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Un camion de pompiers à Lille. (Illustration).

 

 

franceinfo

Dans ce rapport, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France fustige la gestion de la crise sanitaire, et reproche au gouvernement l'exclusion des pompiers des mesures de soutien aux soignants.

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France dénonce samedi 4 juillet "gestion de crise éloignée des principes fondamentaux" dans le cadre de la lutte contre le coronavirus Covid-19, dans un rapport que franceinfo a pu consulter.

Les ARS dans le viseur

Dans un document de 18 pages voué à être transmis au ministère de l'Intérieur, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France fustige d'abord le "choix politique" d'une gestion de la crise par le ministère de la Santé, au détriment d'une gestion interministérielle, malgré le "caractère intersectoriel" de la pandémie.

Particulièrement attaquées, les Agences régionales de santé (ARS)*, dont la lourdeur et la rigidité sont dénoncées, tandis que leur sont reprochées leur "impréparation à la gestion d'une crise de cette ampleur et leur déficit de culture de gestion opérationnelle". Le rapport pointe aussi du doigt des "rivalités entre ministères". Il prône au contraire "une organisation en réseau".

Les Ehpad "oubliés" dans la gestion de crise

Selon la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, l'absence de dialogue entre les différents services de l'Etat a entraîné des conséquences dramatiques dans les Ehpad. Les Agences régionales de santé ainsi "accaparées par la gestion du nombre de places en réanimation hospitalière (...) ont trop longtemps oublié les EHPAD, laissant seules les collectivités territoriales face au décès en nombre de nos aînés", dénonce le rapport.

Les sapeurs-pompiers reprochent également au gouvernement leur exclusion des mesures de soutien aux soignants, notant au passage que les soldats du feu ont été les grands oubliés de l'hommage du président de la République donné le 25 mars à Mulhouse. Ils réclament la reconnaissance comme maladie professionnelle des "infections au Covid-19 contractées par les sapeurs-pompiers en service", de même que la prise en charge à 100% par l'Assurance maladie des tests de dépistage pour ceux d'entre eux qui ont été exposés.

Le transport des victimes par TGV relève de "l'esbrouffe"

Autre point d'accroche, l'absence de mise en place d'un numéro d'appel non-urgent, pourtant lancé dans d'autres pays, qui a conduit, selon eux, à une saturation des services d'aide médicale d'urgence (SAMU). La Fédération demande ainsi une organisation en deux numéros des services de secours.

Le rapport est aussi l'occasion de dénoncer le "véritable esbrouffe" des évacuations de victimes entre régions par TGV. De "pures opérations de communication", peut-on lire dans le rapport.

La Fédération salue néanmoins la "réactivité", la "polyvalence" et l'"adaptabilité" des sapeurs-pompiers, qui ont mené "près de 81 000 interventions" liées au Covid-19 en France. Ils se félicitent également de la coopération avec les acteurs de santé, qui "s'est organisée globalement de manière satisfaisante au niveau local".

Ça n'empêche pas Nicolas                      Ça n'empêche pas Nicolas

* Les ARS, sous la férule des  gouvernements successifs, depuis Sarkozy jusqu'à Macron, en passant par Hollande., se sont fait connaître par leur souci de réduire les crédits pour la santé, au nom de "l'équilibre comptable" des établissements de soins,  par les économies à faire sur ce budget. D'où les fermetures d'hôpitaux de proximité, de services spécialisés, de maternités, de  lits pour malades, par la réduction du personnel soignant.

Pas étonnant que les ARS ont " mal géré" la crise du coronavirus...

Tag(s) : #Santé Economie