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Municipales : le local CGT invité surprise

Foix : la municipalité utilise la justice pour faire expulser l'UL CGT  de son local

Le 12 septembre dernier, la cour d'appel de Toulouse a rendu un jugement défavorable pour la CGT. Elle lui ordonne de quitter le local de la place-Parmentier, sous une lourde astreinte.

Didier Mézin, secrétaire départemental de la CGT, ne cache pas son amertume et son inquiétude, après le jugement rendu par la cour d'appel de Toulouse, le 12 septembre dernier, dans le conflit qui oppose la commune à l'organisation syndicale sur l'occupation du local de la place-Parmentier. «Cette décision est hautement défavorable au monde du travail et aux organisations syndicales, argumente Didier Mézin.

Cette décision ne nous convient pas et on peut penser que dorénavant, un certain nombre de municipalités de droite ou d'extrême-droite pourrait s'en inspirer pour pouvoir se séparer des organisations syndicales. Cette décision n'engage pas que la CGT, et pas seulement l'Ariège».

Cette expulsion programmée, Didier Mézin entend donc en faire un symbole et prévient : la question du local CGT va faire son entrée dans les campagnes des municipales. Le syndicat a décidé de se pourvoir en cassation, une procédure qui va durer plusieurs mois, un an sans doute, au-delà donc des échéances du mois de mars prochain. Et n'a pas encore tranché sur son départ des locaux, en dépit de la menace de l'astreinte.

Et de poursuivre : «On aurait préféré avoir un échange constructif avec M. le maire, sur les conditions de relogement. Le dossier de l'union locale et de son hébergement sera présent tout au long de la campagne pour les municipales (…) Il n'y aura pas que le pourvoi en cassation : on va démarrer très très vite des actions sur le terrain, sur la voie publique, et on s'interdit rien, pour expliquer les choix de la CGT acculée dans une situation qu'elle n'a pas choisie.»

Didier Mézin explique également qu'en Ariège, il n'y a de problème qu'à Foix. Six communes, cinq municipalités qui ont passé des accords avec la CGT. Et de conclure : «La décision est politique. Des locaux pour nous accueillir, il y en a». Maryse Gomez, secrétaire de l'UL, s'en dit persuadée : «La création de ces logements sociaux, avancée par la municipalité, est un prétexte. »

Le chiffre : 200

euros d'astreinte > Par jour d'occupation des lieux. C'est ce qui menace la CGT si elle ne quitte pas le local de la place-Parmentier dans le délai fixé par la loi : quinze jours après la notification du jugement. Un «loyer» qui deviendra rapidement insupportable pour le syndicat.

Tag(s) : #Répression, #Lutte de Classe
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