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La fermeture anticipée de la Centrale de Fessenheim scandalise toujours autant les 220 000 salariés de la filière nucléaire française.

Ce qu'en pense la CGT

La fermeture anticipée de la Centrale de Fessenheim scandalise toujours autant les 220 000 salariés de la filière nucléaire française. C’est toujours zéro argument industriel, social et environnemental pour essayer de vaguement justifier cette scandaleuse décision résultant d’un accord EELV/PS en amont des présidentielles de 2012.

Sur le front de l’emploi régional, les gouvernements successifs ont vainement tenté de rassurer salariés et élus locaux en prétendant préserver les 850 postes à EDF et les 250 chez les prestataires, qui en induisent 3 à 4 fois plus dans les services et le commerce. Une reconversion exemplaire qui, annonce après annonce, se transforme en désillusion exemplaire !

Après l’épisode Tesla qui a décidé in fine de produire en Allemagne son usine de batteries, c’est par la voix de Madame la Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire que le projet de Technocentre est mis sur une voie de garage. Outre les 150 emplois directs qui devaient être créés in situ, le procédé mis en œuvre prévoyait de reconditionner les composants métalliques issus de la déconstruction de centrales afin de mieux valoriser les déchets industriels et donc de faire la démonstration de l’économie circulaire du nucléaire.

Ce défaut d’engagement de l’Etat dans la structuration de la filière du démantèlement brise le mythe d’un secteur pourvoyeur d’emplois qualifiés pour salariés en reconversion professionnelle.

Le souvenir de Creys-Malville reste tenace dans la tête des salariés du secteur. La fermeture de cette dernière, devenue un enjeu politique, a généré un véritable gâchis, l’activité économique sur le site est depuis moribonde.

Et en même temps le décret sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) et le Schéma National Bas Carbone (SNBC), en cours de consultations publiques, prévoient la fermeture à court terme de moyens pilotables d'électricité… Concrètement c’est la fermeture des centrales à charbon d'ici 2022, dont celle du Havre anticipée à 2021 par décision d’entreprise et aussi l’arrêt de 12 réacteurs nucléaires supplémentaires entre 2028 et 2035. Avec l’aval explicite de la direction d’EDF qui a nommé les sites cibles, toujours plus prompte à peser sur de nouvelles mesures de dérégulation du secteur de l’électricité qu’à répondre aux besoins exprimés par la nation.

La FNME CGT rappelle que le mix électrique de production est et doit rester au service de l'intérêt général : coût de production compétitif, fourniture de qualité et réponse aux enjeux de la lutte contre le dérèglement climatique en étant faiblement émetteur de CO2. Ce mix performant demeure toujours un levier de localisation des industries !

Ces destructions massives d’emplois en perspective devront être assumées politiquement !

Pour la FNME CGT, il faut revenir à la mission première d'EDF : assurer le service public de l'électricité et garantir la sécurité d’approvisionnement.

La FNME CGT continuera à s’engager pour préserver une industrie nucléaire forte dans le pays, dans de bonnes conditions de sûreté et pour développer des emplois de qualité. Nos militants porteront, dans le cadre de la mission parlementaire d’information sur la fermeture de Fessenheim ou devant les citoyens, que la seule alternative crédible à la casse du service public de l’énergie, c’est l’exigence de placer ce secteur hautement stratégique sous maîtrise publique !

Tag(s) : #Industrie, #Nucléaire
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