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«Format Normandie» : tout comprendre sur le sommet prévu le 9 décembre à Paris Les drapeaux français, russe et ukrainien, lors d'une réunion au «format Normandie» des ministres des Affaires étrangères, le 11 juin 2018, à Berlin, en Allemagne (image d'illustration).

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RT France

 

Alors que se profile une réunion au «format Normandie» sur le règlement de la situation dans l'est de l'Ukraine, RT France fait le point sur ces rencontres, qui ont déjà permis de ratifier et de faire appliquer une partie des accords de Minsk.

Le 9 décembre, se réuniront les présidents français, russe et ukrainien, ainsi que la chancelière allemande, dans une très attendue rencontre au «format Normandie», la première depuis 2016. En effet, Emmanuel Macron recevra, au palais de l’Elysée, Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky et Angela Merkel afin de reprendre les discussions consacrées à la résolution du conflit qui fait rage dans l’est de l’Ukraine depuis 2014, et qui a déjà fait plus de 13 000 morts (dont plus de 3 000 civils) et plusieurs millions de déplacés, selon le Haut-commissariat des Nations unies.

 

Baptisée «format Normandie», en référence à la première réunion quadripartite entre la France, l’Ukraine, la Russie et l’Allemagne tenue le 6 juin 2014 dans le château de Bénouville, en marge des célébrations du débarquement des Alliés en Normandie, la rencontre aura pour objectif de relancer la mise en œuvre des accords de Minsk (I et II) signés en 2014 et en 2015, avec l’intention d’aboutir à un cessez-le-feu complet dans l’est de l’Ukraine ainsi qu’à la mise en place du volet politique de ces accords. Elle sera la cinquième du genre après les sommets de Minsk en février 2015, Paris en octobre 2015 et Berlin un an plus tard.

Mais pourquoi avoir attendu si longtemps ? Cette nouvelle rencontre au «format Normandie» était en réalité conditionnée à l’application par l'Ukraine, seule partie belligérante du conflit avec les séparatistes, la Russie servant d’intermédiaire au même titre que la France et l’Allemagne, de plusieurs points fondamentaux des accords de Minsk. Dans un communiqué publié par la présidence française le 15 novembre, l’Elysée avait confirmé que ce sommet «se tiendr[ait] alors que des avancées majeures sont intervenues depuis l’été dans les négociations, qui ont notamment permis le désengagement des troupes dans plusieurs zones de tension, et permettr[ait] d’ouvrir une nouvelle séquence de mise en œuvre des accords de Minsk».

 

De l’échec du protocole de Minsk aux réunions au «format Normandie»

 

La situation a en effet beaucoup évolué dans l’est de l’Ukraine depuis la ratification, en septembre 2014 dans la capitale biélorusse, par l’Ukraine, la Russie ainsi que les Républiques populaires autoproclamées de Donetsk (DNR) et de Lougansk (LNR), du protocole de Minsk sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) représentée par Heidi Tagliavini. Comprenant douze points, cet accord visait par exemple à «assurer immédiatement la cessation bilatérale du recours aux armes» ou encore à «procéder au retrait du territoire ukrainien des formations armées et du matériel militaire illicites, ainsi que des combattants irréguliers et des mercenaires».

 

Mais devant l’incapacité des belligérants à faire respecter l’accord sur le terrain, aussi bien côté ukrainien que séparatiste, de nouvelles négociations sont organisées, dans un format cette fois-ci plus resserré. N’y participeront que quatre pays : la France, la Russie, l’Ukraine et l’Allemagne. La rencontre au «format Normandie», inspirée du précédent calvadosien de 2014, est née.

 

Tenues à Minsk, ces négociations entre François Hollande, alors président de la République, Petro Porochenko, à l’époque président ukrainien, Vladimir Poutine et Angela Merkel, auxquelles participent les représentants de la LNR et de la DNR, Igor Plotniski et Alexandre Zakhartchenko, débouchent, le 11 février 2015, sur la signature du traité «Minsk II», impliquant exactement les mêmes parties que Minsk I (Russie, Ukraine, LNR, DNR et diplomatie suisse). Composé de 13 points, il réaffirme la mise en place d’un «cessez-le-feu à minuit le 15 février 2015» mais requiert également le «retrait des armes lourdes de chaque côté de la ligne de cessez-le-feu». Au-delà de régir le simple facteur militaire, Minsk II va plus loin dans les solutions politiques apportées au conflit avec une «réforme constitutionnelle de l’Ukraine» ou encore la mise en place d’un «gouvernement provisoire à l’Est».

En savoir plus sur RT France : 

https://francais.rt.com/international/68749-format-normandie-tout-comprendre-sur-sommet-prevu-9-decembre-paris

Tag(s) : #Russie - Ukraine
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