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Alternatives Economiques

SANTE

« Déserts médicaux » :

une première cartographie
 
Les « déserts médicaux », on en parle souvent… Sans nécessairement savoir de quoi il est précisément question. C’est pour tenter d’y voir plus clair que la Drees vient de réaliser un premier travail de repérage des inégalités d’accès spatial à la médecine généraliste. Car selon Noémie ­Vergier et Hélène Chaput, les deux auteures, la simple distance à l’offre de soins (mesurée par le temps d’accès) qui vient spontanément à l’esprit pour caractériser ces espaces, est un critère nécessaire, mais loin d’être suffisant. Il ne dit rien de la disponibilité des médecins, qui ne travaillent pas nécessairement à plein-temps dans leur cabinet. Il reste par ailleurs silencieux sur les besoins de la population, qui évoluent notamment selon sa structure d’âge (on consulte davantage à 75 ans qu’à 25 ans).

Mise au point d’un indicateur

C’est pourquoi la DREES et l’Irdes ont conjointement mis au point et calculé pour chaque commune un « indicateur d’accessibilité potentielle localisée » (APL) tenant compte de ces trois dimensions (distance spatiale, nombre d’actes annuels réellement effectués, âge des habitants) en les pondérant. Par exemple, un cabinet médical, situé à 15 minutes en voiture dans une commune voisine, est accessible, mais moins facilement qu’un cabinet situé à 5 minutes du domicile. Noémie Vergier et Hélène Chaput pondèrent donc le nombre de consultations accessibles par la distance à laquelle elles se situent. Pour les habitants d’une commune donnée, 3 consultations qui se trouvent à moins de 10 minutes valent 3, mais seulement 2 si elles sont situées entre 10 et 15 minutes de trajet, et 1 entre 15 et 20 minutes de trajet. Au-delà, la consultation est considérée comme inaccessible.

De même, chaque habitant est affecté d’un poids qui dépend de la consommation moyenne de médecine générale observée de sa tranche d’âge : environ 1 pour les 50-54 ans, 0,74 pour les 25-29 ans, 1,9 pour les 75-79 ans... Autrement dit : on tient compte du fait qu’une personne dans la tranche d’âge 75-79 ans « consomme » en moyenne presque deux fois plus de consultations de médecine généraliste qu’un individu ayant 50-54 ans, dont la consommation est proche de la moyenne de la population générale tous âges confondus. L’activité des médecins, enfin, est mesurée par le nombre d’actes réels effectués au cours de l’année 2015.

L’indice ainsi obtenu pour chaque commune permet d’établir une première carte des « déserts médicaux » ou, du moins, une cartographie de l’accès plus ou moins aisé à la médecine générale en France métropolitaine

 

Tag(s) : #Social, #Santé
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