Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Après les élections allemandes, Jupiter et l’UE ont la gueule de bois,    par Pierre LEVY

Le marketing soit loué : le pitch était presque parfait, le story telling, prometteur, le narrative, bien au point.

Le scénario commençait comme un film d’horreur ; mais, happy end, finissait en conte – à moins que ce ne soit en compte – de fée. Résumons : crise financière, débâcle économique, tempête sur l’euro ; arrivée massive de migrants ; référendum approuvant le Brexit ; et même, pour les plus imaginatifs, menace d’invasion russe imminente. Il y a quelques mois, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, résumait même d’un mot la grande peur des élites européistes : une « polycrise » qui menaçait l’existence même de l’Union européenne.

Mais c’était sans compter les dieux de l’Olympe, capables des plus merveilleux rebondissements. En décembre 2016, le candidat « populiste » à la présidence de l’Autriche n’obtenait « que » 46%. Trois mois plus tard, les Néerlandais étaient miraculeusement sauvés de l’enfer, puisque le parti de Geert Wilders n’accédait pas au pouvoir (une hypothèse qu’on savait en réalité improbable).

L'UE marchait majestueusement vers la « refondation historique » annoncée, de la colline athénienne du Pnyx, par Jupiter déguisé en Périclès.

Surtout, lors de la présidentielle française de mai 2017, le glorieux triomphe d’Emmanuel Macron terrassant le dragon Marine Le Pen (qui n’avait aucune chance d’arriver au pouvoir) achevait de combler d’aise les partisans de l’Union européenne. Cette dernière était sauvée. Sauvée ? Mieux que cela : elle marchait majestueusement vers la « refondation historique » annoncée, de la colline athénienne du Pnyx, par Jupiter déguisé en Périclès.

Las… Le problème des gens de marketing est qu’il leur arrive de prendre leurs désirs pour des réalités. La méthode Coué prépare parfois des réveils difficiles. Pour le maître de l’Elysée, la gueule de bois a commencé au soir des élections allemandes.

Pendant des semaines, la grande presse a décrit la campagne outre-Rhin comme « ennuyeuse ». Au moins n’a-t-on pas pu dire cela des résultats.

Décidément, l’UE enthousiasme les électeurs…

Les sociaux-démocrates du SPD tombent à 20,5% soit 5,2 points de moins qu’en 2013. Il faut remonter à… 1890 pour trouver un niveau inférieur (19,3%), à l’exception des années 1932-1933. 

POUR LIRE LA SUITE
CLIQUEZ CI-DESSOUS

https://ruptures-presse.fr/actu/macron-elections-allemagne-ue/

Tag(s) : #Europe, #Politique française
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :