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A quoi servent les actionnaires?

Les 26 plus riches détiennent autant d'argent que la moitié de l'humanité

La fortune des milliardaires dans le monde

a augmenté de 900 milliards de dollars l'an dernier,

soit au rythme de 2,5 milliards par jour

Et ces milliardaires commandent aux gouvernements

Par Diagne Fodé Roland

 

A quoi servent les actionnaires ? Voilà une question de fond que soumet à la conscience des peuples et de millions de travailleurs, de manière involontaire mais avec force, la pandémie de COVID-19.

 

Jusqu'ici, intangibles et revêtus d’une dimension quasi-fanatique, les sacro-saints dogmes libéraux, que sont la "compétitivité des entreprises", la "concurrence libre et non faussée", "la libre circulation des capitaux et des marchandises" et la "propriété privée des entreprises par les actionnaires" étaient ainsi imposées aux travailleurs et aux peuples comme la norme.

 

Lors de la défaite du camp socialiste en Europe et de la restauration du capitalisme en URSS, un pays, nous disait-on, ne peut fonctionner que grâce et par la "propriété privée" des moyens de production, de distribution et des banques, toujours plus « libérée » et toujours plus concentrée.

 

Mal définie, mal identifiée, la nébuleuse des actionnaires, apparaissait alors drapée d’une nouvelle légitimité. Le FMI, la Banque Mondiale, l'OMC, l'OCDE, les gouvernements et les "thinks thanks" libéraux justifiaient les inégalités sociales en invoquant une pseudo-loi naturelle et en proclamant la fin de l’Histoire. Il n’y avait définitivement pas d’alternative à la "liberté individuelle d'entreprendre", aux "délocalisations à la recherche du moindre coût salarial", à la "propriété privée des moyens de production et d'échange" adossée à la financiarisation boursicoteuse de "l'argent qui fait l'argent" selon la célèbre expression d'une chanson africaine.

 

Ce conditionnement idéologique des travailleurs et des peuples voulait faire accroire que la richesse croissante des "premiers de cordées" engendrerait naturellement et mécaniquement le "ruissellement vers les derniers de cordée" que sont les ouvriers, les paysans, les chômeurs, les femmes, les réfugiés sans papiers, et les peuples opprimés.

 

Dans le même temps, l’illusion de la "société de consommation" à crédit post-seconde guerre mondiale avec la propriété d'une maison individuelle, la voiture et les vacances brouillait les repères et rapports de classe. Elle masquait la stratification réelle des travailleurs en catégories précaires sous-payés (femmes et immigrés) tandis que les surprofits, tirés de l'exploitation néocoloniale, permettaient d’obtenir, temporairement, l’adhésion de l'aristocratie ouvrière et de la petite bourgeoisie à un individualisme débridé présenté comme l’alpha et l’oméga du bonheur.

 

Atomisés, idolâtres, subjugués par les légendes du capitalisme enseignées comme vérité première à l'école, assénées par les médias et leurs brigades d’experts autoproclamés, et distillées par une publicité aliénante, le monde du travail et son noyau principal la classe ouvrière, étaient rendus invisibles par la relégation dans l'inconscient ou le subconscient des peuples qui attendaient en vain que les dividendes, en augmentation exponentielle permanente, finissent par ruisseler jusqu'à eux.

 

De temps à autres, quand des catastrophes accidentelles ou "naturelles" frappaient de malheurs et de souffrances les travailleurs crédules aux salaires, pensions et indemnités toujours en baisse ou les peuples affamés des pays maintenus dans la pauvreté, les actionnaires, en dames patronnesses de la mondialisation, se délestaient de quelques dollars, euros, yens ou cfa pour faire œuvre de charité et glaner au passage remerciements et reconnaissance mise en scène par leurs médias.

 

Les épidémies d'Ebola du nom d'un fleuve du Congo, du VIH/Sida, du Chikungunya, du Paludisme/Malaria, de la Tuberculose, de Dengue et autres ne sévissaient jusqu'ici, pour l'essentiel, que dans les pays asservis, maintenus en état de sous-développement ou dans les quartiers ouvriers et populaires des mégalopoles.

 

Bien confinés dans les quartiers chics des pays cœurs de l’impérialisme, les riches actionnaires, propriétaires des usines, des entreprises, des firmes multinationales ou transnationales, des banques, des bourses-casinos se croyaient à jamais à l'abri.

 

C'est ainsi que la pandémie libérale pouvait se répandre en liquidant les services publics, en privatisant et en « marchandisant » la santé, l'école, l'eau, les terres, les forêts, l'électricité, les ports, les aéroports, les régies de chemin de fer, la poste, les télécommunications, et en se préparant même à le faire pour l'espace, etc. Tout ce qui compte pour les bourgeois régnant sur l'économie, la politique, la culture, sur la vie dans son ensemble en réalité, c'est la valeur marchande et la plus-value, c’est à dire le profit maximum et immédiat que leur assure la propriété privée des moyens de production et d’échange.

