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Libération

Femmes de chambre en grève à l'hôtel Ibis : «Si on gagne,
 ils ne profiteront plus de nous»
 
Les femmes de chambres de l'hôtel Ibis Clichy-Batignolles manifestent pour l'amélioration de leurs conditions de travail, à Paris, le 13 août.
Les femmes de chambres de l'hôtel Ibis Clichy-Batignolles manifestent pour l'amélioration de leurs conditions de travail, à Paris, le 13 août. Photo Denis Allard pour Libération

En grève depuis le 17 juillet à l'hôtel Clichy-Batignolles, à Paris, elles réclament une réduction de leur cadence de travail et le paiement d'un panier repas.

Depuis le 17 juillet, un vacarme incessant résonne à 200 mètres à la ronde autour de l’hôtel Ibis Clichy-Batignolles dans le XVIIearrondissement de Paris. Comme si l’on passait la tête dans une machine à laver. Ça débute au petit-déjeuner, dès 9 heures le matin, et se termine au goûter, à 16 heures. Devant l’entrée de l’hôtel, une dizaine de femmes de chambre sont en grève. Et pour se faire entendre, elles ont décidé de manifester en tapant sur des casseroles et des tambours en cadence.

«Pendant la canicule, on ne nous a même pas donné une bouteille d’eau»

 

Elles sont employées par STN, un sous-traitant du groupe Accor, qui détient la chaîne d’hôtels Ibis. «Le cœur du métier, dans l’hôtellerie, c’est quand même les chambres, non ? Eh bien, même ça, ils le sous-traitent», regrette Foued Slimani, délégué du syndicat CGT-HPE qui les accompagne. Leurs revendications tiennent en une liste de seize points, inscrits sur une feuille de papier rose qu’elles distribuent aux clients de l’établissement. Elles regrettent notamment la cadence trop importante qui leur est imposée. «Aujourd’hui, on doit faire trois chambres et demie en une heure. Mais ce n’est plus possible de tenir, on a mal partout. On demande d’enlever la demi-chambre, que l’on ne fasse que trois chambres par heure», explique Rachel, 45 ans, employée depuis 2003 et payée 1300 euros net en tant que gouvernante. Chaque jour, cette mère de cinq enfants doit prendre les transports en commun pendant deux heures aller-retour pour se rendre sur son lieu de travail. «Le salaire ne suffit pas, on fait plus d’heures mais les heures supplémentaires ne sont pas toujours payées», regrette-t-elle.

Tag(s) : #Lutte de Classe
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