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Valérie Poyet, enseignante en maternelle à Leimbach (Haut-Rhin). Valérie Poyet, enseignante en maternelle à Leimbach (Haut-Rhin). © Radio France - Patrick Genthon

Retraite : "900 euros en moins par mois, c'est inadmissible" pour Valérie Poyet, enseignante en Alsace

Les enseignants devraient être fortement mobilisés jeudi 5 décembre lors de la mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites. Dans le Bas-Rhin, par exemple, "on n'a jamais vu une telle mobilisation depuis 1995", annonce un syndicaliste. Environ 80% des écoles devraient être fermées.

Selon ces mêmes syndicats d'enseignants, le calcul de la retraite sur les vingt-cinq meilleures années, tel que le prévoit le rapport Delevoye, contre les six derniers mois actuellement aurait un fort impact financier pour les futurs retraités. Le SNES-FSU a ainsi mis en ligne un simulateur de calcul de la future pension des enseignants avec la réforme. La chute est drastique, de l'ordre de 30%. 

Une pension calculée sur les vingt-cinq meilleures années et plus sur les six derniers mois

Valérie Poyet enseigne en maternelle dans le village de Leimbach (Haut-Rhin). Elle est également secrétaire départementale de la FSU dans le département. Elle aussi a fait son calcul : "Pour moi qui ai commencé en 2003, je prendrai ma retraite autour de 2045, à 65 ans, tout simplement je perds 900 euros de pension par mois, par rapport à un collègue qui par à la retraite aujourd'hui. Neuf cents euros ! C'est intolérable, inadmissible et même c'est une agression !"

Pourquoi cette baisse importante de sa pension à venir ? Valérie Poyet explique : "Je perds parce que ma pension n'est plus calculée sur les six derniers mois, mais sur ma carrière complète. Or j'ai commencé à 1.500 euros. Quand on est fonctionnaire, on commence à un salaire assez bas par rapport à nos études, on augmente progressivement mais la contrepartie, c'est qu'on prend en compte les six derniers mois pour calculer notre retraite". Ce ne sera plus le cas si on lit les textes sur lesquels le gouvernement devraient s'appuyer pour élaborer sa réforme.

Selon ces mêmes syndicats d'enseignants, le calcul de la retraite sur les vingt-cinq meilleures années, tel que le prévoit le rapport Delevoye, contre les six derniers mois actuellement aurait un fort impact financier pour les futurs retraités. Le SNES-FSU a ainsi mis en ligne un simulateur de calcul de la future pension des enseignants avec la réforme. La chute est drastique, de l'ordre de 30%. 

Une pension calculée sur les vingt-cinq meilleures années et plus sur les six derniers mois

Valérie Poyet enseigne en maternelle dans le village de Leimbach (Haut-Rhin). Elle est également secrétaire départementale de la FSU dans le département. Elle aussi a fait son calcul : "Pour moi qui ai commencé en 2003, je prendrai ma retraite autour de 2045, à 65 ans, tout simplement je perds 900 euros de pension par mois, par rapport à un collègue qui par à la retraite aujourd'hui. 

Neuf cents euros ! C'est intolérable, inadmissible et même c'est une agression !"

Pourquoi cette baisse importante de sa pension à venir ? Valérie Poyet explique : "Je perds parce que ma pension n'est plus calculée sur les six derniers mois, mais sur ma carrière complète. Or j'ai commencé à 1.500 euros. Quand on est fonctionnaire, on commence à un salaire assez bas par rapport à nos études, on augmente progressivement mais la contrepartie, c'est qu'on prend en compte les six derniers mois pour calculer notre retraite". Ce ne sera plus le cas si on lit les textes sur lesquels le gouvernement devraient s'appuyer pour élaborer sa réforme.

Et ce n'est pas tout, ajoute l'enseignante alsacienne : "J'ai deux enfants, j'ai pris un temps partiel de droit, cela devait être compensé et comptabilisé à temps plein, mais là c'est fini, on n'a plus de contrepartie ! Donc en plus en tant que femme je le prends extrêmement mal".

Tag(s) : #5 décembre
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