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Diaporama | Belfort : la visite d'Emmanuel Macron en images

Celui qui a fourgué les turbines Alstom à General Electic

Macron a approuvé l'opération mafieuse des Etats-Unis consistant à partir d'un chantage à contraindre ALSTOM à céder la filière nucléaire (les turbines Armelle) à General Electric !

Les déclarations gouvernementales sur la nécessité de réindustrialiser la France n'étant que poudre aux yeux, le démantèlement de l'industrie allant de paire avec la volonté politique de l'oligarchie de se débarrasser de la classe ouvrière, de ses conquis sociaux et de ce qu'elle est porteuse en puissance  d'un projet de société réellement alternatif au capitalisme.

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SOURCE :

https://letrois.info/actualites/dominique-thiriet-cgt-nous-sommes-face-a-une-catastrophe-industrielle/

Dominique Thiriet est secrétaire général du syndicat site de la CGT, à General Electric, qui rayonne sur les entités Manufacturing, TSB ou encore Power & automation. À la suite de ce nouveau plan social qui va saigner deux entités du géant américain en France, Hydro et Grid, il livre un regard sans concession sur ce démantèlement progressif, particulièrement à Belfort.  

On attend un nouveau plan social dans deux entités de General Electric, 

Grid et Hydro. 764 nouvelles suppressions de poste, dont 89 à Belfort. 

Qu’est-ce que cela vous inspire ?

 

Cela nous inspire toujours les mêmes réactions depuis le rachat par General Electric. Il n’y a aucune stratégie industrielle dans cette histoire. Nous ne sommes pas du tout avec un patron qui tient à conserver ou à développer un outil industriel. Nous avons un patron qui regarde les résultats au trimestre. Et quand ce n’est pas assez bon, il s’en débarrasse. C’est une catastrophe. [Ces plans], ce sont des dégâts humains, des dégâts industriels, des dégâts pour le pays. Nous sommes en charge de toute la maintenance des centrales électriques du pays. Nous sommes face à une catastrophe industrielle.

 

Depuis quelques mois, il y a beaucoup de discussions autour de la transition énergétique. Le message envoyé par des suppressions d’emplois chez Hydro et chez Grid n’est pas très bon dans ce contexte…

C’est un très mauvais message ! Je me rappelle quand il y a eu le plan social chez Hydro Grenoble (2017-2018). Bruno Le Maire était venu à Belfort, pour rencontrer tous les gens de La Traction (une usine d’Alstom qui devait fermer, NDLR). Tous les syndicats de l’énergie avaient demandé à le rencontrer. On avait fait un tour de table et on lui avait parlé de ces suppressions de postes chez Hydro à Grenoble.

Bruno Le Maire ne s’était pas démonté. Il a dit qu’il n’y avait plus de marchés en France pour l’Hydro. Je ne vois pas pourquoi deux ans après il reviendrait sur ses déclarations. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, considère qu’il n’y a pas de marché en France pour l’hydro. Et donc que l’on peut fermer l’activité.

 

L’an dernier, le conflit social dans l’entité turbines à gaz a montré que même si on enlève les outils aux syndicats, on peut construire un rapport de force. La pression politique peut-elle servir aujourd’hui ?

 

Je l’espère fortement… Nous avons bien vu que toutes ces lois – les lois El Khomri, Macron – ont désarmé grandement les syndicats. Nous ne sommes plus non plus à une époque avec d’importantes masses ouvrières, qui étaient syndiquées. Nous avons nos rapports de force à l’intérieur des entreprises, mais il faut que l’on s’ouvre vers l’extérieur.

En l’occurrence, là, nous sommes vraiment sur un sujet qui touche les citoyens : la politique énergétique d’un pays, ce sont les citoyens qui doivent en décider. Après, une usine comme celle de Belfort doit appliquer cette politique énergétique. Nous ne pouvons pas laisser un patron – qu’il soit Américain, Suisse ou même Français – décider de casser un outil industriel comme ça.

Ce n’est pas possible !

L’outil a été construit sur la commande publique. Il a été construit par tout le développement des filières nucléaires, hydro, transports… Il ne faut pas l’oublier. Avant, c’était un tout, cohérent pour l’aménagement du territoire. Les politiques ont leurs responsabilités, leurs rôles à jouer et nous allons les interpeller.

Que peut-on encore espérer de General Electric, alors que les projets industriels que l’on attendait en échange du plan social dans l’entité turbines à gaz, ont du plombs dans l’aile et que l’on ajoute une couche avec ces plans annoncés à Hydro et Grid ?

Honnêtement, nous ne pouvons pas espérer grand-chose. Je ne pense pas que ce patron soit en capacité de faire ce pourquoi il est là. L’industrie, ce n’est pas leur job. Leur job, ce sont des tableurs Excel et des résultats en fin de trimestre.

 Le fait qu’il n’y ait aucune autorité à Belfort, est-ce une faiblesse ?

Oui, c’est clair. Mais quand il y a véritablement un opérationnel qui essaie de défendre son business, quand il sait qu’il y a véritablement des investissements humains et matériels à faire, il ne reste pas longtemps malheureusement.

 

Par votre rôle de secrétaire général de la CGT site, vous avez une vision globale sur plusieurs entités de General Electric à Belfort. Selon vous, quel est l’enjeu aujourd’hui ?

Il faut reprendre la maîtrise de cet outil industriel, d’une façon ou d’une autre. On peut parler de nationalisation, on peut parler, comme monsieur Pierucci, d’un tour de table avec des investisseurs… Mais, il faut dégager General Electric.

 

Tag(s) : #Industrie française Macron

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