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La présence des croisiéristes MSC Croisières et RCCL dans le tour de table de STX France est négociable. (Crédits : STEPHANE MAHE)

La présence des croisiéristes MSC Croisières et RCCL dans le tour de table de STX France est négociable. (Crédits : STEPHANE MAHE)

LA

TRIBUNE

Paris et Rome ont convenu de créer un groupe de travail piloté par l'Agence des participations de l'État et Fincantieri.

 

A Saint-Nazaire, Emmanuel Macron dessinait la semaine dernière l'avenir du chantier STX France avec un nouveau tour de table où étaient conviés les croisiéristes MSC et RCCL. A Rome dès lundi, Bruno Le Maire semblait beaucoup moins affirmatif au moment d'évoquer le dossier STX face à ses interlocuteurs italiens, les ministres de l'Économie et des Finances, Pier Carlo Padoan, et du Développement économique, Carlo Calenda.

Le 31 mai, Emmanuel Macron a déclaré qu'il voulait que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté. Le président avait chargé Bruno Le Maire de négocier un nouvel actionnariat "dans les prochaines semaines".

Selon nos informations, le ministre français de l'Économie et des Finances aurait expliqué aux Italiens que l'entrée de MSC Croisières et RCCL (Royal Caribbean Cruise Line) dans le capital de STX France, était négociable. Est-ce un rétropédalage français en raison d'un dossier plus difficile à mener que prévu ou une tactique en attendant l'issue des élections législatives? A suivre.

Un groupe de travail mis en place

Dans un communiqué publié lundi, Bercy indiquait que les ministres avaient "engagé un dialogue constructif sur une nouvelle solution garantissant les intérêts de toutes les parties prenantes". Les ministres français et italien de l'Économie ont annoncé lundi leur volonté de trouver une solution, rapide selon Rome, après la demande du président français.

"Étant donné l'ouverture des deux pays en ce qui concerne les investissements directs en provenance de l'étranger, les discussions se poursuivront pour parvenir à une solution commune rapidement", a assuré le ministère italien.

Des communiqués brefs avec donc très peu d'explications.

Selon nos informations, le dossier est descendu d'un nouveau cran. Paris et Rome ont convenu de créer un groupe de travail piloté par l'Agence des participations de l'État (APE), dont le patron Martin Vial était du voyage à Rome, et le PDG de Fincantieri, Giuseppe Bono. En clair, aux actionnaires de STX France de s'entendre ou d'enterrer discrètement la demande d'Emmanuel Macron. Giuseppe Bono dispose d'ailleurs d'un accord engageant signé par l'ancien secrétaire d'État à l'Industrie, Christophe Sirugue. Le chantier naval italien a racheté 66,66% de STX France à la barre d'un tribunal de commerce sud-coréen à la suite de la faillite retentissante de STX Offshore & Shipbuilding. Au sein des Italiens, il y a deux camps : les uns conseillent de poursuivre les négociations, les autres de laisser tomber les Français...

 

 

Tag(s) : #Economie

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