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Le débat officiel bien sûr, O hasard! valide les objectifs politiques gouvernementaux comme la baisse des impôts accompagnée de la nécessité de réduire les dépenses publiques donc les services publics, validant dans la foulée les privatisations déjà envisagées.
 
A l'inverse le vrai débat organisé avec la même plate-forme logicielle (44.000 participants) MAIS non corseté dans des thèmes comme dans  la consultation macronienne, comportant lui des questions ouvertes livre de tout autres résultats.
 
 
d'un côté des questions fermées avec des choix binaires, allez devinez de quel côté, et un public participant très différent des milieux populaires ?
 
de l'autre des questions ouvertes qui utilisent donc l'outil logiciel comme un outil d'intelligence collective.
 
Comme le révèle ce matin sur France Inter, par exemple l'intervention du professeur émérite de Lyon Jean-Claude Zancarini , il ressort du vrai débat, 4 grands blocs de revendications importantes et massives :
 
 
  1. Transformation profonde du système politique français : mise en place du Referendum d'Initiative Citoyenne (RIC), la prise en compte du vote blanc, fin des privilèges des élus. par contraste dans la restitution officielle massivement diffusée la revendication du RIC n'est attribuée qu'à 2,3 % des demandes.
     
  2. Renforcement du service public, demande de biens communs, de services publics de proximité avec égalité d'accès, renforcement qui sont à NOUS TOUS, qui sont notre bien commun (santé, infrastructures de santé, de transport ...).
    Cette demande étant accompagnée dune demande massive de NATIONALISATIONS.

     
  3. Demande de justice sociale et fiscale résumée sous le slogan :
    " Les gros doivent payer GROS, les petits doivent payer petit "

    complétée par l'exigence de sanction envers les fraudeurs, plus retour de l'ISF.
  4. Présence massive des revendications écologiques et la préservation de l'environnement considéré lui aussi comme un bien commun de toute l'humanité.

Cela venant donc contredire catégoriquement les campagnes désignant les gilets jaunes comme exclusivement préoccupés du pouvoir d'achat et indifférents aux préoccupations écologiques.

Conclusion du professeur : Il n'y a pas comme l'a dit le 1er ministre "ceux qui cassent tout le samedi" et de l'autre ceux qui sont constructifs et font des propositions.

Distinction binaire pour justifier ET la répression et les mesures qui ne vont rien changer de la politique mise en oeuvre jusqu'ici!

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L'interview du professeur  Zancarini  à ECOUTER :
 
https://www.franceinter.fr/emissions/le-5-7/le-5-7-09-avril-2019
 
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La prise en compte des revendications majeures qui ont émergé du puissant mouvement social des gilets jaunes est donc un enjeu MAJEUR pour ce qui va suivre :
 
Le pouvoir va s'évertuer de prouver qu'il a entendu ce qui monte d'en bas (nécessité oblige) TOUT EN s'efforçant de travestir les véritables revendications, cela afin de poursuivre et d'aggraver sa politique au service des riches, des privilégiés.
C'est d'ailleurs pourquoi il a un intérêt majeur à disqualifier le mouvement et à laisser faire les violences urbaines afin de l'assimiler aux casseurs!
 
La bataille est donc engagée pour contraindre le pouvoir à de vrais reculs en développant les luttes, en renforçant l'indispensable unité populaire contre l'oligarchie et ses privilèges !
 

 

 
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Autre lecture du vrai débat,
SOURCE : Le Parisien
 

Le « Vrai débat », lancé fin janvier, a permis à des dizaines de milliers de participants de proposer leurs idées et de voter pour celles des autres.
Il n’y a pas que le grand débat lancé par le gouvernement. Les gilets jaunes ont aussi organisé leur propre consultation citoyenne, le « Vrai débat ». Si les résultats du 
Moins médiatisée que le plan gouvernemental, l’initiative a quand même recueilli entre le 30 janvier et le 3 mars 25 229 propositions de la part de 44 576 contributeurs. Comme le soulignent les chercheurs du Laboratoire d’études et de recherches appliquées en sciences sociales (Lerass) de Toulouse dans leur rapport d’analyse, « la communication [autour du Vrai débat] s’est principalement effectuée via les pages Facebook des Gilets jaunes », qui constituent sans doute la majorité des répondants.


La logique était simple, et beaucoup plus libre que pour la plateforme officielle. Ici, les contributions pouvaient porter sur neuf thèmes ou sections, dont l’une « Expression libre », et pas seulement sur les quatre thèmes fixés par le gouvernement. « C’était moins cloisonné dans l’expression des internautes. Il n’y avait pas de questions fermées », précise au Parisien Pascal Marchand, directeur du Lerass.

