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La proclamation de la Première République (22 septembre 1792)

Dès après le second tour des élections municipales, une petite musique se fait entendre. 

Surfant sur une soit-disante "vague verte" et le succès de listes d'union socialo-écologiste dans nombre de grandes villes, des esprits dits "de gauche" échafaudent déjà l'idée d'une candidature commune pour les futures élections présidentielles, prévues en 2022.

C'est-à-dire dans deux ans. 

Or, la crise sociale  est là aujourd'hui avec l'annonce de licenciements massifs - le clan à Macron parle près d'un million de chômeurs en plus d'ici la fin de l'année - et nul ne cache en haut lieu, les sacrififices sociaux que la population devrait consentir pour faire face aux dizaines et dizaines de milliards dispensés par le pouvoir en faveur des entreprises.  Le président ne vient-il pas de ressortir du placard - où elle n'était que confinée - la réforme des retraites, qui avait entrainé l'hiver dernier des grèves d'ampleur et de durée peu communes

Ces sombres perspectives impliquent l'urgence d'une réaction populaire de masse. et non pas des combinaisons électorales de comptoir.

Et sur quelles bases réelles, celles-ci s'échafaudent-elles ?

Les municipalités élues le 28 juin, de toute obédiences,  l'ont été avec des scores ridiculement bas. Avec moins de 20% des électeurs inscrits, et souvent beaucoup moins.  Celles conduites par des écologistes n'ont pas échappé à la règle.

Cette véritable grève du vote a une signification historique : c'est le désaveu complet de la grande majorité de la population, non seulement vis-à-vis des équipes municipales en lice, mais à l'encontre du système politique en place dans notre pays, qui se désagrège à la vitesse grand V.

De plus en plus de Français prennent conscience qu'ils sont gouvernés par des appareils qui ne sont que les porte-voix des véritables maîtres du jeu : le monde des affaires réduit aux administrateurs des sociétés du CAC 40. Ceux-ci détiennent l'essentiel de l'appareil productif qu'ils orientent au seul bénéfice de leurs actionnaires. Notre pays est mis en coupe réglée par des intérêts privés.  Après Macron 1, Macron 2 poursuivra le  même chemin. 

Et l'éventuel succès d'une équipe Verte-Rose en 2022,  l'oligarchie restant aux commandes, ne changerait pas la donne. Les électeurs en ont fait  l'amère expérience avec Hollande en 2012 : il a tracé la route et ouvert la porte à Macron.

Le vrai changement, celui que la population dans sa majorité espère, c'est une France où il fait bon vivre, sans peur du lendemain, disposant d'un travail assuré, d'un logement agréable, de transports nombreux, rapides et confortables, d'une école qui fasse de chaque enfant un citoyen libre, apte à comprendre la société où il vit, pour sans cesse l'améliorer. En clair, de réinventer des services publics de qualité au service exclusifs du bien-être de la population.

Cet avenir est possible. A condition d'abord de reconquérir la souveraineté de notre peuple. Cela suppose  que celui-ci recouvre la parole, aujourd'hui confisquée, pour décider d'une autre constitution qui lui donnerait la maîtrise de l'économie, libérant celle-ci de l'emprise du capital financier. 

Rêve chimérique ? Que nenni !  Nous sommes le nombre et nous devons le montrer. Que pèse en face cette infime minorité de privilégiés?

Toutes les couches de la population qui vit - ou qui devrait vivre - de son travail, salarié, ouvrier, employé ou cadre, agriculteur, petit commerçant, ou de profession libérale, nous avons tous le même intérêt à cette révolution. Le peuple qui a pris la Bastille a découvert ainsi qu'il était le nombre et le plus fort. Et en 1792, il a proclamé la République en chantant la Marseillaise. 

Il nous a tracé le bon chemin.

 

Tag(s) : #Opinion

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