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«Sortez de votre mutisme Monsieur le Président !» : la sphère politique réagit à l'affaire Benalla© LIONEL BONAVENTURE Source: AFP
Au premier plan à droite, Alexandre Benalla

Retour des barbouzes et impunité

RT  en français

Une enquête préliminaire a été ouverte ce 19 juillet par le parquet de Paris dans le cadre de l'affaire Benalla, ce collaborateur d'Emmanuel Macron repéré dans une vidéo où il prend part à des violences le 1er mai, affublé d'un casque.

D'après Bruno Roger-Petit, Alexandre Benalla avait «demandé l'autorisation d'observer les opérations de maintien de l'ordre pour le 1er Mai». Il a ensuite expliqué que cette autorisation lui avait été donnée car «il agissait dans le cadre d'un jour de congé et ne devait avoir qu'un rôle d'observateur».

Par ailleurs, dans les colonnes du Monde ce 18 juillet, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a précisé qu'il avait autorisé Alexandre Benalla à participer «en observateur» à la manifestation.

 

Sur le plateau de LCI, Richard Ferrand, le chef de file des députés LREM, a déclaré : «Je ne suis pas commentateur de faits divers [...] Je ne suis pas juge, laissez les choses être mises au clair et les autorités compétentes prendront leur décisions.» Il a par ailleurs assuré que, contrairement aux informations fournies par Le Monde le 18 juillet qui le présentait comme «chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République», l'homme filmé «n'[était] pas un proche collaborateur [d'Emmanuel Macron]», précisant : «C'est quelqu'un qui était chargé, notamment, de la sécurité du président de la République pendant la campagne électorale et, ensuite, il a intégré les services de l'Elysée.»

Après la révélation par le journal Le Monde le 18 juillet du comportement violent d'Alexandre Benalla, un conseiller d'Emmanuel Macron, lors des manifestations du 1er mai, la classe politique s'est indignée du silence médiatique au sommet de l'Etat et a estimé que la sanction initialement prise à l'encontre du collaborateur du président n'était pas suffisante.

Selon les informations de l'AFP, le parquet de Paris a annoncé ce 19 juillet l'ouverture d'une enquête préliminaire pour «violences par personne chargée d'une mission de service public», «usurpation de fonctions» et «usurpation de signes réservés à l'autorité publique». L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance. Le garde des Sceaux, Nicole Belloubet a dénoncé des «gestes absolument inadaptés».

Le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, a réagi ce 19 juillet en annonçant qu'Alexandre Benalla avait déjà été mis à pied sans salaire et qu'il ne s'occupait plus de la sécurité des déplacements présidentiels : «Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement». Le porte-parole a également souligné que c'était selon lui «la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l'Elysée».

Selon Le Monde et France Info, Alexandre Benalla, proche conseiller du président de la République, a été mis à pied pour 15 jours au mois de mai après avoir frappé un manifestant place de la Contrescarpe à Paris. Tel qu'on peut le voir sur ces images, le conseiller d'Emmanuel Macron portait un casque de policier au moment des faits. Bruno Roger-Petit explique ainsi la présence du conseiller sur les lieux de cette opération de sécurisation : Alexandre Benalla avait «demandé l'autorisation d'observer les opérations de maintien de l'ordre pour le 1er Mai [...], il agissait dans le cadre d'un jour de congé et ne devait avoir qu'un rôle d'observateur». Le porte-parole concède à ce sujet : «Il a largement outrepassé cette autorisation».

La sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l'Elysée

Le député LREM Laurent Saint-Martin a déclaré sur le plateau de CNews qu'Alexandre Benalla ne devait «plus travailler à l'Elysée» : «Mon avis personnel c'est qu'après des faits comme cela on ne  peut plus travailler pour le président de la République, on ne peut plus travailler à l'Elysée tout court.» Il a ajouté : «Ce qui s'est passé là est tout simplement inadmissible, il doit y avoir des sanctions. [Ce collaborateur] devait être là en observation, il a effectivement utilisé un casque de policier pour frapper des manifestants, il n'en avait absolument pas le droit, il a failli.»

D'autres images de Benalla le font apparaître avec un brassard de police

Sur d'autres images filmées par le journaliste Clément Lanot à un autre moment, le même jour, on peut voir Alexandre Benalla portant un brassard de la police et une radio.

La droite et la gauche interpellent le président de la République

Le député Les Républicains de l'Yonne, Guillaume Larrivé, a ainsi déclaré sur Twitter : «La protection dont a bénéficié M. Benalla au sein de l'équipe rapprochée d'Emmanuel Macron est honteuse. Une suspension de quelques jours n'est pas une sanction. La saisine de l'autorité judiciaire, au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, est évidemment nécessaire.»

POUR LIRE L'INTEGRALITE DE L'ARTICLE

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https://francais.rt.com/france/52579-sortez-mutisme-monsieur-president-sphere-politique-reagit-affaire-benalla

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