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Les robots vont-ils supprimer le travail?

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Un Député La République En Marche compulse les dossiers

Réveil Communiste

 

Les robots vont-il supprimer le travail ?

Dans la gauche il y a un débat récurrent depuis les années 1950 entre les courants marxistes orthodoxes et la « nouvelle » gauche multiforme sur la question de la fin du travail.

 

Il est vrai que Marx et Engels font allusivement référence à la fin du travail à l'horizon du communisme : il sera remplacé par une activité libre, et le salariat disparaîtra (ainsi, semble-t-il que l'argent). En attendant, la lutte des classes continue entre travail et capital.

 

Mais la nouvelle gauche non marxiste tente de déconnecter son projet politique caractérisé comme « émancipateur » (sans jamais préciser clairement ce qui reste à libérer dans le nouvel âge du capitalisme) des revendications du travail. Il serait souhaitable d'attribuer à tous un revenu de base , on promet qu'il sera d'ailleurs substantiel, et on pourra donc supprimer le travail sans supprimer le capitalisme.

 

Pour la nouvelle gauche le thème de la robotique, thème de science fiction magistralement illustré par Isaac Asimov devient un point central de sa théorie : les robots vont travailler à notre place et ça commence déjà.

 

Évidemment il faut pour cela que ces robots produisent des profits, donc de la plus-value d'où provient le profit, sinon les capitalistes n'investiront pas dans les recherches nécessaires pour les mettre au point. Au fond la nouvelle gauche pense que le capitalisme va enfanter le communisme sans douleur. Elle pense aussi que la nouvelle superclasse de rentiers créée par l'économie high-tech va accepter de défalquer de ses revenus hyperboliques le salaire à vie sans contrepartie de 7 milliards et demi de « fainéants ». Tel que nous les connaissons , cela paraît douteux. Mais en fait même si les générations de privilégiés hors-sols enrichies sur le Net étaient soudain possédées d'une charité infinie, ça risque de ne pas marcher.

Notons cependant tout de suite que les changements les plus spectaculaires annoncés comme prochains dans le marché de l'emploi, par exemple la suppression des caissiers, des chauffeurs ou des pilotes, ne sont pas à proprement parler le fait de robots ; aussi faut-il définir ceux-ci, et voir s'ils diffèrent essentiellement des autres machines.

 

On définira un robot comme une machine intelligente, c'est à dire capable de s'adapter à des situations imprévues, et donc douée de réflexion, et dans l'état actuel ils ne courent pas les rues ; à vrai dire ils n'existent pas encore ! Ce n'est pas parce qu'on automatise des processus de travail qui sont rangés idéologiquement dans le « travail intellectuel » que l'on crée des machines conscientes.

 

Ce qui va mettre au chômage les travailleurs dans un horizon proche, ce sont donc des machines, tout comme celles que le « Général Ludd » des prolétaires tentait d'anéantir vers 1811 à l'aube de la Révolution Industrielle en Angleterre. Or une machine ne peut pas produire de la richesse ( incidemment, payer des impôts non plus!).

 

En effet, selon la théorie marxiste de la valeur, qui trouve ses sources chez Adam Smith, toute richesse procède du travail, et le travail se mesure en temps humain, pour ce dernier précisément en sacrifice du temps humain qui pourrait être plus agréablement utilisé dans les loisirs. Allez demander ça à un robot !

 

Marx précise le fait en établissant que la plus-value provient exclusivement de l'exploitation du travail. Il divise le capital en deux parties, qu'il nomme variable et fixe, dont la proportion détermine sa « composition organique ». Le capital fixe, qui est fixe parce qu'il n'augmente pas, ne produit pas de plus-value, et donc ne fait que restituer au produit sa valeur au fur et à mesure qu'elle s'use dans le processus de production. Il est composé des matières premières et des substances utilisées qui restituent leur valeur immédiatement, et des immobilisations durables, machines, immeubles, droits intellectuels, etc. qui restituent leur valeur sur plusieurs années par amortissement. Machines automatiques sophistiquées, mais aussi robots dotés d’intelligence artificielle sont bien évidemment du ressort de ce capital fixe ; ils ne produisent aucune plus-value.

 

Affirmer donc que les robots vont remplacer le travail humain signifie, ou bien que l'on abandonne la théorie de la valeur travail, ce que font tous les défenseurs du capital, ou bien que l'on considère que les robots font partie du capital variable, ce qui signifie ni plus ni moins qu'ils sont vivants, et sujets de droit !

 

Marx résout l'énigme de la plus-value qui avait tant tourmenté les économistes : comment peut-on enrichir la société en échangeant des équivalents ? Il montre que dans l'économie marchande chaque produit en devenant une marchandise acquiert une double valeur ; la valeur d'usage (comme par hasard la seule qu'examineront par la suite les économistes néoclassiques, « l'utilité »), et la valeur d'échange qui est globalement réglée par la comparaison du temps de travail respectif nécessité par les produits échangés, et il précise que la force de travail est aliénée au capitaliste pour sa propriété de créer de la valeur supplémentaire. C'est elle, la corne d'abondance.

 

En effet la force de travail (manuelle ou intellectuelle, simple ou qualifiée) est vendue à un patron parce qu'elle a une valeur d’usage : si on ne pouvait pas l'utiliser, à quoi bon payer le salaire ? Elle a aussi une valeur d'échange, qui consiste ni plus ni moins dans celle des marchandises qui sont nécessaires pour son maintien en état de continuer à fonctionner, c'est à dire le maintien en vie et en forme de son porteur. Mais si le travailleur ne travaillait que jusqu'au point où il fournit en marchandises l’équivalent de ce qu'il faut pour le maintenir en vie, et en bonne santé, lui et sa progéniture, et rentrait chez lui à ce moment là, le pauvre capitaliste aurait fait un marché de dupe : il n'aurait ni plus-value, ni profit à trouver dans la production, et les seuls bénéfices à attendre seraient ceux obtenu dans la sphère de la circulation, sur le marché, grâce à la ruse commerciale. Les capitalistes ne pourraient s'enrichir qu'en se volant les uns les autres, et la somme de richesse créée équivaudrait à zéro . Il faut donc faire travailler le travailleur plus longtemps que ça, il faut que son travail restitue plus de valeur qu’il n'en a consommé, en un mot il faut qu'il travaille gratuitement une partie du temps, qu'il soit exploité, au sens précis du terme exploiter : travailler gratuitement par obligation

 

Par parenthèse, cela signifie qu'à l'horizon communiste ce surtravail doit surgir spontanément de l’activité libre qui remplacera le travail, ce qui n'est pas une mince question : le communisme c'est le règne achevé de la conscience où l'on travaille gratuitement (et avec joie) pour la collectivité !

 

Donc la seule façon pour qu'un robot, à pattes ou à roulettes, puisse créer de la valeur serait ...

 

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Tag(s) : #Economie
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