Seul point commun avec le site du grand débat : c’est la même plateforme, fournie par la société Cap Collectif, qui a été utilisée. Sur le « Vrai débat », chacun pouvait voter sur les idées des autres et argumenter s’il le souhaitait. En somme, la même logique que sur les réseaux sociaux prisés par les Gilets jaunes, comme Facebook. Au total, il y a eu près de 900 000 votes sur l’ensemble des propositions.

Le RIC en tête des demandes

 

C’est là la principale différence avec les résultats de la consultation lancée par le gouvernement. Alors que le référendum d’initiative citoyenne (RIC) n’a été que très peu cité par les participants au grand débat national, il est largement approuvé par ceux du « Vrai débat », avec 91 % de « pour ». C’est même la proposition à avoir recueilli le plus de votes (6 163).


Dans cette même catégorie des institutions, la prise en compte du vote blanc a aussi été très approuvée (89 % des 5 398 votants sont pour).

Plus de justice fiscale

 

Oui aux impôts, mais mieux répartis. Voilà comment on peut résumer les attentes des répondants en matière de fiscalité. « Faire payer les impôts et les taxes à ceux qui y échappent », résume l’un d’eux dans son argumentation.

Le rétablissement de l’ISF est approuvé par 90 % des 4000 votants, un pourcentage qui grimpe à 95 % pour la renationalisation des autoroutes. « Il y a une réflexion en profondeur sur la fiscalité. Ils se demandent notamment pourquoi l’Etat privilégie les intérêts du privé pour certaines industries », pointe Pascal Marchand.

La section « économie, finances, fiscalité » a été la plus alimentée, avec 27 % des propositions et 17 % du nombre total de participants. « Le souhait d’une vie décente pour tous apparaît de manière centrale », note le rapport. Via, notamment, la fin des « privilèges » des élus.

L’environnement pas oublié


L’écologie est également un thème qui a suscité de nombreuses propositions et argumentations. Car les Gilets jaunes sont loin d’être insensibles à l’environnement et sont même prêts à mettre en place uns fiscalité écologique.


Mais, là aussi, « ils veulent une fiscalité plus juste. Il y a des propositions très précises de mesures fiscales différentes en fonction du caractère durable ou écologique des produits », précise le directeur du Lerass. Comme, par exemple, la mise en place d’aides ciblées pour les agriculteurs bio, une taxation des entreprises et transports pollueurs, ou davantage de subventions pour des transports en commun à la campagne.

Des Gilets jaunes révolutionnaires ?


Les Gilets jaunes ne sont-ils que de violents révolutionnaires, comme le soupçonnent certains ? « Entre réformistes et révolutionnaires, on n’arrivait pas à trancher, et on s’aperçoit que ceux qui ont répondu ne veulent pas abolir le système actuel ni passer à la VIe République. Ils veulent reprendre confiance dans le système, mais il faut l’assainir », indique Pascal Marchand.

D’où leurs demandes en faveur d’une plus grande représentativité (vote blanc), d’une meilleure prise de décision (RIC), et d’une fiscalité plus juste. Des souhaits à relier au manque de confiance envers les responsables politiques actuels, dont « la légitimité est remise en question », note le rapport.

Au niveau européen, la défiance est aussi très importante et le Frexit (la sortie de la France de l’UE) obtient un score assez favorable. « Mais c’est dans une logique de dernier recours "Soit on change l’Europe, soit on s’en va". Ils considèrent que l’Europe apporte plutôt de bonnes choses, mais qu’elle est trop dirigée par les élites », précise le chercheur.


« Même si l’union européenne est à réformer et faire évoluer, merci à la construction européenne qui a contribué à notre développement économique », écrit par exemple l’un des internautes.

Technicité de l’argumentation


Les Français, et donc les Gilets jaunes, ne connaîtraient rien à l’économie ? Certaines argumentations des contributeurs au Vrai débat laissent plutôt penser le contraire. L’un d’eux a par exemple proposé, de façon très pointue et précise, une « TVA fluctuante ». Un autre a dénoncé des « banques privées qui ont emprunté de l’argent à la BCE (Banque centrale européenne, NDLR) à taux zéro et exigent des intérêts en prêtant à l’Etat ».

« On a dû googliser certains thèmes qu’on a vu passer, comme Gopé (Grandes orientations des politiques économiques au niveau européen, NDLR), car on ne connaissait pas ! », s’amuse Pascal Marchand. Ce dernier pensait au départ qu’il y avait eu une faute d’orthographe, car elles sont par ailleurs très nombreuses dans les argumentations.

 
Tag(s) : #Macron, #Gilets jaunes
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