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Un rapport de l'IGPN : "En un an, 14 personnes ont été tuées et une centaine d'autres ont été blessées" par la police. L'opinion de "canempechepasnicolas"
franceinfo
Pour la première fois, l'IGPN dévoile le nombre de personnes tuées ou blessées "par la police en un an

À l'appui d'un recensement inédit, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)  dévoile le nombre de personnes tuées ou blessées par la police depuis juillet 2017. Un premier bilan a été présenté mardi 26 juin par la police des polices. En un an, 14 personnes ont été tuées, et une centaine d'autres blessées.

"Ce n'est pas un recensement de bavures"

Pour la police des polices, c'est un enjeu de transparence. Jusqu'à maintenant, aucun chiffre n'était rendu public par le ministère de l'Intérieur sur le nombre de personnes blessées ou tuées par la police. Il fallait donc combler ce vide statistique estime Marie-France Monéger, la directrice de l'IGPN. "Dans une police démocratique, c'est ce qu'il faut faire pour rendre compte de ce qui est fait positivement, mais aussi ce qui est fait en général. Ce recensement n'est pas un recensement de bavures. Ce n'est pas un recensement d'erreurs, ni de fautes, c'est un recensement de dommages. Il n'y a pas de lien entre l'importance d'un dommage et l'illégitimité de l'usage de la force",  explique Marie-France Monéger.

Sur les 14 décès constatés en un an, on recense par exemple le terroriste abattu quartier de l'Opéra à Paris au mois de mai 2018. Mais aussi quatre personnes qui se sont suicidées ou qui sont mortes en prenant la fuite lors d'interventions de police.

Pour la centaine de blessés comptabilisés, il s'agit de personnes qui se sont vu délivrer au minimum huit jours d'incapacité de travail. L'analyse de ces statistiques permettra à la police d'adapter ses techniques d'intervention et de se comparer aux autres polices européennes.

"canempechepasnicolas" :

Sans faire de procès d'intention à la police, il faut noter cependant que l'IGPN n'est pas un organisme indépendant, car soumis à une hiérarchie sous la coupe du ministre de l'Intérieur.

Ce qui n'est pas un gage d'impartialité.

Si le contrôle des actions de la police état confié à des magistrats - et pourquoi pas aussi à des avocats ? - peut-être saurions nous dans quelles circonstances exactes " quatre personnes se sont suicidées", alors qu'elles étaient sous la surveillance de policiers, et dans quelles conditions techniques "certaines sont mortes en prenant la suite" ?

Une plus grande tranparence des enquêtes menées objectivement permettrait de tordre le coup aux rumeurs qui prétendent que le nombre de morts dans les commissariats du fait du traitement subi serait bien plus élevé que ne l'annonce l'IGPN. 

Comment se fier à une seule source d'information, surtout quand celle-ci dépend de l'administration mise en cause ?

 

 

Tag(s) : #Police, #Justice
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