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Retraite par capitalisation...Fonds d'investissement...BlackRock ou autres...

 

RT France

En plein mouvement social, le gouvernement met en avant l'urgence d'une réforme du système des retraites présentée comme inéluctable. Mais cet argument est-il fondé ? Certains observateurs opposés au projet de loi en doutent.

Afin d'expliquer aux Français le bien-fondé du projet de réforme des retraites qu'il défend, le gouvernement met en avant un système unique censé être financé par les cotisations de retraite de tous les salariés. Toutefois, une des dispositions prévues dans le rapport Delevoye (ancien Haut-commissaire à la réforme des retraites) envisage d'exclure du futur système de retraites, dit universel, une partie des sommes actuellement cotisées par les salariés les mieux rémunérés.

 

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Vers un manque à gagner de 71 milliards d’euros ?

Le texte prévoit une première cotisation «plafonnée de 25,31 % qui s’appliquerait aux salaires jusqu’à 120 000 € bruts/an, soit une limite correspondant à trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale [également connu sous l'acronyme PASS]», ainsi qu'une seconde cotisation de 2,81%, s'appliquant cette fois «à la totalité des rémunérations perçues, sans limitation». Plusieurs observateurs pointent un abaissement du plafond concernant la première des deux cotisations, plafond qui peut actuellement atteindre jusqu'à huit fois le PASS, soit 324 192 €.

Ainsi, au-delà de 120 000 € de rémunération annuelle, le rapport Delevoye prévoit que s'applique uniquement la cotisation déplafonnée minime de 2,81% (soit près de dix fois moins que le taux de cotisation plafonnée), afin de «faire contribuer solidairement les plus hauts revenus au financement du système de retraite».

«La différence entre le système actuel et la réforme de Macron réside ici : tous les salaires compris entre 120 000 € et 324 000 € sortiront du régime des retraites à partir de 2025, année de son entrée en vigueur», note ainsi l'équipe de la chaîne YouTube d'actualité politique Osons Causer, dans une vidéo publiée ce 20 décembre.

Citant un chiffrage des services de l’AGIRC-ARRCO (le système français de retraite complémentaire des salariés), l'Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens CGT (UGICT CGT) évoque alors la perte considérable de ressources qu'une telle réforme pourrait faire peser, selon l'organisation, sur le système de financement des retraites par répartition. «L’étude démontre que le manque à gagner en termes de cotisations serait de près de 4,8 milliards en moyenne annuelle, soit en cumulé de 2025 à 2040 de plus de 71 milliards d’euros», affirme en effet l'UGICT CGT dans un communiqué daté du 18 décembre, grâce auquel la chaîne YouTube Osons Causer explique avoir pu obtenir de précieux chiffres. «En discutant avec le syndicat, nous avons pu avoir accès à l’évaluation – encore non rendue publique – du régime de retraite des cadres – AGIRC-ARRCO», peut-on en effet lire en préambule d'un article d'Osons causer. 

En savoir plus sur RT France : 

https://francais.rt.com/france/69437-manque-a-gagner-71-milliards-retraite-capitalisation-face-cachee-reforme

Tag(s) : #Retraites Capitalisation
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