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ELLE N'EST PAS MORTE !
Paroles de Eugène Pottier 
Tout ça n’empêche pas Nicolas 
Qu’ la Commune n’est pas morte.

 

On l’a tuée à coups de chassepot, 
À coups de mitrailleuse 
Et roulée avec son drapeau 
Dans la terre argileuse. 
Et la tourbe des bourreaux gras 
Se croyait la plus forte.

Refrain
Tout ça n’empêche pas Nicolas 
Qu’ la Commune n’est pas morte. 
Tout ça n’empêche pas Nicolas 
Qu’ la Commune n’est pas morte !

Comme faucheurs rasant un pré, 
Comme on abat des pommes, 
Les Versaillais ont massacré 
Pour le moins cent mille hommes. 
Et les cent mille assassinats, 
Voyez ce que ça rapporte.

On a bien fusillé Varlin, 
Flourens, Duval, Millière, 
Ferré, Rigault, Tony Moilin, 
Gavé le cimetière. 
On croyait lui couper les bras 
Et lui vider l’aorte.

Ils ont fait acte de bandits, 
Comptant sur le silence. 
Achevez les blessés dans leur lit, 
Dans leur lit d’ambulance 
Et le sang inondant les draps 
Ruisselait sous la porte.

Les journalistes policiers, 
Marchands de calomnies, 
Ont répandu sur nos charniers 
Leurs flots d’ignominie. 
Les Maxim’ Ducamp, les Dumas 
Ont vomi leur eau-forte.

C’est la hache de Damoclès 
Qui plane sur leurs têtes. 
À l’enterrement de Vallès, 
Ils en étaient tout bêtes 
Fait est qu’on était un fier tas 
À lui servir d’escorte

C’ qui prouve en tous cas Nicolas, 
Qu’la Commune n’est pas morte. 
C’ qui prouve en tous cas Nicolas, 
Qu’la Commune n’est pas morte !

Bref tout ça prouve au combattant 
Qu’ Marianne a la peau brune, 
Du chien dans l’ ventre et qu’il est temps 
D’crier vive la Commune ! 
Et ça prouve à tous les Judas 
Qu’si ça marche de la sorte

Ils sentiront dans peu nom de Dieu, 
Qu’la Commune n’est pas morte. 
Ils sentiront dans peu nom de Dieu, 
Qu’la Commune n’est pas morte !

 

 

 

APPEL À LA MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS

La Commune au présent

Affirmer nos idéaux de démocratie, de progrès social, ainsi que notre détermination à combattre la haine, le racisme, la xénophobie, c’est réaffirmer notre attachement aux idéaux de la Commune.

 

Avec une durée trop brève - 72 jours - les expériences mises en oeuvre durant les semaines de la Commune de Paris ont ouvert de nouvelles perspectives qui, par bien des aspects, restent très actuelles.

Quand un président de la République se fait élire en promettant de réduire la fracture sociale et de consulter le peuple si besoin, mais renie aussitôt ses engagements, comment ne pas penser à la Commune de 1871 qui imposait à ses élus le principe de révocation ?

 

Quand des lois liberticides transforment les travailleurs immigrés en clandestins, destinés à remplir les charters de la honte, comment ne pas évoquer la Commune de 1871 qui accueillait dans ses rangs des travailleurs luxembourgeois, belges, italiens, qui confiait l’équivalent du premier ministère du travail à un ouvrier hongrois et le commandement de ses armées à deux généraux polonais ?

 

Quand l’intégrisme impose sa chape de plomb à plusieurs pays, comment ne pas rappeler que la Commune de 1871 décrétait la séparation de l’Église et de l’État, instituait l’école laïque, gratuite et obligatoire, ouvrait la voie à l’émancipation des femmes ?

 

Et nous pourrions multiplier les exemples...

 

Il ne s’agit pas bien sûr de chercher dans son oeuvre des recettes toutes prêtes ; mais faire connaître ce moment glorieux de l’histoire de notre peuple peut faciliter la recherche de solutions novatrices aux problèmes d’aujourd’hui.

 

Les travailleurs, aujourd’hui comme en 1871, ont de nombreuses raisons de se révolter. En participant massivement le 25 mai à la montée au mur des Fédérés pour commémorer « cet espoir mis en chantier », vous manifesterez votre volonté de suivre les traces des communards qui montèrent à « l’assaut du ciel ».

 

Rendez-vous le samedi 25 mai 2019, à 14h30,
à l’entrée du cimetière du Père-Lachaise, 
rue des Rondeaux, Paris XXe, métro Gambetta.

 

 

Communiqué des Amis de la Commune de Paris 1871 :

 

Dimanche 26 mai 2019 à 11 heures
Commémoration au monument aux Fédérés 
du cimetière Montparnasse (petit cimetière)

 

Pendant des années il y eut, à côté de la Montée au Mur des Fédérés, une cérémonie de la rive gauche au cimetière Montparnasse.

Ce rituel s’était perdu depuis les années 1950.

Notre association a décidé de renouer avec cette ancienne tradition en 2013.

Nous organisons tous les deux ans une commémoration en l’honneur de la Commune de Paris.

 

Rendez-vous devant le monument aux Fédérés 27e division (Angle avenue Transversale et Avenue Thierry) 
3, Boulevard Edgar Quinet PARIS 14ème - Métro : Edgar Quinet ou Rue Emile Richard, M° Raspail

Tag(s) : #Culture, #Histoire
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