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Débats au sein de la CGT à la veille de son congrès
La CGT
à l’heure des
« gilets jaunes »

Le 52e congrès de la Confédération générale du travail (CGT) se tient du 13 au 17 mai à Dijon. Bousculée par le mouvement des « gilets jaunes », qui lui a ravi le flambeau de la contestation sociale, et en perte de vitesse aux élections professionnelles, la centrale syndicale peut difficilement faire l’économie d’un bilan, ainsi que d’une clarification de sa ligne et de ses actions.

Dans un coin de son bureau, au siège de la Confédération générale du travail (CGT), à Montreuil, M. Philippe Martinez, le secrétaire général de l’organisation, a placé une photographie aérienne des anciennes usines Renault, à Boulogne-Billancourt. Dans la discussion, le technicien, ancien délégué syndical central, parle souvent et avec fierté de sa « boîte ». Le « métallo » en a gardé le sens des métaphores automobiles. « Ma principale préoccupation, dit-il à l’approche du 52e congrès de la confédération (du 13 au 17 mai à Dijon), au cours duquel il briguera un nouveau mandat, est que nous n’arrivions pas à passer la deuxième et la troisième. »

Car, pour la centrale, il y a urgence à progresser. D’une part, le nombre officiel d’adhérents s’érode : de 695 000 en 2012 il est tombé à 636 000 en 2017, retrouvant ainsi le niveau du début des années 1990. D’autre part, son score aux élections professionnelles a continué de baisser : fin 2018, la CGT a même cédé sa première place — secteurs public et privé confondus — à la Confédération française démocratique du travail (CFDT), essentiellement parce qu’elle a perdu en influence dans les entreprises privées.

Plus grave : c’est un mouvement surgi de nulle part, celui des « gilets jaunes », concentré sur les ronds-points les week-ends et non sur les lieux de travail en semaine, qui vient de lui subtiliser le flambeau de la contestation sociale. Une mobilisation populaire plutôt radicale, et efficace : 10 milliards d’euros lâchés par le gouvernement au bout d’un mois ! Et sans l’aide des syndicats ! Ce n’est pas faute, pourtant, d’avoir mobilisé des troupes : en 2016 contre la loi travail, en 2017 contre les ordonnances Macron et en 2018 à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Les militants de la « CGT d’en bas », dans les unions locales (UL) ou départementales (UD), n’en prennent pas ombrage.

Voilà un mouvement, disent-ils, « revigorant », qui « fait du bien » et qui « redonne confiance dans l’action collective ». (...)

 

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du mois de juin 2019

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