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L'état profond a confisqué la République

Nous publions l'information publiée par Le Monde.

Mais avant, nous donnons notre opinion sur ce nouveau scandale d'état

Par Jean LEVY

 

Ainsi, la procureure Eliane Houlette a avoué avoir subi de terribles pressions de la part du Parquet national financier pour accélérer l'affaire Fillon , afin de mettre celui-ci en examen et d'éliminer ainsi sa candidature avant le second tour des présidentielles de 2017.

L'objectif était d'organiser un duel Macron-Le Pen, et l'élection garantie de l'ancien attaché-gérant de la Banque Rothschild à l'Elysée.

Tout cela n'est pas une révélation pour "Ca n'empêche pas Nicolas". Notre blog a soutenu cette thèse dans de nombreux article dès le début de l'affaire, sans pour autant accorder une confiance quelconque à François Fillon, dont le programme de réaction sociale était du même tonneau que celui de Macron.

Aujourd'hui, les aveux devant les députés de la procureuse de l'époque jette un pavé dans la mare élyséenne. La validité morale de l'élection du Président de la République est mise en cause et les procédés illégaux pour y parvenir jettent une suspicion généralisée sur le quinquénat d'Emmanuel Macron. 

Pris de court, les journalistes de son bord tentent d'en réduire l'effet en s'étonnant du temps qu'il a fallu à la procureuse pour révéler ce qu'un député LR appelle une forfaiture.

Or, Elianne Houlette est aujourd'hui en retraite, et ne craint plus rien de sa hiérarchie. D'autre part, celle-ci ne lui donnait pas le choix : ou elle s'exécutait, ou son avenir professionnel était compromis. Tout le monde n'a pas le courage moral, voire physique, de supporter une telle pression.

D'autre part, la procureuse s'est exprimé lsous serment devant les parlementaires, et dans ce cas les mensonges sont passibles d'une sanction pénale. 

Cette affaire mesure le poids déterminant de "l'Etat profond" dans les affaires de la République : pouvoir politique, monde des affaires, grands médias propriétés de milliardaires, police et justice aux ordres, haute administration, c'est une même pieuvre à multiples tentacules qui reste à la manœuvre  pour garantir le même système économique, au-delà des gouvernements et des présidents qui passent...

Aussi, sont bien imprudents et souvent très coupables, les politiques, qui se prétendent d'opposition, et qui limitent l'horizon à un changement d'équipe, sans s'attaquer à la pieuvre, à l'état profond.

Chasser Macron et son clan ne suffit pas.

C'est au système qu'il faut s'attaquer : une société pourrie modelée pour perpétuer le règne de l'argent-roi et répondre aux objectifs du monde de la finance .

Il faut lui substituer une République sociale au service de la population, la Nation étant propriétaire de ses secteurs stratégiques,

Ainsi la France redeviendra un état souverain, maître de sa destinée.

 

 

 

2017 : Le pouvoir politique a fait pression sur la procureure pour éliminer Fillon dès le premier tour des présidentielles pour imposer le duel Macron-Le Pen au deuxième tour et faire élire l'actuel président, par Jean LEVY

La justice financière est dans la tourmente. En s’exprimant très librement, mardi 10 juin, devant des députés, l’ancienne procureure financière, Eliane Houlette, a spectaculairement réactivé les doutes visant la gestion judiciaire, en 2017, de l’affaire Fillon, et les soupçons d’instrumentalisation politique. Le député Les Républicains (LR) Eric Ciotti a notamment saisi le président de la République, Emmanuel Macron, jeudi 18 juin, et réclamé l’ouverture d’une enquête pour « forfaiture ». Et ce, alors que le jugement de l’affaire, pour laquelle l’ancien premier ministre et son épouse Penelope ont comparu en correctionnelle en début d’année, doit être rendu le 29 juin…

Réputée pour sa discrétion lorsqu’elle était à la tête du Parquet national financier (PNF), Eliane Houlette, à la retraite depuis 2019, s’est « lâchée » devant la commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur « l’indépendance du pouvoir judiciaire »ainsi que l’a rapporté Le Point, jeudi 18 juin. L’ex-magistrate a notamment dénoncé les « pressions » qu’elle aurait subies de la part de sa supérieure hiérarchique, la procureure générale de Paris, Catherine Champrenault – placée sous tutelle de la chancellerie −, début 2017, en pleine campagne présidentielle, alors que la justice venait d’être saisie du scandale Fillon. Evoquant les « très, très nombreuses demandes » de sa supérieure, elle assure que le parquet général s’ingérait « au quotidien dans l’action publique ». Ces demandes étaient « d’un degré de précision ahurissante (…). Je les ai ressenties comme une énorme pression ».

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D’après l’ancienne procureure, le parquet général, rattaché directement au ministère de la justice, exigeait des « remontées d’informations » le plus rapidement possible : « Les demandes de précisions, de chronologie générale  tout ça à deux ou trois jours d’intervalle , les demandes d’éléments sur les auditions, les demandes de notes des conseils des mis en cause… Les rapports que j’ai adressés, je les ai relus (…). Il y a des rapports qui étaient circonstanciés, qui faisaient dix pages, précis, clairs, voilà », a déclaré Mme Houlette, allant jusqu’à glisser : « On ne peut que se poser des questions. C’est un contrôle très étroit… »

« Convoquée au parquet général »

Encore plus troublant, l’ex-magistrate indique par ailleurs avoir été « convoquée au parquet général », le 15 février 2017, « parce que le choix procédural que j’avais adopté ne convenait pas ». Le PNF conduisait alors une enquête préliminaire ouverte le jour des révélations du Canard enchaîné, le 25 janvier 2017, visant d’éventuels emplois de complaisance dont Penelope Fillon aurait bénéficié avec la complicité de son époux. « On m’engageait à changer de voie procédurale, c’est-à-dire à ouvrir une information judiciaire. J’ai reçu une dépêche du procureur général en ce sens », assure Mme Houlette. De fait, à la surprise générale, dès le 24 février, le PNF, invoquant un risque de prescription, annonçait l’ouverture d’une information judiciaire, procédure débouchant sur la désignation automatique d’un juge d’instruction, seul à même de signifier des mises en examen. Et c’est bien ce qui advint, dans une subite accélération du tempo judiciaire, en pleine campagne présidentielle dont M. Fillon était l’un des favoris.

Les propos de Mme Houlette ont suscité la stupéfaction et l’indignation, notamment à droite, qui y voit la preuve que son candidat a été victime, en 2017, d’un « traquenard » politico-judiciaire. « Instrumentaliser une procédure judiciaire à des fins électorales et politiques constitue une grave atteinte à la démocratie, nous demandons la poursuite des auditions parlementaires sur ce sujet », confie ainsi Damien Abad, patron du groupe LR à l’Assemblée.

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De son côté, le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a indiqué au Monde qu’il avait saisi de ces faits, jeudi 18 juin, le président de la République et la garde des sceaux. « De telles révélations appuient l’hypothèse d’une manipulation et d’une orchestration visant à abattre le candidat de la droite républicaine, je vous demande solennellement une saisine dans les plus brefs délais du Conseil supérieur de la magistrature », écrit-il notamment à Emmanuel Macron. Dans son courrier à Nicole Belloubet, M. Ciotti demande « solennellement » à la ministre de la justice « de saisir le parquet pour l’ouverture d’une information judiciaire contre X ou d’une enquête préliminaire pour forfaiture ». Le député La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a tweeté « la vérité est en chemin », faisant référence à ses propres démêlés avec le parquet financier, tandis que Marine Le Pen, elle aussi aux prises avec la justice financière, a renchéri sur le même ton : « La vérité éclate, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. »

« Rarement, un dossier aura été à ce point instrumentalisé »

De son côté, MAntonin Lévy, le conseil de M. Fillon, rappelle qu’il dénonce « depuis le départ » les conditions dans lesquelles sont client a été mis en cause judiciairement. « Rarement dans l’histoire, un dossier aura été à ce point instrumentalisé et biaisé dès son origine, affirme au Monde MAntonin Lévy. Il est maintenant établi que l’objectif a été, dès les premiers jours, de conduire à la mise en examen de François Fillon. Nous commençons enfin à comprendre pourquoi et surtout comment cette enquête à charge a été montée. » L’avocat réclame « la poursuite de l’enquête parlementaire, pour faire toute la lumière ».

