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Alors qu’à chaque déplacement de leur ministre en terre toulonnaise les salariés de la Défense rongent leur frein voyant rogner leurs compétences, leur formation et leurs emplois sans trouver d’oreille attentive à leurs revendications espérant à chaque fois que la visite soit l’occasion d’en référer directement à l’intéressée, Florence Parly s’est rendue à nouveau mardi 1er septembre sur la base navale du Port du Levant. Sans, semble-t-il, s’intéresser davantage aux doléances des personnels civils qui dénoncent à cor et à cri la casse de leur statut. Et, à terme, « la privatisation générale des employés d’État ».

Pendant ce temps, comme le rappelle la CGT, « les commissions locales de restructuration ont repris avec visiblement pour seul objectif de réduire encore les effectifs des établissements de 5 à 40 % d’ici 2025 ».

Refoulée à l’entrée de la base navale pour un prétendu défaut d’accréditation, La Marseillaise, une nouvelle fois écartée dans le Var des visites officielles, s’est tout naturellement tournée vers les forces syndicales pour donner un écho un peu moins « guindé » à la visite officielle avec, comme il était prévu, le coup de projo sur le nouvel appontement pyrotechnique destiné à faciliter l’embarquement des armes à bord des frégates furtives multi-missions, comme les missiles de croisière par exemple.

Dix ans de gel de salaire


« Ce qu’on a répondu cette fois gentiment aux Renseignements généraux, qui nous ont contactés il y a deux jours pour savoir si l’on souhaitait rencontrer à nouveau les conseillers sociaux de la ministre, c’est que ce serait la ministre elle-même, ou alors c’était pas la peine », explique Didier Quattropani, le secrétaire général de la CGT Arsenal. « C’est bien elle qui devrait recevoir les représentants des personnels du ministère la Défense et de l’industriel de défense Naval Group, notamment après ce qui s’est passé sur le sous-marin nucléaire d’attaque Perle au mois de juin et l’incendie qui l’a très sérieusement endommagé », poursuit-il .

Une rencontre pour lui demander, entre autres, « de stopper toutes les réformes qui vont à l’encontre de l’emploi et de la relance du pays ». « Le moteur c’est l’État. Il doit montrer l’exemple », ajoute le syndicaliste, en rappelant que les fonctionnaires vont « fêter » dans 1 mois 10 ans de gel de salaire. En termes d’exemplarité, on fait mieux.

« Tout le monde a dit "le monde d’après, le monde d’après"... Mais il ressemble étrangement au monde d’avant », conclut Didier Quattropani.

On est très loin de la messe officielle. Mais c’est tant mieux.

SALARIES DE LA DEFENSE : gel des salaires et casse des statuts !
Tag(s) : #Lutte de classes

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