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À peine nommé, le nouveau «Monsieur Retraites» fait face à plusieurs polémiques

 

RT France

Quelques heures après sa nomination, le nouveau «Monsieur Retraites» du gouvernement a soulevé à son tour plusieurs polémiques. Certaines d'entre elles ont d'ores et déjà été éclaircies. Après le départ dans la douleur du dernier «Monsieur Retraites» du gouvernement Jean-Paul Delevoye le 16 décembre, plusieurs personnalités politiques et observateurs se sont interrogés sur une mystérieuse somme de perçue en 2019 par son successeur Laurent Pietraszewski. 

Sur la déclaration à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) de Laurent Pietraszewski figure en effet une somme de 71 872 euros versée entre août et septembre 2019 par Auchan France, pour lequel il a officié entre 2012 et 2017 en tant que DRH (pour un salaire net de 32 286 euros la dernière année).  «Les grands groupes étant les seuls grands gagnants de la [Réforme des retraites], la suspicion de conflit d’intérêt ne sera pas éteinte par la nomination de [Laurent] Pietraszewski qui, encore en 2019, a été rémunéré par Auchan à hauteur de 71.000 euros nets pour deux mois», s'est notamment indignée la présidente du Rassemblement national (RN) sur Twitter. 

 

Mais très vite, les clarifications sur cette somme sont tombées. Les 71 872 euros sont en fait une indemnités de licenciement économique versée par son ex-employeur, raison pour laquelle elle figure sur sa déclaration rectificative d'octobre alors qu'il avait cessé sa collaboration avec Auchan depuis son élection en 2017. 

Contacté par Franceinfo, Auchan a expliqué que l'élu s'était mis en  «congé sabbatique» depuis juillet 2017 et s'était vu notifier un «licenciement économique» en 2019. Franceinfo précise en outre qu'un député, contrairement à un ministre, a le droit d'exercer une activité rémunérée en plus de son mandat sauf pour certaines fonctions qui ne semblent pas concerner ce cas. 

 

 Laurent Pietraszewski, ancien DRH chez Auchan, successeur de Delevoye au gouvernement,, avait fait mettre en garde à vue une déléguée syndicale qu'il soupçonnait d'avoir donné un petit pain à une employée de la galerie marchande»

L’ancien député socialiste René Dosière qui s’est fait une spécialité de ces questions estime sur Europe 1 que la déclaration de l’intéressé “n’est pas claire à 100%”. Le président de l’Observatoire d’éthique publique regrette en effet le “peu de renseignements sur les activités qu’il a pu exercer durant les cinq années précédant son élection comme député”.

Sans verser dans le soupçon, René Dosière considère que “sa déclaration mériterait d’être un plus précise” et rappelle que Laurent Pietraszewski sera obligé de la mettre à jour dans les jours qui suivront sa prise de fonction. 

“Une véritable provocation”

Sur les réseaux sociaux en revanche, c’est le soupçon qui domine. En cause, les émoluments que le député du Nord a perçu de la part d’Auchan, en parallèle de ses activités d’élu.

 

 

RT France

Mise à pied pour 80 centimes 

Un autre épisode de la vie de l'ancien DRH, déjà divulgué en 2017 dans le quotidien communiste l'Humanité, a par ailleurs refait surface. En 2002, Laurent Pietraszewski a en effet prononcé une mise à pied à l'encontre d'une salariée «syndiquée CFDT» de l'hypermarché de Béthune, dans le Pas-de-Calais pour une «erreur de commande de 80 centimes d'euro et un pain au chocolat cramé donné à une personne», comme l'avait décrit un responsable CFDT interrogé pour l'occasion.  «Il avait fait très fort, il avait fait mettre en garde à vue une déléguée syndicale qu'il soupçonnait d'avoir donné un petit pain à une employée de la galerie marchande», a déclaré sur l'épisode Guy Laplatine, ex-délégué syndical CFDT Auchan. 

Selon l'ancien syndicaliste, l'ex-DRH n'a «jamais pu prouver que c'était vrai, et de fait ça ne l'était pas», la femme a ensuite «été réintégrée».

À l'Humanité, le député avait expliqué avoir travaillé sur des «éléments objectifs», et agi après sollicitation de l'inspection du travail, et précisé que l'intéressée n'avait pas contesté cette décision devant les prud'hommes. 

Un autre syndicaliste CFDT à Auchan, Luc Fourrier a pour sa part décrit à l'AFP un homme «hypocrite et méchant» qui «n'a jamais été sincère» et «licenciait à tout va».

En savoir plus sur RT France : 

https://francais.rt.com/france/69272-peine-nomme-nouveau-monsieur-retraites-fait-face-plusieurs-polemiques

Tag(s) : #Macron, #Patronat
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