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"Qu'ils viennent me chercher !" tel est le faux défi d'un Président qui se sait hors d'atteinte du fait de la Constitution, par Jean LEVY

par Jean LEVY

Nos lecteurs commencent peut-être à se lasser de ce feuilleton quotidien concernant les aventures d'un Président de la République et de son "gorille".  Mais  cette histoire est emblématique d'un système de gouvernement où celui qui est à la barre n'est en rien responsable des avaries du navire dont il a la charge...

Et sa déclaration de mardi soir, au milieu de ses proches, prenant sur lui toute la responsabilité de l'affaire, ajoutant, bravache, "Qu'ils viennent me chercher !" se sachant hors d'atteinte, constitue la provocation la plus évidente à l'égard des Commissions d'enquête parlementaires, mais surtout des Français. 

Il s'agit en fait d'une sordide histoire de la protection d'un simple gorille d'abord chargé de la protection du candidat Macron, qui brusquement devient un personnage politique qui se croit tout permis, y compris d'usurper la qualité de fonctionnaire de police et d'en faire usage en matraquant sauvagement deux manifestants le 1er mai place de la Contrescarpe à Paris.

Et aujourd'hui, après un long silence, Emmanuel Macron se déclare responsable des errements de son jeune protégé, si proche personnellement que celui-ci détient les clefs de la maison du Président au Touquet...si on en croit  Anne Chemin,   la journaliste du "Monde", qui a dévoilé l'affaire. Cette proximité permanente entre un président de la République et son garde du corps, la lattitude laissée à ce dernier des pouvoir de police, imaginer d'en faire peut-être le responsable d'une milice parallèle chargée de la protection de l'Elysée, pose le problème de la nature même de la Vème République.

Certes, du temps de De Gaulle, le systéme s'était attaché aussi d'une milice privée, le Service d'Action Civique, mais la direction en était controlée par un personnage politique, proche du Président, Charles Pasqua, qui permettait au Président de rester à l'écart des activités du SAC.

Aujourd'hui, tel le Prince, s'entoure de favoris dont il fait de l'un d'eux, son gorille personel, un personnage d'Etat, pourvu de pouvoir de police.

Rien d'étonnant de la part d'un banquier d'affaire promu président par ses peires, chargé de faire de la France une simple province de l'Empire européen.

Telle est aujourd'hui la Vème République.

Telle est la morale de cette histoire;

Le Figaro

Macron sort du silence sur l'affaire Benalla :

«Le responsable, c'est moi et moi seul»

 

Invité surprise du pot de fin de session des députés de la majorité, le président a fustigé «la République des fusibles, la République de la haine ».

Il a parlé, mais pas aux Français. Presque une semaine après le début de l'affaire Benalla, le président de la République est sorti de son silence, mais devant un auditoire choisi. Invité surprise du pot de fin de session parlementaire des députés de sa majorité à la maison de l'Amérique latine, Emmanuel Macron a endossé devant eux l'entière responsabilité de la crise qui fait trembler l'Élysée, le gouvernement, la majorité, voire la République, à en croire du moins les attaques de l'opposition. «La République exemplaire n'empêche pas les erreurs. S'ils cherchent un responsable, c'est moi et moi seul! Qu'ils viennent me chercher, a asséné le chef de l'État devant les députés LaREM. C'est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C'est moi qui ai confirmé la sanction».

 

Tag(s) : #Politique française
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