 

Exploitation de l'humanité par ces humains d'un genre particulier et exploitation sans limite de la nature en oubliant que l'humain est une composante de cette même nature :  tel est le monde dans lequel nous vivions avant le COVID-19. Un monde capitaliste d’actionnaires oisifs, de rentiers passifs, de « tondeurs de coupons », d’usuriers, de parasites dont le journal des milliardaires, Forbes, étale tous les ans les 500 plus grandes fortunes de la planète pour faire rêver les pauvres, leur faire adorer la charité des riches et leur faire oublier que les profits sont uniquement le fruit de leur travail et notamment de la part croissante de travail gratuit.

 

Et voilà qu'après de multiples alertes, dans un élan vengeur de la nature ravagée par la recherche effrénée du profit maximum de l’impérialisme prédateur, le COVID-19 se répand sur tous les continents, avec son cortège de malades et de morts, effaçant momentanément les frontières sanitaires entre riches et pauvres à l'intérieur d'un même pays et entre pays riches et pays pauvres à l'échelle du monde. Même si, là encore, riches et pauvres ne sont pas égaux devant la maladie, l’épidémie contraint néanmoins les gestionnaires politiques du système d'exploitation des travailleurs par le capital à stopper temporairement la machine économique de "l'argent dieu" et de la "mondialisation prédatrice reine".

 

Tout semble à l’arrêt : "la concurrence libre et non faussée", la "compétitivité", "la libre circulation des capitaux, des marchandises et des services", "les délocalisations", la "bourse", "le profit immédiat" et même… la pollution. La nature, observe-t-on, reprend ses droits.

 

C'est la revanche de la valeur d'usage sur la valeur marchande. Chacun se met à produire ou reproduire les valeurs d'usage indispensables à la santé, à l'alimentation, aux besoins essentiels. Chacun redécouvre l'utilité sociale de l'ouvrier producteur des valeurs d'usage essentielles à la vie et sa préservation : masques, tests, blouses, respirateurs, médicaments, denrées alimentaires, etc. avec l'espoir que le confinement stoppe la propagation du virus et finisse par le faire disparaître.

 

La valeur d'usage prend le dessus sur la valeur marchande, la propriété collective sur la propriété individuelle, la solidarité sur l'individualisme, l'utilité sociale du métier, de la profession sur les métiers et professions superfétatoires, l'économie réelle sur l'économie fictive.

Des notions qui avaient été ringardisées et renvoyées aux oubliettes par la bourgeoisie refont surface du tréfonds du subconscient et de l'inconscient de l'humanité. La première est la nationalisation remise au goût du jour des exigences revendicatives et son prolongement révolutionnaire la socialisation des principaux moyens de production. L'humanité commence à pressentir la nécessité du communisme, jusqu'ici brocardé et diabolisé comme un mythe "criminel" par une classe de voleurs et de tueurs en série, mais seul antidote véritable au virus du capitalisme impérialiste.

 

A Wuhan en Chine, l'épidémie a été efficacement combattue par le Parti Communiste au pouvoir en raison de la possession par l'Etat, au nom de la classe ouvrière, de la paysannerie, des autres couches populaires et des secteurs patriotiques de la bourgeoisie nationale, des principaux moyens de production stratégique. On peut, d’ailleurs, faire le même constat dans les pays rescapés du camp socialiste comme le Vietnam, la Corée du Nord et Cuba.

 

Selon leur capacité et leur culture internationaliste, ce sont ces pays, rescapés du camp socialiste qui volent au secours des pays et continents où sévit le capitalisme libéral totalitaire mondialisé car la contamination mondiale du COVID-19 est la conséquence de l’impérialisme nommé par euphémisme "mondialisation" ou "globalisation" et de son totalitarisme libéral.

 

Dans les pays et les groupes de pays impérialistes (USA, Union Européenne, Japon) les dégâts de la pandémie font rage parce que les intérêts des actionnaires avides de dividendes nécessitent de mettre les populations au travail, quoiqu’il en coûte, même sans protection. Toutes les "incohérences, les incompétences, l'amateurisme, l'illogisme" que tout le monde constate dans les décisions politiques des gouvernants du monde capitaliste impérialiste et néocolonial ont pour source cette contradiction de classe entre les actionnaires qui recherchent le profit maximum pour capter les dividendes et les ouvriers qui revendiquent la protection de leur santé et la préservation de leur vie.

C'est ce qu'expliquait Karl Marx : « ...

 

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Tag(s) : #Capital financier

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