Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Team Macron

Les Crises

Cinquante nuances de calomnie sur Twitter :

la Team Macron (rebaptisée « Team Progressistes »)

contre les Gilets jaunes

Nul twitto s’intéressant à la politique n’a pu passer à côté des prouesses de la Team Macron, ce compte semi-officiel créé en janvier 2017 par Pierre Le Texier (aujourd’hui responsable de la communication numérique du parti présidentiel) qui se voue jusqu’à l’absurde à la défense du locataire de l’Élysée et du gouvernement.

Renommée en février « Team Progressistes » – une épithète grossièrement usurpée –, cette cellule de propagande et riposte qui serait maintenant gérée par des bénévoles (mais la parole de M. Le Texier est sujette à caution) s’est efforcée dès le début du mouvement des Gilets jaunes de le discréditer, de le salir.

Comme ce compte donne le la macroniste sur Twitter, déversant à jet continu des éléments de langage, le pot-pourri de messages proposé ci-dessous permet de se faire une bonne idée des pratiques militantes pro-LREM sur le réseau social. Mépris, amalgame, malhonnêteté, diffamation, incohérence, infox, complotisme, bêtise… Toute la panoplie du parfait petit calomniateur (anonyme de surcroît) est là.

Team Place Beauveau

 

 

 

La Team Macron/Progressistes (TMP par la suite) reprend toujours scrupuleusement les chiffres rabougris du ministère de l’Intérieur et exige que les journalistes fassent de même ; ici, Thomas Misrachi de BFM-TV. Et surtout les zélotes macronistes occultent le très large soutien dont jouit le mouvement des Gilets jaunes dans la population.

Team Mépris

 

 

Indémodable mépris de classe… Auquel on peut ajouter une dose de moquerie malsaine face à la situation économique et sociale des dominés. Quand il refuse de « rester à sa place », le peuple devient aux yeux des possédants et de leurs auxiliaires un troupeau irrationnel de gueulards alcoolisés.

Team Malhonnêteté

 

 

 

Au lieu d’accepter un débat rationnel et loyal, les dominants préfèrent débiter des outrances malhonnêtes et disqualifier d’emblée les demandes légitimes du peuple. C’est une caractéristique du pouvoir macroniste (du pouvoir bourgeois, en fait) : il est non seulement moralement mais intellectuellement indécent. Les partisans de l’ordre établi ne reculent devant aucun sophisme, aucune bassesse argumentative, pour préserver celui-ci.

Team Amalgame

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’amalgame constitue l’un des principaux stratagèmes du pouvoir pour vilipender et avilir ceux qui le contestent. Culpabilité par association, proximités imaginaires, généralisations délirantes, caricatures insultantes… Ces petites ignominies dont raffole la TMP permettent de ne pas argumenter rigoureusement tout en revendiquant avec outrecuidance une position morale supérieure. Un système dans lequel les plus méprisables conspuent à l’envi les plus méprisés doit être renversé.

Team Dénoyautage

 

 

 

 

Laissons la parole à Nicolas Lerner, patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), interrogé par Le Parisien (19 février) : « À aucun moment les groupes ultras n’ont réussi à prendre le leadership sur ce mouvement ». Et il ajoute ensuite que ses services suivent « près de 1 000 profils » relevant de « l’ultradroite » et « près de 2 000 profils » pour « l’ultragauche » ; ainsi la catégorie fourre-tout « ultras » (dont les objectifs ne sont évidemment pas identiques) doit représenter moins de 3 % des Gilets jaunes les plus actifs.

Une étude sociologique sur la composition du mouvement jaune fluo, dont Le Monde a rendu compte (26 janvier), estime que « 60 % des interrogés ne se situent pas sur l’échelle gauche-droite » et, parmi les 40 % qui s’y inscrivent, « la gauche domine : 23 % se disent très à gauche, 42 % à gauche, 7 % au centre, 14 % à droite et 14 % très à droite. » Les dénoyauteurs de la TMP ont encore tout faux. Mais rien de surprenant pour des sectateurs macronistes que la réalité n’intéresse pas.

Team Diffamation

 

 

 

 

 

 

 

Accuser une personne d’un délit sans fournir de preuves, c’est de la diffamation ; accuser des dizaines voire des centaines de milliers de personnes d’un délit sans établir matériellement la réalité des faits, c’est de la diffamation de masse. Or, le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie, pour ne citer que ces trois types de discrimination, sont actuellement considérés comme des délits. Quant au qualificatif « fasciste », il relève plutôt de l’injure. Voilà, une large partie des tweets de la TMP à propos des Gilets jaunes oscille entre la diffamation et l’injure.

