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coco Magnanville

Publié le 22 Octobre 2019

Des jours de fureur ont été vécus au Chili après qu'une protestation contre l'augmentation des prix des tickets de métro ait conduit à une vague de violence et à une répression généralisée. Pour Sebastián Piñera, au Chili, c'est la guerre, alors que la nation mapuche attribue tout à sa politique néolibérale : que se passe-t-il au Chili ?

Par José Díaz

Servindi, le 21 octobre 2019 - La semaine dernière, le président chilien Sebastián Piñera a pris une décision qui allait déclencher une vague de violence dans son pays. L'augmentation des tarifs des transports publics a suscité une série de protestations qui, au départ, semblaient n'être que des protestations d'étudiants. Cependant, après avoir militarisé les rues des principales villes dans le but de réprimer les protestations, tout est devenu incontrôlable dans le pays.

Les collectifs étudiants ont été rejoints par divers groupes politiques, sociaux et syndicaux qui s'opposent aux mesures libérales imposées par l'administration de Sebastián Piñera. Le week-end dernier, les manifestations n'avaient pas de point de retour. La forte répression des carabiniers a été combattue par la radicalisation des marches qui ont conduit à l'incendie des bâtiments et des wagons de métro.

En réponse, le Gouvernement chilien a intensifié sa répression et, à la fin de la nuit dernière, on estime à 10 les victimes de ces journées de violence. Les pillages, les incendies, la répression excessive et les couvre-feux ont marqué la vie sociale chilienne ces derniers jours.

Samedi soir, le président du Chili a annoncé l'abrogation de la mesure qui a dicté l'augmentation des tarifs des transports publics. Cependant, les mobilisations se poursuivent dans les principales villes chiliennes. Aujourd'hui encore, l'état d'urgence demeure dans un pays presque totalement militarisé.

Pourquoi les Chiliens protestent-ils ?


Le Front Large (Frente Amplio), parti politique opposé à celui de Sebastián Piñera, a accusé le gouvernement chilien de ne pas voir la véritable dimension des manifestations. Selon ce regroupement, les révoltes civiques n'indiquent pas le coût des transports, bien qu'il s'agisse du déclencheur final. Le sentiment d'inégalité de la part du gouvernement central chilien s'est accru ces dernières années : actes de corruption, impunité et hausse des prix dans les services publics.

Pour sa part, la nation Mapuche a publié un communiqué dans lequel elle blâme Sebastián Piñera pour les vagues de violence qui ont fait plusieurs victimes jusqu'à présent. Pour la population indigène du Chili, ces révoltes civiques répondent à un héritage de criminalisation et de répression par des politiques libérales dictées par la Casa de la Moneda.

"Pendant des décennies, ils ont joui de privilèges derrière une dictature sanglante, où ils ont torturé, fait disparaître et exécuté des centaines et des milliers de Mapuches et de non-Mapuches. Fin 2018, Camilo Catrillanca, membre de la communauté mapuche, a été assassiné par un groupe de carabiniers alors qu'il travaillait sur le terrain, ce qui a provoqué une vague de protestations contre l'administration de Sebastián Piñera." (Article traduit ICI)

Pour l'instant, le président du Chili ne semble pas vouloir s'ouvrir au dialogue. Le week-end dernier, loin d'approcher les mouvements sociaux, il s'est entretenu avec les hommes d'affaires concernés lors des mobilisations. Et le dimanche, à la clôture, il a donné un communiqué belliqueux dans lequel la phrase suivante ressortait : "Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant. Tout indique que la paix ne régnera pas au Chili dans les prochains jours."

traduction carolita d'un article paru sur Servindi.org le 21/10/2019

 

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