Si Mme Champrenault a dit à l’Agence France-Presse jeudi soir « regretter que ce qui est le fonctionnement régulier du ministère public soit assimilé à des pressions », Mme Houlette, sans doute inquiète des répercussions provoquées par ses déclarations, a tenté d’en limiter la portée dans un court texto adressé au Monde jeudi soir. Elle affirme avoir « indiqué clairement [aux députés] n’avoir subi aucune pression politique. La pression du parquet général concernait uniquement un choix procédural (enquête préliminaire ou information judiciaire) et le moment de ce choix. Toute autre interprétation est une dénaturation de mes propos ».

La célérité hors norme dont la gestion de l’affaire a fait l’objet

Pas sûr toutefois que l’ex-procureure parvienne à éteindre l’incendie qu’elle a déclenché. Ou plutôt rallumé. Car ses étonnantes « confessions » viennent s’ajouter à de précédentes révélations suggérant que le candidat malheureux de la droite à la présidentielle de 2017 (il avait éliminé dès le premier tour, échouant de peu derrière Marine Le Pen) avait subi un traitement de « défaveur » de la part de la justice. Notamment à travers ce fameux choix procédural, l’ouverture d’une information confiée à un juge soigneusement « choisi » par la haute hiérarchie judiciaire, Serge Tournaire, un magistrat connu pour sa sévérité.

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De fait, la célérité hors norme dont la gestion de l’affaire Fillon a fait l’objet est totalement inédite, a fortiori en période électorale : une procédure ouverte le jour même de la publication de l’article du Canard enchaîné, une enquête préliminaire clôturée en moins d’un mois, puis des juges qui, à peine désignés, convoquent immédiatement M. Fillon pour le mettre en examen… En janvier, dans l’ouvrage Apocalypse, les années Fillon (Fayard, 414 pages, 22,50 euros), les auteurs de ces lignes révélaient notamment les conditions dans lesquelles M. Tournaire, réputé être le magistrat financier le plus « dur » et aussi le plus diligent, avait été désigné le vendredi 24 février 2017 au soir, alors que c’est la juge de permanence cette semaine-là, Patricia Simon, qui aurait dû être chargée du dossier.

A l’origine de la désignation de M. Tournaire, le président du tribunal de grande instance de Paris, Jean-Michel Hayat, avait assumé ce choix, et révélé qu’il avait été « avisé par Mme Houlette quarante-huit heures à l’avance », soit le mercredi 22 février, « de l’ouverture d’information concernant M. Fillon ». Pourtant décidée en milieu de semaine, l’instruction fut ouverte par Mme Houlette le vendredi 24, vers 19 heures, juste après que la permanence de Mme Simon se fut achevée à… 18 heures. Furieuse d’avoir été ainsi « contournée », la juge Simon avait eu une explication orageuse avec le président du tribunal. Dès le week-end, le juge Tournaire prenait connaissance de la procédure et quarante-huit heures plus tard informait le conseil de M. Fillon de son intention de convoquer le candidat : le 14 mars 2017, à quarante jours du premier tour de la présidentielle, M. Fillon était officiellement mis en examen.

Dans le même ouvrage, François Hollande, alors président de la République, qui avait déjà à cette date annoncé qu’il ne se représenterait pas à l’Elysée, avait formellement réfuté que le pouvoir socialiste ait instrumentalisé la justice, ni même cherché à obtenir le moindre renseignement sur l’affaire Fillon. « Nous n’avions aucune information et nous n’en recherchions pas, c’étaient les principes que j’avais fixés, assurait ainsi l’ex-chef de l’Etat. Donc aucune information, sauf celles que la presse à un moment a pu faire apparaître, mais aucune donnée ne venant de je ne sais quelle source, policière ou judiciaire, n’existait, en tout cas ne nous a été transmise. »

Les regards se tournent surtout vers l’autorité de tutelle du parquet général, le ministère de la justice, à l’époque dirigé par Jean-Jacques Urvoas. Le 30 septembre 2019, M. Urvoas a été condamné à un mois de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ». Il avait été mis en cause pour avoir transmis à Thierry Solère, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017, des informations sur une enquête judiciaire visant l’ex-député LR rallié à En marche !… M. Urvoas n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde.

 

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