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Rue d'Aubagne à Marseille

Rue d'Aubagne à Marseille

Ca n'empêche pas, Nicolas

au service du peuple qui se bat

avec les Gilets jaunes

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Par Jean LÉVY

Comme cette rue marseillaise dont les immeubles s'écroulent sur une population abandonnée, la France va-t-elle s'effondrer sous les coups d'un pouvoir aux abois ?

Face au grondement de la colère  populaire, exprimée par une population à bout de nerfs, Macron et son gouvernement font la sourde oreille. Edouard Philippe, à la télé dimanche soir, adresse une fin de non-recevoir aux centaines de milliers de Français qui, depuis le 17 novembre s'expriment sur les routes et les rocades et jusqu'aux places de nos bourgs de la province profonde. 

Pour beaucoup d'entre eux, c'est la première fois qu'ils manifestent : retraités, ouvriers, chômeurs, cadres, ils n'en peuvent plus d'être rançonnés, tondus jusqu'à l'extrême par un pouvoir mis en place par le club des milliardaires, la haute finance, et la minorité de politiciens et de patrons de presse et de médias à leur solde. Ces privilégiés  placent leur fortune dans les paradis fiscaux grâce à une législation imposée par  eux, telle la "libre circulation des capitaux", mise en place par l'Union européenne.

C'est la domination sans partage des nantis, à la recherche de profits toujours plus rapides et jamais assez hauts.

Ce sont les nouveaux seigneurs, et ceux-ci entendent qu'on leur obéisse

Ce sont les aristocrates de l'argent, plein de mépris pour le peuple, comme l'était la caste qui régissait la France jusqu'au printemps 1789. Et à l'époque, déjà, c'est le peuple exaspéré qui de lui-même a pris la Bastille, face aux bataillons du Royal allemand et des Gardes suisses.

A l'époque, les nobles et le roi cherchaient déjà leur protection chez les monarques de l'Europe coalisée, trahissant ainsi la patrie, le Président de notre République, lui,  va à Berlin précher pour  une armée européenne, franco-allemande en premier.

Car au-delà des taxes et des nouvelles gabelles qui frappent le peuple de plein fouet, il se profile un pouvoir menaçant, prêt à tout pour maintenir ses privilèges. Au lieu de s'en prendre aux nouveaux frondeurs à gilets jaune, de les baptiser  "d'extrême-droite",pour disqualifier leur lutte,  les responsables de la CGT, entre autres, devraient mesurer le véritable danger qui peut surgir à tout moment d'un ras-le- bol populaire prêt, faute du soutien actif et offensif des organisations traditionnelles syndicales et politiques, pourrait se jeter dans les bras d'un mouvement vraiment "facho", que mettrait en place l'oligarchie pour maintenir son régime de prébendes. 
 

L'exemple brésilien est là pour nous mettre en garde. 

Car, souvenons-nous : c'est bien l'oligarchie financière, l'histoire nous l'apprend,  qui pour maintenir son emprise sur un État met en place une dictature sanglante pour mater le peuple. L'exemple hitlérien des Krupp et des Thyssen inventant Hitler est encore dans nos mémoires.

Si la population victime perd confiance dans la République, si elle se détache de la chose publique - l'élection législative partielle hier dans l'Essonne, avec moins de 20% de votants,  ce fait constitue un signal inquiétant d'un processus en plein expansion, les organisations qui se veulent les porte-parole du peuple contre l'oligarchie devraient y réfléchir. 
 

Avant qu'il ne soit trop tard.

 

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