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 Après l’annonce de la prise de contrôle du camp de Kati, des manifestants se sont rassemblés sur la place de l’Indépendance de Bamako.

Après l’annonce de la prise de contrôle du camp de Kati, des manifestants se sont rassemblés sur la place de l’Indépendance de Bamako. REUTERS/Rey Byhre

Mali : mutinerie dans un camp près de Bamako, le président Keita arrêté. Macron condamne le coup d'état...

Des militaires ont pris mardi le contrôle du camp de Kati, d’où était parti un coup d’Etat au printemps 2012.

Alors que le Mali traverse depuis deux mois une profonde crise politique, des militaires ont pris mardi le contrôle du camp Soundiata Keïta, situé à Kati, à une quinzaine de kilomètres de Bamako. Ils assurent avoir arrêté le président Ibrahim Boubacar Keïta.

« Des militaires en colère ont pris les armes au camp de Kati et ont tiré en l'air. Ils étaient nombreux et très nerveux », a expliqué un médecin de l'hôpital de la ville.

 

Les raisons de ce coup de colère n'étaient pas immédiatement claires. Ces militaires ont ensuite bouclé les accès de la garnison, selon un correspondant de l'AFP sur place. L'un d'eux a alors affirmé qu'ils détenaient « plusieurs hauts gradés de l'armée, arrêtés par les frondeurs ».

En milieu d'après-midi, la situation restait encore confuse. « La situation toujours volatile à Bamako », a tweeté l'ambassade de France, répétant ses consignes de prudence. Des manifestants se sont rassemblés sur la place de l'Indépendance de Bamako pour réclamer à nouveau le départ du président Keïta.

Le président arrêté. 

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé, ont été « arrêtés » en fin d'après-midi à Bamako, a affirmé un des chefs de la mutinerie.

« Nous pouvons vous dire que le président et le Premier ministres sont sous notre contrôle. Nous les avons arrêtés chez lui » (au domicile du chef de l'Etat), a déclaré ce militaire ayant requis l'anonymat. »

Selon un autre militaire dans le camp des mutins, les deux dirigeants sont « dans un blindé en route pour Kati », où se trouve le camp Soundiata Keïta, à une quinzaine de kilomètres de Bamako, point de départ de la mutinerie en début de journée.

Le soutien de la France à IBK.

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu avec le président Ibrahim Boubacar Keïta et ses homologues nigérien Mahamadou Issoufou, ivoirien Alassane Ouattara et sénégalais Macky Sall, et a exprimé « son plein soutien aux efforts de médiation en cours de la Cédéao », a indiqué mardi l'Elysée, peu avant que les mutins n'annoncent l'arrestation du président malien.

Le chef de l'Etat « suit attentivement la situation et condamne la tentative de mutinerie en cours », a ajouté la présidence.

Plus tôt dans la journée, la France a condamné « avec la plus grande fermeté » la mutinerie par la voix de Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères.

 

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Tag(s) : #Mali
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