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 Un lecteur nous écrit : "Quand la misère est là, ça pète.  Quand la vraie colère est là, ça pète ".

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C'est contre la violence sociale organisée par le pouvoir macronien que se lève notre peuple... Et après le 1er décembre, ça continue ! Par Jean LEVY

Je dirais même plus: la violence est nécessaire lorsque s'exprime la vraie colère. Bien sûr qu'il y a des casseurs et des provocateurs mandatés par la police (ça a toujours été le cas dans les grandes manifs) mais ça n'est finalement pas le problème. Dans les vraies révoltes, il y a des barricades et la rue brûle.
 

Pendant 40 ans de militantisme au SNES-FSU, j'ai participé à des centaines de manifs, presque toutes perdantes. Nos directions syndicales ou politiques, bureaucratisées et /ou boboisées depuis longtemps déjà, veillaient au grain: slogans politiquement corrects et "désinfectés" de toute colère, humour, ballons, voitures sonos noyant les cris vraiment revendicatifs sous des chansons, brefs des manifs balades qui n'inspiraient aucune crainte au pouvoir.

Le temps n'est plus aux simulacres. Le peuple ne veut plus jouer aux petits soldats d'une fausse gauche qui lorgne du côté des élections ou de syndicats embourbés dans la CES, le "dialogue social", les postes de permanents et les décharges de service. Alors, forcément ça pète.

Quand la misère est là, ça pète.

Quand la vraie colère est là, ça pète.

Quand il n'y a pas le camarade responsable syndical déchargé de service qui "revient de Paris" pour expliquer qu'il faut être "responsables", "vigilants" mais "constructifs", ça pète.

Il me coûte de dire cela car je sais que sans organisations de lutte de classe un mouvement est voué à l'échec mais quand ces organisations sont passées à l'ennemi de classe et qu'elles dirigent le mouvement, l'échec programmé intervient sans même que la colère puisse marquer le paysage politique.

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