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Sous ses allures de jeune homme de bonne famille, Emmanuel Macron se veut comme "Napoléon perçant sous Bonaparte", paraître  le sauveur de la France.

Comme son modèle, il y a 220 ans, il a été parachuté au plus haut du pouvoir par une classe qui veut rompre avec l'ordre ancien pour installer une société taillée sur mesure au niveau de ses intérêts.

Résultat de recherche d'images pour "Bonaparte et le 18 Brumaire Images" Le 18 brumaire

Similitude historique, comme sous le Directoire, notre pays est devenu le paradis des affairistes pour qui s'enrichir est devenu le dogme de la jungle politique  mettant le pays en coupe réglée. Certes, les Directeurs, après les derniers Conventionnels,  avaient mis un terme à la Révolution robespierriste, mais la société était encore gérée dans un cadre ancien, qui ne correspondait pas aux besoins de la classe bourgeoise victorieuse, ni dans ses lois, ni dans son administration, ni dans sa constitution. Le coup d'Etat du 18 brumaire devait permettre de mettre en équation les intérêts des possédants et les institutions.

Aujourd'hui, l'oligarchie domine la société, mais le cadre juridique date du temps où la couche la plus riche gouvernait de concert avec l'ensemble de la  bourgeoisie. L'évolution du capital vers sa financiarisation et sa concentration extrême exige une administration adaptée à ses besoins, des lois faites sur mesure pour assurer le profit maximum à la petite minorité au pouvoir.

D'une part, il lui faut agir vite, sans perdre de temps dans des débats parlementaires étendus, avec des délais d'application jugés préjudiciables à la rotation toujours plus rapide du capital.  

D'autre part, l'oligarchie faisant main basse sur l'Etat, n'a plus la faculté de compromis, ni avec la classe ouvrière qu'elle va pressurer 'jusqu'à l'os, ni même avec les autres couches de la bourgeoisie qui ne bénéficieront plus d'un partage. 

Pour mener à bien ces objectifs, le capital financier opère une rupture dans ses modes de gouvernement. Il lui faut "un homme fort" qui assume l'ouvrage et donner à ce nouveau leader l'onction populaire.  

C'est ce qui s'est passé à travers l'épisode de la montée en puissance d'Emmanuel Macron, depuis sa démission du gouvernement Valls, le 30 août  2016, jusqu'à son élection à la Présidence de la République, en mai de cette année.

Nous avons assisté à une mobilisation générale des médias menant campagne pour le jeune et brillant candidat, la "Une" des médias au service de son mouvement En Marche mis sur le marché comme un produit nouveau disposant du maximum de publicité; A ces "arguments de vente" s'est ajoutée une campagne bien orchestrée sur un péril mortel qui menaçait notre pays : le Front national et sa candidate Marine Le Pen. Il fallait les battre par tous les moyens en votant pour le seul  candidat susceptible de protéger la France du "fâchisme" : Emmanuel Macron. Toute la machine médiatique s'est mise En Marche  avec le but unique : laisser en lice le candidat  de l'oligarchie, quitte à démonétiser  par le scandale tout autre, susceptible de mettre en échec Emmanuel Macron. La machine de guerre du capital financier a fonctionné selon le plan prévu avec l'apport de forces se revendiquant de la gauche, tel le PCF, appelant à barrer la route à Marine Le Pen.

Une fois élu, le candidat de l'oligarchie a mis en route à marche forcée l'ensemble des mesures annoncées : en premier, l'éradication de l'essentiel de la législation de protection sociale, dont bénéficient encore les salariés, afin d'élargir le champ du profit maximum des entreprises et de redonner aux seuls patrons la maîtrise absolue des conditions de travail et d'emploi . 

Mais Emmanuel Macron ne se borne pas à vider le Code du Travail de son contenu. Sur le plan législatif, le Président veut assécher la dimension parlementaire de l'Assemblée nationale, en limitant ses débats et ses votes au profit des Commissions, beaucoup moins médiatisées. Ce mode de fonctionnement, beaucoup plus rapide, rend les lois nouvelles applicables dans les délais les plus brefs.

Mais ce ne sont là que peccadilles : le Président de la République vise à réformer la Constitution dans le sens d'une emprise majeure de l'exécutif sur la législation qu'il compte imposer aux Français. Le recrutement sur  CV  de ses députés,  la majorité d'automates dont il dispose ainsi à l'Assemblée, la vassalité vis-à-vis du Président qui leur est imposée, tout concourt à faire du nouveau régime, un système autoritaire, voire totalitaire. Visée logique de la part d'un pouvoir  issu d'un coup de force médiatique, et qui n'a pour véritable base sociologique, outre ses chiens de garde,  que les détenteurs d'avoir financier. 

Ce régime, qu'Emmanuel Macron met en place, est d'autant plus dangereux qu'il s'inscrit dans le cadre d'une Union Européenne renforcée, qui substitue sa propre souveraineté à celle des nations. La France ne serait plus alors qu'un morceau du puzzle de l'espace voué  au libre marché, véritable terrain de jeu des financiers regroupés à Francfort.  L'ancien associé-gérant de la banque Rothschild deviendrait ainsi  l' associé-gérant de l'oligarchie européenne pour notre pays.

Le résultat, c'est le bradage organisé de notre industrie au profit du pays européen dominant, l'Allemagne. Ainsi, la France se vide de ses richesses : le dernier exemple étant la cession d'Alstom à Siemens, opération qui ôte à la France la maîtrise de la construction mécanique, celle des locomotives en particulier. Peu importe pour l'hôte de l'Elysée,  puisque l'ensemble du réseau ferré de la SNCF est  ouvert dans peu d'années aux compagnies privées européennes !

Cette situation n'est pas acceptable ! Le peuple français, héritier de la Grande Révolution de 1789 et de 93, de la Résistance à l'envahisseur allemand, ne peut se résoudre à subir ce noir scénario sans réagir. Les Français qui vivent de leur travail comme ceux dont l'emploi leur a été volé ou refusé, ne peuvent accepter, quel que soit leur choix de société, l'effacement de notre pays de la carte des nations indépendantes et souveraines. Ils ne peuvent se résoudre à vivre dans dans un Etat délité, où tous les acquis de la civilisation seraient peu à peu gommés au profit des financiers. 

Nous devons résister, ensemble,  ceux qui croient au ciel et ceux qui n'y croient pas, par delà nos différences, au-delà de nos divergences. Notre survie en tant que nation indépendante, de peuple qui se veut souverain, dépend de notre union, de notre engagement au quotidien, pour notre commune liberté, pour nos droits acquis par la lutte tout au long du siècle passé.

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Tag(s) : #Politique française
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