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Bridgestone, cas d'école de l'indignation théâtralisée

Les tartufes du capital

ou quand les bourreaux

de nos thunes

sont assistants

des bourreaux de Bethunes

Ce ne serait pas si affligeant que cela serait d'un comique inénarrable.

Voir défiler devant micros et caméras tout ceux qui à coups de lois, décrets, niches diverses ont servi la soupe à tout ce que la planète industrielle compte de parasites tantôt pour s'installler, tantôt pour partir , pour les aider à se "restructurer"- lire à adapter leur logistique financiaro industrielle - pour contre vents marées et logique interne d'un système structurellement en faillite maintenir le taux et le volume de profit, cela confine à un pathétique grand guignol.

Les voir, les lire et les entendre pourrait presque faire diverstissement si au final ce n'était pas la meule à broyer la force du travail du capital qui était à l'oeuvre. 

Plus que jamais démonstration est faite que le capital ce n'est pas que l'argent mais d'abord un rapport social de production, un rapport social d'exploitation. Ne pas s'y attaquer frontalement, ne pas vouloir l'éradiquer lui sert la soupe.

Les munichois de l'industrie française et leurs chevaux légers, devant le déferlement des concasseurs font semblant de rouler les mécaniques pour donner le change devant la colère populaire qui certes s'enfle mais ne trouvant pas sa propre issue peut peu-être encore être détournée vers des reflexes de frilosité permettant aux droites adossées au propos de Jospin ("l'état ne peut pas tout" ) de faire croire qu'ils essaient de sauver quelque chose.

On l'a dit. Brigestone comme Ford, comme Goodyear, Smart puis Mercedes (pour ne parler que d'eux), ont été gavés d'argent public. Cela devait garantir l'avenir industriel et les emplois. Dans la Régions de Macron, du queutard de Beauvau,  mais aussi de Bertrand et d'une polymégachiée d'autres du même métal -or gris, or rose, or blanc-, les usines de la réconversion de la casse minières et de la sidérurgie bradée sont liquidées les unes après les autres. 

Si dans un premier temps la pandémie a failli faire mettre un genou à terre au capital, celui ci très vite a compris le parti qu'il pouvait tirer de la situation : si ça ne va pas c'est le virus. Et les voila qui déroule le tapis d'une argumentation aussi fausse qu'insupportable : "Il(le virus) nous contraint à de la chirurgie sociale lourde mais c'est à ce prix que les sacrifiés permettront aux survivants "de peut-être crever moins vite, mais dans les mêmes douleurs." C'est leur argument pour masquer la restructuration du capital.

Il faut serrer les coudes clament-ils (vieille rengaine quand les leurs flottent dans le lin et la soie loin de ceux qui prennent les coups qu'ils font distribuer).

Et ceux qui refusent sont des traitres qui désertent devant l'énnemi, voire des alliés objectif du virus et devraient être traités comme tels. D'ailleurs pourquoi pas interdire les syndicats qui appellent à faire grève contre les défenseurs du pays ?  

Canaille le Rouge mord-il le trait ? à lire les propos ministériels ceux des oracles du MEDEF repris par les chiens de garde, à coup sûr non !

Dans ces conditions, il faudra bien examiner les forces et faiblesses de la journée d'action du 17. Le poids de menace sanitaire est réelle mais elle n'a pas empêcher de nombreux débrauages et rassemblements. La trahison des Lucky Luke du stylo est de mieux en mieux mesurée, leur partcipation au choeur médiatique n'y changera rien. 

Il va falloir attentivement tout mesurer :

Qui est tétanisé ?  Qui bouge ? Qui travaille à rassembler pour faire grandir la vague indispensable pour submerger les naufrageurs.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Tag(s) : #Capitalisme

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