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Le syndicat des cadres supérieurs de la SNCF dénonce dans un courrier à la ministre des Transports "le petit jeu pernicieux qui consiste à livrer à la vindicte populaire les cheminots".
Le syndicat des cadres supérieurs de la SNCF dénonce dans un courrier à la ministre des Transports "cette stratégie de bouc émissaire qui sous-entend que la SNCF est inactive".
Le syndicat des cadres supérieurs de la SNCF dénonce dans un courrier à la ministre des Transports "cette stratégie de bouc émissaire qui sous-entend que la SNCF est inactive". - David Seyer / CrowdSpark
Marianne

Plus que les difficultés des voyageurs, c’est l’argument économique massue qui a conduit Edouard Philippe à recevoir les syndicats le 7 mai. « Cette fois, espérons qu’il ne s’agira pas d’un coup de com, souligne Erik Meyer secrétaire fédéral de SUD Rail. Nous voulons que ce rendez-vous débouche sur le cadrage d’une négociation tripartite employeurs du ferroviaire - syndicats - Etat, conduisant à l’adoption d’une convention collective de branche. »

"Livrer les cheminots à la vindicte populaire"
Reste à mener les discussions à la loyale. Déjà, la direction de la SNCF, poussée par le gouvernement, reçoit les syndicats afin de refondre des chapitres entiers du statut de cheminot, comme les garanties négociées en faveur de ses contractuels, dans un nouveau « pacte social » qui concerne notamment les carrières et les salaires des agents. Mais le climat interne de la grande maison cheminote est fort dégradé. Même les hauts cadres craquent, alors que jusqu’ici ils se sont toujours exécutés quand les gouvernements successifs leur intimaient l’ordre de construire des TGV financés par de l’endettement ou d’acheter des rames de trains Alstom dont la SNCF n’avait pas besoin, tout en versant à l’Etat des dividendes replets.

Dans un courrier à la ministre des Transports Élisabeth Borne, leur syndicat - le syndicat national des cadres supérieurs du groupe public ferrorivaire - dénonce « le petit jeu pernicieux et irresponsable qui consiste à livrer à la vindicte populaire les cheminots. » Ils fustigent « la faute inexcusable de l’Etat actionnaire » qui après avoir endetté la SNCF de plus de 50 milliards d’euros prétendrait conditionner la reprise de ce fardeau aux gains de productivité de l’entreprise. 

Voilà une mise en garde qu’il serait opportun d’entendre.

 
Tag(s) : #Services publics
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