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Les syndicalistes de FO et de la CGT portent la parole des agents des services psychiatriques de l'hôpital de Niort.  © Photo NR

Les syndicalistes de FO et de la CGT portent la parole des agents des services psychiatriques de l'hôpital de Niort. © Photo NR

 

Après un appel à la grève fin août, les syndicats et les agents des services psy du centre hospitalier invitent à une veillée funèbre lundi.

Avis d'obsèques et nécrologie. Le titre du tract se veut volontairement provocateur. Aux yeux des représentants syndicaux du centre hospitalier de Niort, il est pourtant évocateur de la situation de crise que connaissent les services de psychiatrie. " Cet été, nous avons vécu le pire" commentent d'une même voix, Sandrine Fournier secrétaire générale de la CGT et Alain Rochette, secrétaire pour Force ouvière.

Les deux syndicats restent mobilisés, à l'issue d'une assemblée générale au cours de laquelle les agents présents leur ont demandé de passer à l'action et de le faire savoir. Les raisons du mécontentement : des effectifs dans certaines unités sous le seuil du minimum de sécurité, certains services en sur-occupation, la mise en danger des patients et des agents et en retour "l'absense de réponse administrative à la hauteur de l'enjeu".

 

 

Le faire part utilisé pour inviter à la veillée de lundi

Le faire part utilisé pour inviter à la veillée de lundi 
© Photo NR

Nous voulons Le retour immédiat à l'effectif minimum de sécurité

Les réprésentants FO et CGT de lhôpital de Niort

 

Ils demandent l'ouverture de réelles négociations, car les premières réponses apportées par la direction n'ont pu satisfaire leurs revendications. Elles restent inchangées : le retour immédiat à l'effectif minimum de sécurité, le passage immédiat des CDD en CDI après trois mois de période d'essai, le remplacement des arrêts de travail et celui à 100 % des arrêts maladies par recrutement extérieur et non par mobilité interne ou l'arrêt temporaire des ambulances spéciales (des agents pris dans les effectifs pour aller chercher des patients à leur domicile en vue d'une hospitalistion en psychiâtrie.)

Une veillée funèbre lundi

Pour rendre visible leur souffrance, les agents veulent marquer les esprits. C'est pourquoi, "une veillée sera tenue dans la crypte du hall administratif" le lundi 10 septembre à 14 heures. Car dans l'esprit des syndicalistes "c'est du décès de l'ensemble de services de la psychiatrie du centre hospitalier de Niort" dont il s'agit, " car elle souffre et agonise d'une maladie (la déshumanisation) depuis de nombreuses années". 

Bruno Faulconnier : " Voyons les choses ensemble "

Le directeur du centre hospitalier a répondu ce mercredi après-midi à notre sollicitation pour apporter son point de vue dans les services de psychiatrie.

 

Bruno Faulconnier, le directeur de l'hôpital de Niort se dit très à l'écoute des responsables syndicaux et des personnels :  « Je suis conscient de différents problèmes dans certains de services de psychiatrie.

C’est pourquoi nous avons commencé à échanger avec les représentants syndicaux afin d’apporter des réponses et d’établir un projet de texte commun. Les négociations sont en cours et nous avons déjà apporté des améliorations depuis le mois de juillet.

La direction a la volonté de remplacer les postes ou les absences, mais nous sommes confrontés à des difficultés de recrutement. Nous voulons maintenir les effectifs. . Nous avons entamé une discussion pour améliorer les choses ensemble avec des mots que nous choisirons ensemble »

 

Tag(s) : #Services publics, #Santé, #Lutte de Classe
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