Il serait utile que les professionnels de la calomnie anti-peuple nous disent une bonne fois pour toutes, par exemple, à partir de quelle proportion d’antisémites – avérés, pas fantasmés – dans un groupe il devient légitime d’étendre la propriété infâme à l’ensemble. 0,01 % ? 0,1 % 1 % ? À écouter certains, on pourrait croire que quelques dizaines de personnes suffisent à contaminer un vaste mouvement populaire. Cela paraît si irrationnel que des éclaircissements chiffrés s’imposent. À moins bien sûr qu’il ne s’agisse uniquement de salir les Gilets jaunes de la façon la plus odieuse possible dans le but de les intimider, de les diviser, de les priver de la solidarité des Français, et ainsi de neutraliser la révolte…

Team Fake news

 

 

 

 

 

La TMP a lancé ou relayé plusieurs fake news en bonne et due forme sur le mouvement des Gilets jaunes, par exemple : « Un Gilet jaune a fait un salut nazi sur les Champs-Élysées », « Des Gilets jaunes ont incendié le Musée du Jeu de paume », « Le SMIC va augmenter de 100 euros en 2019 », « Le mouvement des Gilets jaunes n’aurait pas existé sans BFM ». Nous avons passé celles-ci en revue ici même dans un article en deux parties (premièreseconde) intitulé « 12 fake news macronistes sur les Gilets jaunes ».

Quant à l’infox sur les « gants plombés » de Christophe Dettinger, voir le démontageeffectué par la rubrique « CheckNews » de Libération.fr. Les macronistes sont des gros producteurs de fake news, ce qui ne les empêche pas de claironner que celles-ci représentent un grave danger pour la démocratie et qu’il faut lutter sans relâche contre elles. Ce comportement porte un nom : la duplicité. La « loi relative à la lutte contre les fausses informations » va-t-elle se retourner contre le pouvoir ou le deux poids, deux mesures s’en trouvera-t-il amplifié ? À suivre…

Team Salut nazi

 

 

 

 

Accro à l’erreur, la TPM efface régulièrement des tweets, elle justifie alors ses biais et son empressement en parlant de « connerie » (1er et 6 décembre), de « méprise » ou de « boulette » (5 décembre). Mais, parfois, elle s’obstine. Ainsi, alors que l’infox est flagrante, nos e-fluophobes, docteurs ès salut nazi, persistent et signent. La bêtise assumée est toujours plus belle.

Au fait, qui a déclaré doctement « La lutte contre les fake news nous concerne tous » ? Eh oui, c’est la Team Hypocrite :

 

Team Complotisme

 

 

 

 

Nous avons également traité dans l’article déjà mentionné ces deux scoops conspirationnistes : « Steve Bannon a orchestré le mouvement des Gilets jaunes » (une production originale de la Team Macron) et « Des comptes Twitter liés à la Russie attisent la révolte des Gilets jaunes » (une coproduction médiatico-politique des nostalgiques de la guerre froide). Mais le complotisme de la TMP ne s’est pas limité à ces cas. À propos de « l’interview de Céline sur RT », voir CheckNews.

Mais que fait Rudy Reichstadt ?… Parmi ses nombreuses vertus, le mouvement des Gilets jaunes a permis de montrer de façon éclatante que la vigilance de Conspiracy Watch est passablement sélective.

Team Anxiogène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour la TMP, en bon laquais du pouvoir, la violence est de l’entière responsabilité des Gilets jaunes, dépeints en destructeurs haineux. L’exécutif et les « forces de l’ordre » sont immunisés contre toute critique. La violence ne peut venir que de la populace ou d’agents du chaos (et l’affaire Benalla n’est que l’instrumentalisation politique d’un fait divers).

Il ne viendrait évidemment pas à l’idée de macronistes fanatiques qu’il suffirait d’accéder aux demandes du mouvement social pour faire décroître les tensions. Il importe avant tout de faire peur, de générer un climat anxiogène, pour que les Français se détournent des Gilets jaunes et même idéalement se retournent contre eux. Diviser pour régner, éternel stratagème des dominants.

Team Matons

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Macron

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :