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Le Quotidien du Gri-Gri International, premier satirique africain francophone animé par la rédaction

Initialement paru sur le site des Amis de Laurent Gbagbo sous le titre :

L'ancien ministre de Laurent Gbagbo, Justin Katinan Koné, victime en exil d'une traque incessante

Suite à l'annonce de la condamnation extravagante par un tribunal d'Abidjan de deux anciens ministres de Laurent Gbagbo (Gilbert Marie Aké N'Gbo, Premier Ministre, et Désiré Dallo, Ministre de l'Economie et des Finances) à 20 ans de prison et une amende de 329 milliards CFA, pour "braquage de banque" ; ainsi que l'émission, pour les mêmes chefs d'accusation, de deux mandats internationaux contre Laurent Gbagbo et contre lui-même, Justin Katinan Koné (ancien ministre du Budget), la goutte d'eau a fait déborder le vase !

D'où cette longue déclaration transmise à la presse et aux réseaux sociaux, se présentant plutôt comme un mémoire relatant :
- le harcèlement politico-judiciaire dont il n'a cessé dêtre victime dès le début de son exil au Ghana : tentatives d'enlèvement, pressions sur sa famille, etc. ;
- les actions diplomatiques auxquelles il a contribué pour empêcher le transfèrement du Président Gbagbo à La Haye, en vain, Alassane Ouattara n'ayant jamais manifesté la moindre volonté de rétablir une paix durable au sein de la société ivoirienne.
 
Nous avons pris le parti de publier intégralement le texte, sans en corriger les coquilles.
 
 
Publié le Samedi 20 Janvier 2018.
 
ADRESSE DE JUSTIN KATINAN KONE, SUITE AU VERDICT DE L'AFFAIRE "CASSE DE LA BCEAO"
 
Depuis le 11 Avril 2011, nous faisons l’objet d’un harcèlement politico-judiciaire sans précédent de la part du gouvernement Ivoirien. Chaque jour apporte un épisode de cette interminable série « Justin Katinan Koné » que l’on sert au monde entier avec des périodes de suspense dignes des séries hollywoodiennes ou brésiliennes dont raffolent nos compatriotes. Il a fallu une visite au Président Laurent Gbagbo et un séjour médiatisé en Europe pour que les scénaristes ressortent, avec un génie consommé, d’autres épisodes.
 
Depuis plus de six ans, sans tenir compte des souffrances morales que peut endurer notre famille, l’on s’acharne sur nous en utilisant toutes les méthodes possibles d’agressions morales et physiques : gel de nos avoirs bancaires, et mises sous séquestre de nos rares biens, fruits de 25 ans de travail à la direction générale des impôts, tentatives d’assassinats, tentatives de kidnapping, des procès devant des tribunaux ivoiriens et étrangers, des surveillances policières qui pénètrent même notre intimité, le tout sur un fond de diabolisation, d’accusations et de faux témoignages.
 
La situation est telle que les autorités du Ghana, jusqu’au sommet de l’Etat, qui ne comprennent pas ce harcèlement, nous interrogent régulièrement sur le fondement de celui-ci. Pour elles en effet, cette animosité va au-delà des batailles politiques classiques. Nous leur répondons invariablement que nous-même ne pouvons expliquer cette animosité des autorités ivoiriennes à notre égard. Celles-ci seules pourront un jour rendre publiques les raisons de leur acharnement sur nous. Puisque nous avons du mal à nous convaincre nous-même que cette chasse de Justin Katinan Koné soit liée à notre rôle dans la crise post-électorale de 2011, rôle lié à notre fonction de membre du gouvernement.
 
Cette raison ne peut valablement justifier un tel niveau de haine, puisque les autres membres du gouvernement, ayant eu une autorité plus forte que la nôtre au sein de l’équipe gouvernementale, ne subissent pas autant d’assauts répétés du gouvernement ivoirien.
 
Pourtant, depuis plus de 6 ans, nous n’avons de cesse de nous investir dans la recherche d’une solution politique et diplomatique à la crise ivoirienne. Tous ces efforts, que nous portons aujourd’hui à la connaissance de toute l’opinion nationale et internationale (II), sont combattues par les autorités ivoiriennes, qui, n’étant pas prêtes pour une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire, s’attèlent à nous anéantir d’une façon ou d’une autre, comme le prouvent la liste de tous les actes de violence perpétrés contre notre personne (I).
 
Chronologie d’une longue liste d’actes de violence de l’Etat contre nous et notre famille.
 
I-1. L’arrestation de notre chauffeur à la frontière de Noé
Deux semaines après notre arrivée au Ghana le 13 avril 2011, nous demandons à notre chauffeur de nous apporter ce qui reste de nos livres après le passage violent des rebelles à notre domicile et le pillage de celui-ci. Nous tenions à nos livres plus que n’importe quel autre bien, surtout que nous avions besoin de certains pour achever la rédaction d’une thèse. Le chauffeur est arrêté à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana puis conduit à la Dst. Il y est soumis à un interrogatoire serré puis il est relâché. Nos livres sont encore sous séquestre à la Dst.
 
I-2.Intimidations policières contre notre famille
Depuis juillet 2011, nos enfants sont retournés avec leur maman en Côte d’Ivoire pour poursuivre leurs études scolaires. En décembre 2011, ils viennent passer les vacances avec nous. Le 2 janvier 2012, à leur retour, la police est allée les chercher jusque dans l’enceinte de l’avion, leur tante qui les accompagnait est soumise à un interrogatoire de la part de la police, puis ils sont embarqués dans la voiture du commissaire Lanzéni, commissaire de l’aéroport d’Abidjan au moment des faits, qui dit avoir reçu des instructions de sa hiérarchie pour conduire nos enfants à la maison. Or, dans la réalité, l’on cherchait à savoir où se situe le lieu d’habitation de notre famille. Nous donnons des instructions fermes pour que les enfants soient déposés ailleurs que le lieu où ils habitaient effectivement.
 
Au moment des faits, des trois enfants présents ce jour-là, l’ainée avait 8 ans, le second en avait 5 et la dernière 2. Ces enfants qui se remettaient difficilement du traumatisme de la guerre et dont la seule vue d’un homme en tenue, fut-t-il un vigile, les rendait malades, sont soumis à un tel traitement policier à l’aéroport d’Abidjan, tout simplement parce qu’ils sont nos enfants. Pour tous ceux qui fantasment sur notre prétendue richesse que nous aurions subitement acquise après avoir volé environ 400 milliards de F Cfa (800 millions USD) à la Bceao, nous leur rappelons que, dans l’incapacité d’assurer une scolarité adéquate à l’étranger à nos enfants, notre famille est retournée en Côte d’Ivoire depuis juillet 2011. Notre famille n’est ni en Europe, ni en Amérique. Les enfants sont bien en Côte d’Ivoire où leur mère se débat pour subvenir à leurs besoins.
 
C’est bien ce pays dans lequel se trouve notre famille, en notre absence, que l’on nous prête toutes les intentions de déstabilisation sachant que les autorités ivoiriennes ne feront d’une bouchée toute notre famille, à la moindre escarmouche. Sommes-nous devenus si fou au point de sacrifier nos propres enfants ?
 
Tous ces deux faits ont eu lieu avant que l’on enregistre les premières attaques contre les positions des Frci en Côte d’Ivoire. Donc, faire croire que la haine que le gouvernement ivoirien nourrit à notre égard serait liée à des entreprises de déstabilisation que nous aurions financées est un gros mensonge.
 
I-3. Tentative d’arrestation au Cameroun
Le 22 février 2012, le journaliste franco-camerounais, Charles Onana...
 
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Tag(s) : #Afrique Côte d'Ivoire
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