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Nos Lendemains - noslendemains.fr

Ainsi, la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française, la SPILF, association très sérieuse regroupant 500 médecins spécialisés dans les maladies infectieuses et tropicales, a décidé de porter plainte contre Didier Raoult, en estimant que le professeur marseillais a enfreint au moins neuf articles du code de déontologie médicale.

Cette plainte, déposée en Juillet dernier dans les Bouches du Rhône, a été signée par une centaine de médecins, pointant notamment la dangerosité supposée l’hydroxychloroquine dans le traitement de la covid-19 et un comportement « anti-confraternel ». Certains médecins, sous couvert d’anonymat, justifient leur plainte en expliquant à France Info « Didier Raoult est entrain de briser la confiance entre la médecine et les citoyens ». On croit rêver.

Cet acharnement judiciaire et « thérapeutique » ressemble fichtrement à un règlement de comptes entre médecins. Il est vrai que le patron de l’IHU de Marseille n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, lors de son audition devant le commission d’enquête de l’assemblée nationale, en juillet dernier, sur certaines collusions entre le milieu médical et le monde des laboratoires, sur l’attitude de l’Institut Pasteur sur la question des tests, au début de la pandémie, et sur ses résultats dans la lutte contre l’épidémie à Marseille, meilleurs en proportion, que les résultats sur la mortalité, en région parisienne.

Des déclarations qui lui ont déjà valu une plainte de Martin Hirsch, le patron de l’AP-HP.

Cette fois encore, on a plutôt le sentiment d’une vendetta de la part d’un milieu dont le professeur Raoult est l’un des plus brillants représentants et qui se sent bousculé, secoué dans ses tréfonds.

Dire que Didier Raoult est responsable de la défiance entre le public et les médecins est à peu près aussi ridicule que de confondre la fièvre et le thermomètre. Pendant des mois, le corps médical, médecins de ville, urgentistes, professeurs, chercheurs, se sont opposés quasiment sur tout en ce qui concerne ce coronavirus : sa propagation, les symptômes, les traitements, la saisonnalité etc etc… Ne parlons même pas des masques, inutiles ou pas, Ne parlons même pas de l’hydroxychloroquine.

On a la mémoire courte du côté de l’Ordre des médecins : on oublie vite le naufrage de l’étude du Lancet, naufrage reconnu par la direction de la prestigieuse revue, quelques jours après la publication d’une fameuse étude démontrant la dangerosité de l’hydroxychloroquine. Un scandale qui a secou  le monde médical mais surtout l’opinion, aggravant un peu plus encore le sentiment d’acharnement sur le professeur Raoult.

Qui n’a fait au fond qu’une seule chose : défendre avec entêtement son traitement, résultats marseillais à l’appui, et le défendre de plus en plus fort, à la mesure des attaques et des ripostes subies.

En quelques mois, il est devenu iconique, médiatique et incontournable car il restera, contrairement à beaucoup de ses confrères, comme la figure médicale de cette pandémie. On peut comprendre, des lors, l’agacement, la jalousie même dans un milieu dont nous avons découvert la férocité, les liens parfois troubles avec l’industrie pharmaceutique et les grandes batailles d’ego.

Dire que tous les médecins sont pourris est aussi vain que de s’acharner sur Didier Raoult, qui a porté ses convictions, avec une obsession, celle de soigner, soigner, soigner.

Avec cette plainte, il risque la radiation de l’ordre des médecins, même si, de l’aveu même d’un plaignant « ça n’ira pas jusque-là ». Des lors, on se demande bien pourquoi entamer une procédure dont on sait qu’elle n’aboutira pas ? La réponse est contenue dans la question. Et cette démarche, loin de grandir le corps médical, devrait contribuer un peu plus encore à la côte d’amour de Didier Raoult dans l’opinion.  

 

Tag(s) : #Coronavirus
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