clairement biaisé et presque sans preuves – ce qui soulève la question d’un « coup d’État en douceur » ou un « coup de l’État profond » pour annuler l’élection de 2016.

Compte tenu de la gravité d’une telle situation dans une république constitutionnelle qui se targue d’être l’étalon-or de la démocratie,

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Tag(s) : #Etats-Unis
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