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Réseau International

par Jean Goychman

Il y a quelques jours, le site de Franceinfo publiait un article : « Comment QAnon, cette mouvance conspirationniste américaine, s’est infiltrée en France ? »

La question aurait pu être complétée par « et pourquoi ? »

Depuis 2017, année de l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, une succession quasi-ininterrompue d’affaires ont opposées le président américain à un adversaire qui semble assez difficile à identifier. Depuis des décennies, plusieurs prédécesseurs de Donald Trump, et non des moindres, comme Eisenhower ou Kennedy, ont dénoncé une sorte de « gouvernement de l’ombre » qui se serait infiltré à l’intérieur de la Maison Blanche.

Une présence insidieuse et permanente

Le discours d’adieu d’Eisenhower de janvier 1961 parlait d’un complexe militaro-industriel : « Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. » 

Deux ans plus tard, le 12 novembre 1963 (10 jours avant son assassinat), Kennedy prononçait un discours à l’Université de Columbia, dans lequel il disait :

«Le bureau présidentiel a été utilisé pour mettre sur pied un complot d’anéantissement de la liberté du peuple américain, et avant de quitter ce bureau, je dois informer les citoyens de cet état critique. »

Evidemment, ces mots se sont perdus dans le maelstrom qui suivit le choc planétaire de sa mort.

Donald Trump, lui, préfère parler d’un « Deep state » contre lequel il livrerait un combat « à mort ». Quel que soit le nom par lequel on le désigne, il s’agit à l’évidence de la même entité. Peter Dale Scott, dans son livre « l’Etat profond américain », après plus de quatre décennies de recherches sur le sujet, décrit le fonctionnement de ce pouvoir caché qui échappe à tout contrôle du peuple américain. Il existe aux Etats-Unis une apparence du pouvoir, mis en place conformément à la Constitution américaine, qui est reprèsentée par un président élu et deux chambres , celle des représentants et le Sénat, permettant de respecter l’équilibre des pouvoirs et une Cour suprême qui veille au respect des dispositions de la Loi.

Mais il existe un autre pouvoir, mis en place suivant d’autres critères, et beaucoup plus puissant que le premier. Il agit pour défendre les intérêts d’une élite qui tend à étendre son emprise sur le monde entier. Elle utilise pour ce faire les moyens financiers, industriels, militaires et médiatiques dont elle à pris le contrôle, souvent à l’insu du peuple américain. C’est ce pouvoir que PD Scott appelle « le supramonde » 

Comment fonctionne t-il ? 

Avant d’en décrire le fonctionnement, une précision s’impose, pour la bonne compréhension. En 2017, est apparu sur Internet un sigle assez mystérieux désigné QAnon. Ce nom désignait un groupe de personnes qui voulaient aider Donald Trump dans son combat contre l’Etat profond, qu’is désignaient parfois comme « le marigot de Washington » La lettre Q est utilisé au Pentagone pour donner le niveau le plus élevé de confidentialité d’un document et le mot Anon est le début d’Anonymous, groupe de gens exerçant une sorte de police sur le web afin de dénoncer les arnaques, les mensonges et la corruption de certaines personnalités politiques.

D’après le site québecois « les Déqodeurs », qui fait une publication quotidienne sur sa page Facebook, et qui relaie les informations concernant QAnon, cet Etat profond aurait utilisé la corruption et le chantage pour pouvoir ensuite contrôler les gens qui allaient être mis en place à différents niveaux des rouages du pouvoir.  Ces postes stratégiques permettent ensuite  d’influencer, voire de dicter, un certain nombre de décisions. Ce système fonctionnait depuis des décennies et se renforçait au fil du temps.

L’arrivée non prévue de Donald Trump à la Maison Blanche risque aujourd’hui de remettre en cause tout ce système mondialiste, au moment même où il pensait pouvoir étendre son emprise à toute la planète. Cela explique pourquoi depuis son entrée en fonction, Donald Trump n’a connu aucun répit.

Il a cependant répondu coup pour coup. Il s’est, dès le départ, positionné en adversaire résolu du mondialisme, dont il avait parfaitement identifié les relais d’influence. Simples escarmouches au début, il décide de ne pas signer l’accord sur le climat, malgré une opposition résolue du parti démocrate. Ensuite, il a entrepris de « détricoter » tous les traités de libre-échange qui étaient l’apanage des mondialistes. En riposte, plusieurs tentatives de destitutions furent lancées à son encontre. Tout ceci allait crescendo jusqu’à la fin 2019, où les enjeux se précisèrent. 

2020, une année cruciale. 

En 2019, Donald Trump avait pratiquement gagné la course à sa réélection. Le chômage était historiquement bas aux Etats-Unis, l’économie s’était redressée et il avait rapatrié sur le sol américain une part importante de l’industrie. Les sondages montraient la solidité du socle électoral.

Bref, les conditions semblaient favorables.

Les choses se gâtèrent dans les dernières semaines de 2019 lorsque apparut le virus Covid 19. Qui aurait pu dire que ce virus allait mettre à mal l’économie planétaire ? Et avec elle, l’économie américaine qui s’est trouvée plongée dans une récession incontrôlable. L’une des premières conséquences est que les chances de réélection de Donald Trump se sont singulièrement amenuisées. Apparait également une sorte d’alliance objective entre la Chine et l’Etat profond américain. D’après le site canadien, la Chine aurait une grande influence sur l’OMS, dont le rôle mondialiste est évident.

L’évènement politique majeur de 2020 sera incontestablement l’élection américaine du 03 novembre. Son résultat peut s’avérer déterminant pour le combat qui oppose les mondialistes à ceux qui, comme Trump, souhaitent le retour des nations souveraines. Or, ce dernier semble en mesure de porter des coups décisifs à ses adversaires mondialistes. L’affaire Hepstein, loin d’être éteinte par la disparition de l’intéressé, se prolonge aujourd’hui par l’arrestation et l’incarcération de Ghislaine Maxwell, qui semble avoir joué un rôle essentiel. Des noms, et non des moindres, commencent à circuler, donnant un sens aux paroles de Donald Trump durant une conférence de presse récente. Les conséquences qu’elle pourrait entraîner peuvent se révéler fatales pour certains membres de cet Etat profond, partie lié à ce qui est appelé « système Hepstein ». Et cela pourrait avoir d’énormes répercussions sur le plan international, y compris la famille royale anglaise. Mais il y a également une autre affaire qui se profile, concernant son prédécesseur et ses conseillers très proches, parmi lesquelles Susan Rice, candidate au poste de vice-présidente, en cas de victoire de Joe Bidden. Cette affaire, destinée au départ à discréditer Donald Trump, risque fort de se retourner aujourd’hui contre ses promoteurs puisqu’elle pourrait conduire à une inculpation pour haute trahison. 

Trump peut encore gagner 

Dans cette lutte à mort dont l’enjeu peut changer la face du monde, le sentiment qui émerge est que l’Etat profond américain joue son va-tout. Et avec lui le projet mondialiste qui s’est mis en place depuis des décennies. Déjà mis à mal par la montée des « populismes » qu’il n’a cessé de décrier, il risque aujourd’hui de voir à la fois son existence et ses méthodes maffieuses mises en pleine lumière. Trump a tout à y gagner, et il le sait. Souhaitons simplement que la vraie démocratie, celle qui donne la souveraineté aux peuples, finisse par l’emporter.

Jean Goychman 

Tag(s) : #Etat profond, #Etats-Unis

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